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09 janvier 2017

Semaine politique chargée en Côte d'Ivoire après la mutinerie

ADO investiture nvo pdt Nana Akufo Addo.jpgAprès les émotions du week-end et la mutinerie dans plusieurs casernes du pays, le gouvernement ivoirien a fort à faire cette semaine : régler les revendications des militaires mécontents, mais aussi élire un nouveau président de l'Assemblée nationale et peut-être connaître un nouveau vice-président et un nouveau gouvernement. Le tout avec en toile de fond cette mutinerie qui a marqué les esprits.

  • Régler les détails de l'accord avec les militaires

C'est une semaine politique à haute intensité qui s'annonce. D'abord parce qu’après les promesses, le gouvernement va devoir poser des actes vis-à-vis des militaires insurgés. De nombreux acteurs politiques joints par RFI s'interrogent sur l'effet de répétition, de 2014 à 2017. « On attend des autorités qu’elles aient le courage de régler une bonne fois pour toutes cette situation, parce que ça fait déjà deux fois. En 2014... en 2017 nous avons encore droit à cela », regrette Jean Bonin Kouadio, du FPI, qui s'interroge aussi sur le financement des promesses faites aux mutins. « Les mutins réclament un butin de guerre qui avait été promis lors de l’attaque des forces républicaines de Côte d’Ivoire et aujourd’hui le gouvernement s’engage à payer des sommes faramineuses. On ne sait pas sur quelle caisse ils vont devoir régler ces centaines de milliards promis ».

Mêmes regrets du côté du maire de Bouaké, Nicolas Djibo. « Il y a certainement un problème au niveau de la gestion de nos troupes parce que les questions qui ont été soulevées par nos soldats n’étaient pas toutes des inventions. Et pour les régler il faut aller au fond des choses », selon le maire de Bouaké qui au passage lance un cri d'alarme sur « l'image désastreuse au jourd'hui sur le plan international » de sa ville en raison de ces « remous ». « Je ne pense pas qu’on puisse se contenter de mettre un sparadrap sur les plaies », conclut Nicolas Djibo.  

Une réunion pour tenter d'établir l'étendue des demandes était initialement prévue vendredi à Bouaké, mais avec les mouvements d'humeur de certains militaires qui ont retenu quelques instants la délégation du ministre en charge de la Défense, il est possible que, comme il y a deux ans, cette réunion se passe à Abidjan avec les délégués des différentes régions militaires.

  • Un nouveau gouvernement ?

Par ailleurs, le président Alassane Ouattara doit s'entretenir ce lundi matin à 11h avec le Premier ministre Daniel Kablan Duncan. Peut-être à propos de la mutinerie du week-end, peut-être aussi au sujet du futur gouvernement qui ne devrait pas manquer d'être constitué après les législatives de décembre. Daniel Kablan Duncan sera-t-il le premier vice-président de la Troisième République ivoirienne ? On devrait le savoir assez rapidement.

  • Qui pour présider l'Assemblée nationale ?

Dans l'agenda chargé de cette semaine également : l'élection ce lundi 9 janvier du prochain président de l'Assemblée nationale. Peu de suspense à ce niveau-là. Ils sont deux candidats déclarés pour le moment : le député de la majorité présidentielle Evariste Méambly et le grandissime favori, le président sortant Guillaume Soro. Ce dernier est même allé jusqu'à solliciter les suffrages du député de l'opposition, Pascal Affi-N'Guessan ce dimanche au siège du FPI.

Par RFI Publié le 09-01-2017 Modifié le 09-01-2017 à 07:30

08:10 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

Hissène Habré jugé en appel à partir de lundi

Hissène Habré.jpgLe président tchadien déchu sera jugé à partir de lundi à Dakar, sept mois après sa condamnation à perpétuité par un tribunal spécial africain.

La perpétuité. Le verdict de la première instance avait été considéré comme historique, le 30 mai 2016, lorsque Hissène Habré, 73 ans et ancien dictateur tchadien à la retraite, normalement promis comme beaucoup de ses collègues africains à l'impunité, avait finalement été puni pour ses actes: crimes de guerre, crimes contre l'humanité, tortures et viols. Il a ensuite été condamné en juillet à payer jusqu'à 20 millions de francs CFA (plus de 30.000 euros) par victime.

Hissène Habré avait été jugé par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d'un accord entre l'Union africaine (UA) et le Sénégal, où il s'est réfugié après avoir été renversé en décembre 1990 par l'actuel président tchadien Idriss Déby Itno.

Face à son refus, tout au long du procès, qui s'était ouvert le 20 juillet 2015, de s'exprimer ou d'être représenté devant une juridiction qu'il récuse, la Cour présidée par un magistrat burkinabè, Gberdao Gustave Kam, a désigné trois avocats commis d'office pour assurer sa défense. Ce sont ces trois avocats qui ont fait appel de sa condamnation et non les conseils désignés par l'accusé qui, selon ses instructions, ont boycotté les débats.

Présence incertaine

«Nous avons motivé notre appel par des vices de forme, des violations de la loi et (des droits) de la défense, des erreurs de procédure», explique l'un des avocats commis d'office, Me Mbaye Sène. La présence lundi à la barre de l'ex-président tchadien (1982-1990), qui avait été contraint par la force publique à comparaître en première instance, était incertaine. Les avocats désignés par l'accusé continueront pour leur part à boycotter «un procès d'appel pour les avocats commis d'office», a affirmé l'un d'entre eux, Ibrahima Diawara. «Habré estime que cela ne le regarde ni de près, ni de loin. Il ne va pas comparaître. On verra si la Chambre usera de la force pour le faire venir comme la dernière fois.»

Verdict définitif

Après un propos introductif du président lundi, la parole sera donnée à la défense, puis aux parties civiles et au parquet, pour se conclure par les plaidoiries des parties civiles puis de la défense. «On n'aura pas de témoin à auditionner. C'est une décision souveraine de la Chambre qui a décidé de ne pas donner suite aux demandes des avocats de Habré», a souligné Marcel Mendy. La défense avait demandé l'audition de huit témoins, dont Idriss Déby Itno et Khadija Hassan Zidane, qui avait affirmé pendant le procès avoir été violée par Hissène Habré lui-même, un témoignage qui avait convaincu la cour.

Les débats devraient durer plusieurs jours, la décision finale étant attendue le 30 avril au plus tard, date de la fin du mandat des juges d'appel. Le verdict sera définitif. En cas de condamnation, Hissène Habré purgera sa peine au Sénégal ou dans un autre pays de l'UA.

  • Par lefigaro.fr
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07:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

08 janvier 2017

En Angola, la fille du président s’empare de la principale banque du pays

Fille du Pdt angolais José Eduardo Dos Santos.jpgIsabel dos Santos, la fille aînée du président angolais José Eduardo dos Santos et femme la plus riche d’Afrique, a pris le contrôle de la principale banque du pays, a-t-on appris, vendredi 6 janvier, de sources concordantes.

Le plus grand opérateur de téléphonie mobile en Angola, Unitel, qui appartient à Isabel dos Santos, a annoncé dans un communiqué être devenu l’actionnaire majoritaire de la plus grande banque du pays, la BFA (Banco de Fomento Angola).

Unitel, qui possédait 49 % de BFA, a indiqué avoir acheté 2 % supplémentaires du capital de la banque et contrôle désormais « 51,9 % (du capital) de l’institution financière angolaise ». « Mario Leite da Silva assume le poste du président du conseil d’administration de BFA, en remplacement de Fernando Ulrich », a ajouté le communiqué d’Unitel.

Mario Leite da Silva est considéré comme un homme très proche d’Isabel dos Santos, a précisé sous couvert d’anonymat à l’AFP un haut responsable d’Unitel.

Critiques des adversaires

En acquérant la BFA, Isabel dos Santos, dont le patrimoine est estimé à 3,3 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) par le magazine américain Forbes, continue à construire son vaste empire. La femme d’affaires de 43 ans possède des parts dans plusieurs compagnies en Angola et au Portugal, notamment dans la banque et la téléphonie mobile.

Sa nomination en juin à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol avait suscité les critiques des adversaires du président, qui l’accusent d’avoir fait fortune grâce à la protection de son père, au pouvoir depuis 1979.

Dans un arrêt rendu en décembre 2016, la Cour suprême saisie par l’opposition a jugé la nomination d’Isabel dos Santos conforme à la loi. Les plaignants ont annoncé leur intention de porter l’affaire devant la Cour constitutionnelle du pays.

Le Monde.fr avec AFP

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