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06 septembre 2010

Le pardon restaure la communion brisée

 


        Dans le processus de réconciliation, il faut affirmer certaines vérités. Le pardon est toujours possible. Il faut reconnaître que le pardon vivifie.


Examinons ensemble le cas offensé-offenseur.


 

Le cas où on a offensé (offenseur). Il faut l’obéissance à Dieu, la renonciation au mal et à la violence, la rencontre de l’autre et la reconnaissance de la dignité de l’autre.

 

Quant au cas où on est offensé (offensé). Illustrons-le avec l’exemple de Joseph. Joseph est vendu par ses frères et échappe à la mort. Il va être tenté de se venger, mais craignant Dieu, il renonce à la vengeance.


Ses frères reconnaissent leurs fautes, et commencent à se repentir. Joseph a pardonné sans aucune condition. Il s’est mis à les embrasser.

 

L’offenseur doit arriver à la repentance. La réconciliation, c’est la rencontre de la repentance avec le pardon. Autrement dit, la réconciliation c’est quand le pardon de l’offensé invite à se repentir.


Par ailleurs, le pas de quelqu’un est contagieux. Car il peut amener l’autre à se repentir. Si je me repends, je pends aider l’autre à se repentir. Le pardon établit la fraternité vraie. Une société sans pardon est une société qui est vouée à s’autodétruire.  De même une nation qui veut éliminer le pardon est une nation qui est vouée à s’autodétruire.


Le pardon et la réconciliation sont vitaux dans nos familles, dans nos nations et jusqu’aux extrémités de la terre.


 


  Patrice KOUAKOU WANSET


 



20:48 Publié dans Politique | Tags : réconciliation, pardon, paix | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

05 septembre 2010

Algérie : treize personnes arrêtées pour non respect du ramadan

 


Carte d'Algérie

Carte d'Algérie
RFI


Par RFI

 

En Algérie, un restaurateur est placé sous mandat de dépôt et treize personnes poursuivies pour n’avoir pas observé le jeûne du ramadan. Cela s’est passé à Ouzellaguène dans la région de Béjaia et à Aïn El Hammam non loin de Tizi Ouzou, dans l’est algérien. C’est la police qui a «débusqué» ces non jeûneurs. Leur interpellation a aussitôt déclenché une mobilisation. Une pétition a été lancée sur le net par des associations nationales et internationales pour les soutenir.




 Selon une version recoupée, dans son établissement fermé, un restaurateur d’Ouzellaguène, dans la région de Bejaia, s’occupait à servir le déjeuner à onze clients, lorsque la police a fait irruption pour les interpeller « en flagrant délit », selon la formule consacrée.

Le restaurateur qui a été placé sous mandat de dépôt et ses clients seront jugés lundi 13 septembre. Ils seraient poursuivis sur la base de l’article 144 bis 2 du code pénal qui stipule notamment que « tout individu qui porte atteinte aux préceptes de l’Islam par des écrits, des dessins ou tout autre moyen est passible de 3 à 5 ans de prison ».

Même chose, pour deux ouvriers de Aïn El Hamam (dans la région de Tizi Ouzou cette fois) surpris, eux, par des policiers en train de boire de l’eau dans l’enceinte d’un chantier. Ces derniers sont convoqués au tribunal le 21 septembre prochain où un rassemblement de soutien aux accusés est prévu.

Le collectif « SOS libertés », de son côé, dénonce cette répression qu’il juge attentatoire à la liberté de culte et de conscience. Il y a deux ans à Biskra dans le Sud algérien, six hommes avaient été condamnés pour non-respect du ramadan à 4 ans de prison, puis acquittés en appel par la Cour de Biskra.

 








19:01 Publié dans Politique | Tags : algérie, droits de l’homme, justice | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

04 septembre 2010

Nairobi embarrassé après la visite du président soudanais Omar el-Béchir

 


Les autorités kenyanes sont critiquées par la communauté internationale pour ne pas avoir procédé à l’arrestation du président soudanais Omar el-Béchir, qui assistait vendredi à Nairobi aux cérémonies de promulgation de la nouvelle Constitution.
Par FRANCE 24 (texte)

 



Les festivités en l’honneur de la ratification de la nouvelle Constitution du Kenya, qui se tenaient vendredi à Nairobi, ont été éclipsées par la présence d’un invité très remarqué. Sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le président soudanais Omar el-Béchir a néanmoins décidé d’assister à la cérémonie. Vivement critiqué pour ne pas avoir procédé à son arrestation, le Kenya tente tant bien que mal de défendre sa décision.

