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27 août 2010

Processus électoral en Côte d’Ivoire : la CEI publie son chronogramme

 


Le porte-parole de la Commission électorale indépendante, Bamba Yacouba face à la presse le 20 août 2010

Le porte-parole de la Commission électorale indépendante, Bamba Yacouba face à la presse le 20 août 2010


Par RFI

 

La Commission électorale ivoirienne annonce qu'elle publiera les listes électorales définitives en vue de l’élection présidentielle du 31 octobre entre le 10 et le 12 octobre 2010. Le calendrier électoral dévoilé le 25 août, a maintenu au 26 août la date en vigueur pour la fin des contentieux. Depuis 2005, le scrutin a connu de nombreux reports.




« Nous avons une date fixée au 31 octobre 2010. Nous avons un calendrier et nous devons le respecter », affirme Bamba Yacouba le porte-parole de la Commission électorale. Cette fois-ci, c’est juré, les élections se tiendront bien le 31 octobre. L'instance prévient toutefois que « certaines conditions doivent être observées par le gouvernement et les opérateurs techniques pour le respect effectif de cette date » .

Oublié donc le coup de théâtre du 12 février dernier lorsque le chef de l'Etat a dissout la Commission électorale accusée de fraude ainsi que le gouvernement. Le scrutin a été reporté à six reprises en raison de divergences sur la citoyenneté des électeurs et le désarmement des rebelles. Aujourd'hui, l'examen des plaintes concernant le recensement électoral est terminé. Mais la CEI dit encore attendre le verdict des tribunaux à propos de quelques dossiers.

Balayant d'un revers de main les pronostics les plus sombres qui tablent sur un nouveau report, la CEI reste optimiste à propos même de la « réunification » du pays, posée comme préalable par le camp présidentiel. De quoi tout de même, nourrir légitimement quelques doutes. Cela ne fait guère que six ans que ce fameux désarmement doit être mis en œuvre dans le pays.
 


 







23:11 Publié dans Politique | Tags : côte d'ivoire, laurent gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Présidentielle en Guinée : Konaté réaffirme le respect du processus électoral

 


Blaise Compaoré (G) et le Général Sekouba Konaté (D) à Ouagadougou le 26 août 2010.

Blaise Compaoré (G) et le Général Sekouba Konaté (D) à Ouagadougou le 26 août 2010.


Par RFI

 

En visite depuis le 26 août 2010 au Burkina faso, pays médiateur dans la crise politique en Guinée, le général Sékouba Konaté, le président de la transition, a réaffirmé la tenue du second tour de l’élection présidentielle le 19 septembre 2010. Lors de ce déplacement, il a rendu visite à l’ancien chef de la junte du pays pour lui présenter ses condoléances suite à la disparition de son fils.




Le général Sékouba Konaté et le capitaine Moussa Dadis Camara se sont vus au soir du 26 août dans la villa de ce dernier à Ouaga 2000, le quartier huppé de la partie sud de Ouagadougou. L’objet de la rencontre : la présentation des condoléances à l’ancien chef de la junte, à la suite de la disparition tragique de son fils survenue le 16 août dernier au Canada.

Le général Konaté était accompagné de Blaise Compaoré. Peu après, le président burkinabé a reçu son hôte à diner à sa résidence.

Répondant aux questions des journalistes à son arrivée le 26 août, Konaté a donné des assurances quant au respect de la date du 19 septembre pour le second tour de l’élection. Au cours de l’entretien qu’il a eu avec Compaoré, le président intérimaire de Guinée a redit au médiateur son empressement à quitter le pouvoir lassé, dit-il, par ces quelques mois.

Il a mis en garde les acteurs politiques contre le non respect du processus électoral en cours sinon, a-t-il menacé, il pourrait démissionner. Ce que du reste, il avait déjà tenté de faire le mois dernier.








23:08 Publié dans Politique | Tags : blaise compaoré, guinée, burkina faso, moussa dadis camara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

23 août 2010

Les députés réclamant la destitution du président du Bénin reviennent à la charge

 




Le président béninois, Thomas Yayi Boni.

Le président béninois, Thomas Yayi Boni.
Reuters


Par RFI

Une majorité de députés du Bénin qui avaient vu leur pétition, demandant une mise en accusation du président Boni Yayi pour son rôle présumé dans une escroquerie financière,  rejetée pour vice de forme, sont revenus à la charge. Ils ont déposé à l'Assemblée cette même requête, mais sous forme de proposition de résolution. Le texte a été transmis à la commission des lois qui doit l'étudier avant de le soumettre aux débats des députés. 




Après une première tentative ratée, la requête des députés de l’opposition a fini par passer sous la forme d’une résolution. La demande de poursuite du chef de l’Etat devant la Haute cour de justice compte désormais parmi les dossiers du Parlement. Après un long chômage, la Haute cour de justice pourrait accueillir prochainement quelques clients. Encore faudrait-il que les longues procédures entre le Parlement et la chambre d’accusation arrivent à terme.

Pour l’heure, la résolution affectée à la commission des lois fera l’objet d’un rapport à soumette à l’ensemble des députés qui décideront de la mise sur pied ou non d’une commission d’enquête.

Les auteurs de la résolution accusent Boni Yayi d’avoir violé l’article 145 de la Constitution en ratifiant des accords de prêt par ordonnance et d'avoir laissé ICC Services conduire des milliers de familles béninoises à la ruine.

 








11:43 Publié dans Politique | Tags : bénin - yayi boni | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

21 août 2010

Election Présidentielle 2010, La CEI rassure : “Elle aura bel et bien lieu le 31 octobr e”


Publié le samedi 21 août 2010  |  Le Patriote








Processus électoral : Bamba Yacouba, porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI)
© Commission Electorale Indépendante par BABA
Mercredi 04 août 2010. Abidjan



Le porte-parole de la Commission électorale indépendante, M. Bamba Yacouba a animé un point de presse hier au siège de l’institution à Cocody. A cet effet, il a fait le point du contentieux sur la liste électorale, notamment les différentes réclamations enregistrées par la CEI. Avant de communiquer sur les prochaines étapes du processus. Nous vous proposons sa déclaration liminaire, suivie des échanges avec les journalistes.

“La Commission Electorale Indépendante est à pied d’œuvre pour le respect de l’échéance du 31 Octobre 2010. C’est ainsi que depuis la fixation de la date, diverses tâches ont été entreprises.

En ce qui concerne le contentieux sur la liste électorale provisoire, toutes les Commissions Electorales locales sur le territoire national et à l’étranger
ont finalisé le traitement.

La Commission Electorale Indépendante est en attente des derniers résultats du contentieux judicaire qui prend fin le 26 Août 2010 afin de les acheminer aux différents centres de coordination pour leur prise en compte par les opérateurs techniques que sont l’Institut National de la Statistique (INS) et la Sagem Sécurité. Sur la liste électorale provisoire qui comprend 5.776.

784 personnes, les Commissions locales ont reçu 18.449 réclamations en inscription, 20.009 réclamations en rectifications, 30.293 réclamations en radiations soit un total de 68.751 réclamations.

Le vendredi 13 Août 2010, la Commission Centrale de la CEI a adopté son chronogramme électoral qui s’étend jusqu’à la proclamation des résultats définitifs d’un éventuel deuxième tour de la Présidentielle. Les grandes étapes de ce chronogramme en cours de réalisation sont :

1- la mise à disposition
à la CEI des moyens financiers adéquats ;

2- l’édition, le conditionnement et la distribution de la liste électorale définitive et des cartes d’électeur ;

3- le choix des imprimeurs, la confection et la production des affiches et documents électoraux ;

4- Le recrutement, la formation et le déploiement des agents électoraux avec en point de mire leur distribution ;

Sur la question de la cartographie électorale, les lieux de vote potentiels sont déjà connus. Ce sont les lieux qui ont servi à l’enrôlement des électeurs. Il reste quelques ajustements que nos techniciens sont en train d’opérer.

Les étapes déjà achevées concernent l’acquisition du matériel électoral, la réception et la publication de la liste des 14 candidats.

La CEI voudrait rassurer la communauté nationale et internationale qu’elle est déterminée à organiser les élections, lesquelles auront bel et bien lieu
le 31 Octobre 2010.

Le processus électoral suit son cours normal dans une atmosphère fraternelle.

Le Président de la CEI, Monsieur Youssouf Bakayoko, a la confiance pleine et entière non seulement du Bureau mais aussi de la Commission Centrale pour mener à bien sa mission, en symbiose parfaite avec tous les Commissaires.

La CEI encourage le Gouvernement et les autres partenaires à poursuivre les efforts en mettant à temps à sa disposition les moyens financiers nécessaires pour l’organisation pratique du scrutin.

Elle souhaite une collaboration directe et responsable avec tous les partenaires techniques engagés dans le processus électoral afin de respecter cette importante échéance.

La CEI remercie d’avance le Gouvernement et tous les partenaires pour toutes les dispositions sécuritaires qui sont en train d’être prises sur l’ensemble du territoire pour le bon déroulement de l’élection
présidentielle.

Pour conclure, la Commission Electorale Indépendante tiendra la population et les acteurs politiques régulièrement informés de l’état d’avancement des opérations devant conduire à l’élection présidentielle du 31 octobre 2010 ».





15:58 Publié dans Politique | Tags : côte d'ivoire, election presidentielle | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Election présidentielle, Siméon Konan : « Nous allons faire les palabres de Gbagbo, ADO et Bédié »

Rentré au pays après trois mois d’absence prolongée à l’extérieur, le président de Initiative pour la paix (IPP), candidat de la plate-forme Alternative pour une nouvelle Côte d’Ivoire à l’élection présidentielle a harangué son public, le mercredi dernier à son Quartier Général (QG) à Abidjan Cocody. Avec beaucoup de verve, Siméon Kouadio Konan revenu pour reprendre la bataille du terrain là où il l’a laissée, a affiché un optimisme sans réserve devant ses partisans qui ont réservé un accueil tout particulier à leur champion. L’homme, sûr de parvenir au pouvoir au soir du 31 octobre prochain, si les élections ont lieu, tient déjà à rassurer les anciens et actuels dirigeants quant à leur crainte de ne pas accéder ou de partir du pouvoir. Invitant les Ivoiriens à rendre hommage à ces
devanciers pour avoir permis à la Côte d’Ivoire de célébrer son premier cinquantenaire, Siméon Konan s’engage à prendre en main leurs préoccupations et les exhorte à prendre leur retraite de la vie politique ivoirienne. « On n’a pas à insulter Gbagbo, Bédié ADO ou Wodié. Ils veulent bien se reposer, mais ils n’ont pas confiance. Ils ne sont pas encore sûr qu’on peut assurer la relève, parce qu’ils aiment trop leur pays. Mais, le moment est venu de leur démontrer qu’ils peuvent dormir tranquille et être sûre que la relève sera assurée ». Et le candidat Siméon Konan de recommander à ses partisans, particulièrement aux jeunes : « Il faut démonter à nos devanciers que nous sommes mûrs maintenant et que la Côte d’Ivoire sera gouvernée.

Démontrons à ADO qu’après tout ce qui a été dit autour de son nom, il peut se retirer. Sa palabre, nous allons la faire. Disons à Gbagbo que sa palabre, nous allons
la faire. C’est pour faire palabre qu’ils sont tous toujours là ». Avant de faire ses commentaires hautement politiques, le candidat de la plate-forme de la société civile a donné des nouvelles de son voyage à l’extérieur.

Périple spirituel au cours duquel il dit s’être aguerri pour les batailles à venir. « Vous savez que ce projet est délicat ou quelquefois avec ce que vous observez sur le terrain, la chair finira par prendre la pas sur l’esprit. On est tenté parfois de faire comme les autres. (…). Je suis allé ouvrir un peu les yeux pour voir ce qui se fait ailleurs. J’ai parcouru le continent pour voir ce que nous avons à faire, comparativement à ce qui se fait de bien et de moins bien ailleurs. Je suis arrivé enrichi ». Siméon Konan a profité de sa première sortie avec ses partisans pour leur demander de rendre déjà grâce à Dieu. Son voyage lui ayant donné toute confirmation de son accession bientôt
à la Magistrature suprême de la Côte d’Ivoire. « Rendez grâce au Seigneur, parce que nous serons au pouvoir. Je ne le dis pas parce que les autres le disent. Je viens par cette mission, d’en prendre confirmation. Avec Dieu, il n’y a pas de parti cinquantenaire ou de majorité qui tienne. Il n’y a plus le moindre doute sur notre victoire au soir de l’élection présidentielle », a indiqué sous des cris d’ovation le candidat Siméon Konan, qui a saisi la même tribune pour saluer la cohésion observée durant son absence par ses partisans.

Faut-il le noter, hommes de Dieu, chefs traditionnels, cadres et jeunes se sont mobilisés au QG de campagne du candidat de la société civile pour l’accueillir et avoir la primeur des nouvelles de son voyage

F. D Bony







15:53 Publié dans Politique | Tags : côte d'ivoire, election presidentielle | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

19 août 2010

La paix en Afrique : De la démocratie ou du retour aux valeurs traditionnelles africaines .


 

 



Culture du coup d’état, confiscation du pouvoir, musèlement de la presse, modification de la constitution, répression sanglante de manifestations de l’opposition : c’est le lot quotidien de certains dirigeants africains. Ils transgressent les lois démocratiques pour se maintenir au pouvoir, faisant de l’exercice de la démocratie une source d’inquiétudes pour les peuples. La cohésion nationale et le progrès humain ne sont qu’une vue de l’esprit. C’est ainsi que les peuples sont victimes de violation des droits fondamentaux et des autres droits humains. La démocratie et le niveau de vie se dégradent chaque jour. L’Afrique s’enfonce et devient un conservatoire des maux de l’humanité. A ce propos René Dumont indiquait il y a quelques années : ‘’L’Afrique noire est
mal partie’’. Cette situation a des conséquences sur les activités socio-économiques des citoyens : accumulation des retards technologiques, économiques et scientifiques. Le jugement sur l’état de la démocratie en Afrique est sombre.  Certains dirigeants africains donnent l’illusion d’avoir parachevé leur forfait constitutionnel. Pour ce faire, ils quittent le pouvoir poussés par les fusils. La junte militaire met donc fin à la situation tendue. Les putschistes suspendent les institutions et entendent faire des pays africains des Etats de démocratie. Pire, des dirigeants africains ne reconnaissent pas leurs promesses ou/et les accords de paix. C’est l’impasse dans plusieurs pays d’Afrique. L’on gagnerait à faire de ces pays des états de bonne gouvernance et de démocratie.

Paradoxalement, les putschistes militaires sont souvent applaudis par certains opposants. Les coups d’états peuvent ils être considérés salutaires ? Ne sont-ils pas anti-démocratiques, anti-institutionnels, anti-constitutionnels ?


Le pouvoir se perd quand on manque de sagesse. Nous avons des exemples de démocraties en Afrique. La démocratie doit se faire par la base. Le droit à la vie et à la sécurité dans une société de paix est le premier droit d’un peuple. Pour le Pape  Jean Paul II, le secret de la paix véritable réside dans le respect des droits de l’homme.  Dans sa première encyclique redemptor hominis, il souligne que la paix fleurit quand ces droits sont observés intégralement, tandis que la guerre naît de leur violation et devient ensuite cause de violations ultérieures plus graves encore. Les dirigeants africains doivent donc reprendre le combat pour éviter à
l’Afrique, berceau de l’humanité, de sombrer dans le totalitarisme et la pauvreté. En outre, ils sont invités à s’inspirer des leçons de sagesse des occidentaux dans les domaines de la gouvernance des ressources de l’Etat et de la gestion démocratique du pouvoir. L’objectif est de bâtir une nouvelle Afrique  des Etats de droit. 


La paix en Afrique peut aussi venir des valeurs traditionnelles africaines. C’est le cas du Ghana. Le pouvoir s’accorde avec la chefferie traditionnelle pour gouverner les citoyens. Le pouvoir exécutif tient compte des valeurs traditionnelles dans ces prises de décision. Cela milite résolument pour la cause de la bonne gouvernance et de la démocratie. Les lois démocratiques et les valeurs traditionnelles africaines contribuent à la paix. Pour les sages, l’avènement de la paix commence en nous-mêmes. La paix en Afrique est une valeur inéluctable et un facteur de développement. John Kufuor, Léopold Sedar Senghor, Nelson Mandela, Mathieu Kérékou et bien d’autres dirigeants africains méritent tous les hommages pour avoir pris à temps une retraite fière. Les dirigeants africains doivent
s’évertuer à respecter le schéma constitutionnel. Ils doivent gouverner sur la base d’un nouveau contrat social avec le peuple. L’objectif serait de mettre en valeur le capital humain.


Patrice Kouakou-Wanset 







22:32 Publié dans Politique | Tags : paix, afrique, democratie, valeurs ancestrales | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |