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15 août 2016

BAD : un centre régional pour l’Afrique du Nord serait implanté en Tunisie

 BAD : un centre régional pour l’Afrique du Nord serait implanté en Tunisie

La coopération entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD) et les perspectives de son développement étaient au centre d’une rencontre ayant eu lieu à Tunis entre Yassine Brahim, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et Alberic Kacou, vice-président du groupe de la BAD chargé des ressources humaines et des services institutionnels.

Dans ce cadre, M. Kacou a présenté la nouvelle stratégie de la BAD portant sur le plan structurel et les priorités sectorielles de la prochaine période, notamment le secteur de l’énergie, les politiques industrielles, l’intégration et l’amélioration des conditions de vie dans les pays africains.

Ainsi, un intérêt particulier sera accordé à la facilitation des procédures, afin d’accélérer le rythme de la coopération et d’assurer plus d’efficacité.

Le vice-président de la Banque a également présenté, dans le même contexte, le plan de la BAD en matière de décentralisation de ses activités, et ce, à travers la création de cinq centres régionaux couvrant les pays africains, y compris un centre dédié à l’Afrique du Nord, qui sera probablement implanté en Tunisie.

En ce qui concerne la Conférence internationale sur l’investissement qui se tiendra en Tunisie les 29 et 30 novembre prochain, le responsable a affirmé que la participation d’une délégation présidée par le président de la BAD sera une occasion de renouveler l’engagement de l’institution à soutenir la Tunisie sur la voie du développement.

Pour sa part, Yassine Brahim a exprimé sa satisfaction vis-à-vis des relations de coopération entre les deux parties, faisant de la BAD un partenaire stratégique de la Tunisie.

Revenant sur la Conférence internationale sur l’investissement, le ministre a estimé qu’elle sera une opportunité pour présenter et évaluer les grands projets approuvés dans le Plan de développement 2016-2020 et étudier la possibilité de contribuer à l’exécution de ces projets, notamment dans les secteurs vitaux à l’instar de l’infrastructure, des énergies renouvelables et des technologies de la communication…

leconomistemaghrebin.com

La Côte d’Ivoire prête à ratifier un APE intérimaire avec l’UE

La Côte d’Ivoire prête à ratifier un APE intérimaire avec l’UE
Les députés ivoiriens viennent de donner carte blanche au président Alassane Ouattara pour la ratification d’un Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union européenne. L’autorisation a été accordée au cours d’une session parlementaire ce 10 août, dans le sillage de la volonté exprimée par le gouvernement en conseil des ministres le 3 août dernier.

« En attendant la mise en œuvre de l’APE régional, l’Union européenne a prorogé jusqu’au 1er octobre 2016 l’accès à son marché sans droit de douanes à la Côte d’Ivoire. Si nous ne ratifions pas cet accord, la Côte d’Ivoire se verra exclue du nouveau règlement d’accès au marché en franchise de droit de l’UE (…) qui sera entériné le 8 septembre prochain », a expliqué Ally Coulibaly, le ministre en charge de l’Intégration africaine, venu exposé le projet devant la représentation nationale.

L’enjeu pour le pays est donc de continuer à bénéficier du régime de préférence douanier pour ses exportations (cacao, café, banane, conserve de thon, etc.) vers l’UE, son principal partenaire commercial avec qui il a échangé 4 653,4 milliards FCFA, soit environ 7,09 milliards d’euros, de marchandises en 2015 selon les chiffres officiels.

« Cet accord ne fragilisera pas notre économie mais lui permettra d’être encore plus compétitive », notamment par rapport aux pays d’Amérique latine qui proposent quasiment les mêmes produits agricoles sur le marché européen, a tenté de rassurer le ministre.

C’est en 2008 que la Côte d’Ivoire a signé l’APE pour se préserver du désastre économique qu’aurait entrainée une taxation de ses produits à l’entrée des ports européens. Et l’APE intermédiaire permet de préserver cet acquis dans l’attente de la ratification de l’Accord régional au niveau de la CEDEAO

Jean-Mermoz KONANDI / financialafrik.com

Coups d’État en Afrique : ces présidents chassés du pouvoir

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Blaise Compaoré n’est pas un cas isolé. Avant lui, d’autres chefs d’État africains ont dû abandonner le pouvoir. Petit tour d’horizon.

Avant Blaise Compaoré au Burkina Faso, il y a eu François Bozizé en Centrafrique. Arrivé au pouvoir par un coup d’État le 15 mars 2003, le Centrafricain sera, à son tour, déposé le 24 mars 2013. Il prendra la route de l’exil. Son homoloque bissau-guinéen, Carlos Gomes Junior, subira le même sort en 2012. Au total, vingt-trois chefs d’Etat ont été forcés à quitter le pouvoir ces 15 dernières années.

1999 : de Maïnassara à Bédié

Le 9 avril 1999, le président Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné lors d’un coup d’Etat par des éléments de la garde présidentielle alors dirigée par le commandant Daouda Mallam Wanké. Le 30 avril, l’armée dirigée par son chef d’état-major, Azali Assoumani, prend le pouvoir. Le 7 mai, Joao Bernardo Vieira est renversé par une junte en rébellion depuis 1998 dirigée par Ansumane Mané. Le 24 décembre, une mutinerie de soldats se transforme en coup d’État, le premier du pays. Robert Gueï annonce la destitution du président Henri Konan Bédié.

2003 : de Patassé à Yala en passant par Charles Taylor

Le 15 mars 2003, Ange-Félix Patassé, au pouvoir depuis 1993, est renversé par le général François Bozizé, entré en rébellion fin 2001.

Le 16 juillet, le coup d’Etat à Sao Tomé et Principe sera bref. Profitant de l’absence du président Fradique de Meneze, Fernando Pereira tente de s’emparer du pouvoir. De Meneze reprend ses fonctions une semaine plus tard, grâce à une médiation internationale.

Au Liberia, le tout puissant, Charles Taylor est contraint à l’exil. Il abandonne son pouvoir, le 11 août 2003, sous la pression de la communauté internationale et d’une rébellion qui frappe aux portes de son palais.

Un an plus tard, en Guinée Bissau, Kumba Yala n’est plus tard à la tête de son pays. Il est renversé, le 14 septembre 2003, par une junte dirigée par Verissimo Correia Seabra.

Deux coups d’Etat en trois ans en Mauritanie

Le 3 août 2005, une junte renverse le régime de Maaouyia Ould Taya en Mauritanie. Trois ans plus tard, toujours en Mauritanie, le président élu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, est renversé par une junte dirigée par Mohamed Ould Abdel Aziz. Nous sommes le 6 août 2008.

La même année, le 23 décembre, tout précisément, une junte dirigée par Moussa Dadis Camara prend le pouvoir en Guinée, quelques heures après l’annonce de la mort du président Lansana Conté.

Le 2 mars 2009, en Guinée-Bissau, le président Joao Bernardo Vieira est tué par des militaires à Bissau, quelques heures après l’assassinat du chef d’état-major de l’armée.

À Madagascar, Marc Ravalomanana est lâché par l’armée. Le 17 mars 2009, il démissionne et transfère les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les remet à Andry Rajoelina.

Au Niger, l’armée prend le pouvoir le 18 février 2010. Elle dépose le président Mamadou Tandja et dissout le gouvernement

2011 : Ben Ali, Moubarak, Gbagbo et Kadhafi

Le 14 janvier 2011, le Tunisien Zine El Abidine Ben Ali est chassé par une révolte populaire déclenchée par l’immolation par le feu d’un marchand excédé par la pauvreté et les humiliations policières.

Le 11 février 2011, en Égypte, après 18 jours de révolte, la rue finira par avoir raison d’Hosni Moubarak. L’armée s’installe à la tête du pays.

En Afrique de l’Ouest, le monde entier à les yeux rivés sur Abidjan où la conquête du pouvoir a quitté les urnes pour la rue et les casernes. Un pays, deux présidents. Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo revendiquent la victoire à la présidentielle de novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo finit par être arrêté après plus de quatre mois de crise et plusieurs jours de bombardements de la force française Licorne et de l’ONU. On comptera 3.000 morts lors de cette crise.

Le dernier chef d’État africain à tomber en 2011 vient de Libye. Confronté à un soulèvement transformé en conflit armé, le guide libyen Mouammar Kadhafi est tué le 20 octobre 2011 à Syrte.

Six présidents qui tombent en deux ans

Le 22 mars 2012, au Mali, un coup d’Etat dirigé par le capitaine Amadou Sanogo renverse le président Amadou Toumani Touré.

Un mois plus tard, en Guinée-Bissau, un putsch mené par le chef d’état-major, le général Antonio Indjaï, renverse, le 12 avril 2012, le régime de l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Le 24 mars 2013, en Centrafrique, François Bozizé est renversé par les rebelles de la Séléka.

En Égypte, Mohamed Morsi, successeur d’Hosni Moubarak et premier chef d’Etat issu d’un scrutin démocratique est renversé, le 3 juillet 2013, par le général Abdel Fattah al-Sissi.

En Centrafrique, Michel Djotodia qui s’est auto-proclamé président de la République le 24 mars 2013 après le renversement et la fuite du président François Bozizé est évincé à son tour le 10 janvier 2014.

Au Burkina Faso, l’entêtement de Blaise Compaoré à se maintenir au pouvoir a fini par le perdre. Au pouvoir depuis 27 ans, le « Beau Blaise » a dû démissionner, le 31 octobre 2014, sous la pression de la rue, avant de prendre la chemin de l’exil. Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, le 1er novembre 2014, « le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d’Ivoire ».

Source: afriquenewsinfo.net

Par Alain Aka

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