Le ministère des Affaires étrangères a tenté de justifier la présence "en tant que voisin" du président el-Béchir, soulignant qu’une arrestation aurait surtout mis à mal la paix au Soudan et dans la région. "En dépit des obligations du Kenya à l'égard de la CPI, notre pays a un intérêt légitime et stratégique à assurer la paix et la stabilité de la sous-région et à encourager la paix la justice et la réconciliation au Soudan", a ainsi lancé le vice-ministre des Affaires étrangères, Richard Onyonka.

"Une erreur"

Des explications rapidement contredites par le Premier ministre kényan, Raila Odinga, qui a lui reconnu que cette invitation constituait une "erreur".

"Cela a été une erreur d'inviter le président Béchir parce qu'il est inculpé de crimes contre l'humanité, même si nous voulons renforcer nos relations de bon voisinage avec les pays de la région", a-t-il déclaré dimanche.

Les regrets exprimés par le Premier ministre kényan interviennent après une série de critiques internationales. De nombreux chef d’État ont fait part de leur indignation, dont le président américain Barack Obama qui s’est dit "déçu" que le Kenya ait reçu le président soudanais Omar El-Béchir "au mépris des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale".

L'ancien secrétaire général de l'ONU et ancien médiateur de la crise kenyane, Kofi Annan, a lui invité Nairobi à clarifier sa position à l'égard de la CPI.

Critiques internationales














Les défis de la CPI








"Le président Béchir combat pour sa liberté en usant de différentes tactiques [...] y compris en abusant de l'hospitalité africaine", a déploré Luis Moreno-Ocampo, procureur en chef de la CPI, dans une interview accordée samedi à l'agence Reuters. Une réaction qui sonne comme un avertissement à destination de Nairobi, Luis Moreno-Ocampo menant parallèlement une enquête sur les violences postélectorales survenues au Kenya entre fin 2007 et début 2008. Il a promis d’émettre des mandats d’arrêt contre plusieurs responsables des deux principaux partis aux élections d’ici fin 2010.

Signataire du traité de Rome fondateur de l’instance judiciaire internationale en 2002, le Kenya était en principe dans l’obligation d’interpeller le président soudanais. Accusé de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, Omar el-Béchir est le premier chef d’État en exercice poursuivi par le CPI.







13:21 Publié dans Politique | Tags : kenya, nairobi, visite de el béchir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

02 septembre 2010

“Affaire d’Etat” : La défense d’Anaky dénonce des vices de procédure


Publié le jeudi 2 septembre 2010   |  Fraternité Matin






Politique


© Abidjan.net par DR

 


Le président du Mouvement des forces d’avenir (Mfa), M. Anaky Kobénan, a été convoqué le mardi 1er septembre, par la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale, au cabinet du ministre de la Défense pour «affaire d’Etat». Toutefois, dans une correspondance datée du même jour, adressée au ministre de   la Défense, le président du Mfa avait décidé de ne pas se présenter à la convocation. En tant que député à l’Assemblée nationale, il attend que «cette rencontre soit organisée en respect du minimum des principes républicains». Et pour le soutenir, des centaines de militants étaient rassemblés, le jour susmentionné, au siège du parti, aux Deux-Plateaux. Ils entendent «se sacrifier pour leur leader». Mais que reproche-t-on à Anaky Kobénan ? «Rien de précis», selon Félix Anzoua, directeur national de campagne (Ddc) du candidat du Mfa et porte-parole du
comité de crise. Au cours du point de presse qu’il a animé, hier, au siège du parti, Félix Anzoua a tenu à faire ces précisions. «Le 30 août, aux environs de 16, le ministère de la Défense a envoyé au siège du Mfa une convocation demandant à M. Anaky Kobenan de se rendre, mercredi, à 16h, à la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale pour «affaire le concernant». Vu le caractère imprécis de ladite convocation, le président du Mfa a joint au téléphone le ministre de la Défense, celui-ci lui dira qu’il est convoqué pour «affaire d’Etat». Avant d’ajouter, comme le président est présentement un parlementaire, on a besoin seulement de saisir l’Assemblé nationale pour suivre la procédure».

Zéphirin Dahi stagiaire







21:16 Publié dans Politique | Tags : côte d'ivoire, anaky kobena | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

28 août 2010

Le président Béchir de retour au Soudan après une visite au Kenya

Critiqué sur la scène internationale, le Kenya a justifié l'invitation faite au président soudanais Omar el-Béchir "en tant que voisin" bien qu'il soit poursuivi par la CPI pour génocide au Darfour.


Par Dépêche (texte) 

 



AFP - Le président soudanais Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide au Darfour par la Cour pénale internationale (CPI), est revenu vendredi en fin d'après-midi au Soudan après une visite au Kenya, a indiqué son attaché de presse.

 

"Le président Béchir est revenu de son voyage au Kenya, il est arrivé à l'aéroport de Khartoum à 17H30", (15H30 GMT), a déclaré Hamad Saïed Ahmad à l'AFP.

 

Le président Béchir avait été invité par le Kenya à la cérémonie de promulgation de la nouvelle Constitution du pays, adoptée par référendum le 4 août dernier.

Ayant ratifié le statut de Rome, traité fondateur de la CPI, le Kenya était normalement dans l'obligation d'appréhender le président soudanais, qui fait l'objet de deux mandats d'arrêt pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.


 

La chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton avait notamment demandé vendredi au Kenya de "respecter ses obligations" et de l'arrêter.

Le Kenya a justifié l'invitation du président Béchir, affirmant qu'il avait été convié "en tant que voisin" à la cérémonie.



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14:09 Publié dans Politique | Tags : droits humains, cour penale internationale, soudan, kenya, omar el-béchir | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Les acteurs politiques malgaches ne parviennent pas à sortir de la crise

 


Madagascar.

Madagascar.
L. Mouaoued/RFI


Par RFI

 

Le dialogue politique organisé par la société civile malgache dans l’espoir d’une sortie de crise a échoué. Les trois mouvances qui soutiennent d’anciens présidents de Madagascar, refusent toujours d’adhérer à l’accord politique signé il y a quinze jours par plus de 160 partis. D’où l’idée de prolonger les discussions le 30 août, dans l'espoir d’aboutir à un rapprochement.




C’est le dialogue politique le plus large depuis le début de la crise, mais chacun a campé sur ses positions. Les représentants des anciens présidents ont même posé comme condition le retour d’exil de leur patron, ce qui a ulcéré Ando Parson, pourtant ancien partisan de Marc Ravalomanana : « Les pré-requis n’ont rien à voir avec le fond du problème. Par exemple, le retour des deux chefs de file pour conduire la négociation à leur place. Ce n’est pas possible de faire une négociation dans ces conditions là… »

 

Au bord de la rupture

Depuis le début, le consensus était recherché. Ando Parson s'interroge : « On a eu un accord politique. Plus de 160 partis ont signé cet accord. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, les trois mouvances qui sont maintenant composées de quelques partis politiques osent dire que l’inclusivité doit impérativement passer par eux ? » Sous l’œil des émissaires internationaux de la SADEC (La Communauté des Etats d'Afrique Australe pour le développement économique) qui encourage désormais une solution « malgacho-malgache », les partis politiques sont une nouvelle fois au bord de la rupture.

 

Une nouvelle chance au dialogue ? 

Alain Rakotomavo, le secrétaire général du Leader-Fanilo, qui a toujours soutenu Andry Rajoelina, veut pourtant donner une nouvelle chance au dialogue : « Nous avons décidé, par mesure d’apaisement, de revenir le lundi 30 août. Et aussi, parce que nous espérons que cette fois-ci, il y aura un accord. Mais on compte bloquer une journée pour arriver si possible dans cette même journée à des conclusions ». Que va-t-il se passer si cette journée n’aboutit pas au rapprochement espéré ? Les signataires de l’accord politique semblent résolus à le mettre en œuvre, quitte à laisser les trois mouvances sur le bord du chemin.
 


tags: Andry Rajoelina - Madagascar







14:05 Publié dans Politique | Tags : madagascar, sortie de crise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |