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21 janvier 2017

Côte d’Ivoire/Fronde sociale: le porte-parole du RHDP, Adjoumani Kobenan rassure

 

La Côte d’Ivoire connaît depuis plusieurs jours une fronde sociale. Le ministre Adjoumani Kobenan, porte-parole du RHDP, a accordé une interview à Abidjan.net dans laquelle il rassure l’ensemble des Ivoiriens sur les solutions que sa structure politique s’efforcera de trouver pour apaiser le climat politique.

Le  ministre Adjoumani Kobenan rassure les Ivoiriens

Appréciant la situation politique actuelle en Côte d’Ivoire, le ministre Adjoumani Kobenan a déclaré que  » Le Rhdp suit avec une extrême attention cette situation depuis son déclenchement. Je pense qu’au départ, il y a un problème qui a été posé, il s’agit principalement de la question des primes des soldats. Qui malheureusement n’a pas été gérée comme il se devait par la hiérarchie militaire. Mais à supposer que cela soit vrai, ce que nous déplorons, c’est la manière de revendiquer de nos soldats qui sont les gardiens de notre sécurité, de nos institutions et les garants de l’ordre public. A ce titre, ils n’ont pas le droit de se comporter comme ils le font. Rien ne justifie cela. Pas même le paiement des primes qu’ils revendiquent. Cela n’est pas acceptable et cela ne fait pas honneur à la République. Bloquer l’accès à des villes du pays, tirer des coups de feu dans les rues pour traumatiser les populations, obliger les commerces à fermer, les transports à tout arrêter, cela coûte trop cher à notre économie et surtout à l’image de notre pays. Le peuple ivoirien est un peuple épris de paix. Il ne souhaite pas vivre dans un tel environnement de tension et de terreur. Les Ivoiriennes et les Ivoiriens ne veulent plus vivre dans un climat de guerre. »

Poursuivant, le porte-parole du RHDP est revenu sur les événements d’hier au Port Autonome d’Abidjan (PAA) :  » Hier, les gendarmes du Port autonome d’Abidjan ont tiré des coups de feu obligeant les travailleurs du domaine portuaire à quitter précipitamment leurs bureaux. Vous imaginez ce que ça coûte, on étouffe le poumon de notre économie. Quel contraste ! Le président de la République est un homme de dialogue. Il n’est pas dans une logique de combat avec son armée, tout est discutable mais que cela se fasse dans un esprit de paix et de dialogue. Car si on instaure la chienlit et l’anarchie, si on met l’économie de notre pays à terre, si on continue de bloquer les routes et l’accès de nos villes, si on oblige les magasins, commerces et bureaux à fermer, personne ne gagnera ».

Se voulant rassurant, il s »est adressé aux Ivoiriens:  » Je demande aux Ivoiriens de lui faire confiance, nous surmonterons cette crise. Cette crise passera, je peux vous l’assurer. Comme lui, je pense que les soldats, les gendarmes qui manifestent aiment aussi profondément leur pays. Ils se sont battus pour sauver la démocratie. Nos soldats ne sont pas des lézards qui construisent leur maison et qui la détruisent avec leur queue » .

Au sujet de la grève des fonctionnaires, le ministre a dit ceci :  » Faire la grève est un droit. Mais il faut surtout éviter, par la violence, de contraindre ceux qui veulent travailler à suivre le mouvement. Cela dit, je crois que les syndicats ont posé des problèmes qui leur paraissent légitimes. Et c’est dans le cadre d’un dialogue social constructif que des solutions peuvent être trouvées. Sachez que la préoccupation première de l’Etat c’est le bien-être social et matériel des fonctionnaires. Mais l’Etat ne peut pas tout faire en même temps. Quand on vient à des négociations avec l’Etat, cela doit se faire dans la recherche d’un compromis dynamique. Et le compromis veut dire qu’on obtient quelque chose de l’Etat en lâchant soi-même du lest. Car l’Etat a aussi des obligations et des limites. Le Fmi, la Banque mondiale, tout le monde nous observe. Et nos ressources ne sont pas illimitées. Il ne faut pas faire trop de pression sur l’Etat, faisons attention pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or ».

Enfin, il conclut que,  » le Premier ministre Amadou Gon suit attentivement la situation avec son gouvernement, des solutions sont déjà annoncées, d’autres sont en route pour régler les problèmes de l’armée et des fonctionnaires. Il faut faire confiance au président de la République. Je demande aux Ivoiriens de lui faire confiance. Les choses vont rentrer dans l’ordre bientôt. Faisons confiance au chef de l’Etat. »

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Mutinerie: « Les hommes passeront, avec eux, leur régime, mais la Côte-d’Ivoire restera » (KKS)

KKS.jpgDéclaration relative à la situation socio politique et sécuritaire actuelle

Depuis plus de deux semaines, alors que, comme si de rien n’était, le gotha de la République multiplie les célébrations et autres installations des institutions de la ‘’3ème République’’, cette 3ème République sensée garantir la stabilité et la paix, le navire ivoire ainsi abandonné et dans l’indifférence totale des gouvernants, semble s’éloigner allègrement et dangereusement des côtes ivoiriennes, au cœur des flots tumultueux de la fronde sociale et des mutineries militaires.

Ainsi,

Le 05 janvier 2017, alors que la clameur des réjouissances du nouvel an retombait à peine, les airs ivoiriens étaient fendus par des bruits assourdissants d’armes lourdes provenant de plusieurs camps militaires à travers le pays. Des bribes d’informations que Monsieur le Ministre chargé de la défense a bien voulu laisser transparaître, l’on apprenait que le mouvement qui avait entre-temps gagné les principaux camps du pays, n’était rien d’autre qu’une mutinerie militaire destinée à revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail ainsi qu’une supposée prime ‘’ECOMOG’’.

Le lendemain 06 janvier, le Président annonçait, au cours d’un conseil de ministre tout aussi bref qu’extraordinaire, sa décision de prendre en compte toutes les revendications des mutins. Sur cette base, le Ministre annonçait un peu plus tard un accord entre le gouvernement et les mutins qui en conséquence, levaient le pied.

Le vendredi, au terme d’une seconde séance dont les éclats des débats étaient audibles à plusieurs endroits du pays, l’accord, à en croire les médias dans le secret des ‘’dieux’’, était ficelé dans ses derniers détails et le lundi 16 janvier 2017, les premiers effets financiers, semble-t-il, étaient palpables.

Le mardi 17 janvier 2017, alors que les ivoiriens, se croyant sortis de l’auberge, en restent encore abasourdis et à s’interroger sur les fondements de cette affaire aussi étrange que mystérieuse, le pays est à nouveau réveillé par les détonations déchirantes des armes de guerre. Renseignements pris, ce sont encore des hommes en armes qui réclameraient leur part de récompense.

Entre temps, la grève générale des fonctionnaires, lancée depuis le 09 janvier 2017 et qui n’a pas bénéficié de la même considération, est à sa deuxième semaine et paralyse l’ensemble de l’administration ivoirienne avec son cortège de débordement et de violence. Les hôpitaux et les écoles sont fermés depuis 10 jours sans que cela n’émeuve personne.

En l’absence de communication officielle, et sans informations, les ivoiriens, ignorés, méprisés et indignés, se perdent en conjecture !

Que se passe-t-il dans ce pays ?

Cette promesse non tenue, de quoi s’agit-il ?

C’est quoi cette affaire de prime ECOMOG ?

Cet accord dont parlent si abondamment la rumeur et les médias, que dit-il ? Et qui cela concerne-t-il ? Finalement, combien d’armées comporte notre armée ?

Comment ceux qui prétendent tant aimer les ivoiriens arrivent-t-ils à rester indifférents à la tragédie humaine qui se joue dans nos hôpitaux depuis tous ces jours ?

Quelqu’un aurait-il l’amabilité de prendre un peu de son précieux temps pour éclairer un tant soit peu la lanterne brumeuse de nos compatriotes qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui veulent savoir ? Certainement pas du côté de ceux qui semblent avoir abandonné le gouvernail et le navire en pleine tempête pour se réfugier dernière des déclarations ridicules de collaborateurs et porte-paroles en détresse.

Devant cette situation de quasi démission du Président de la République et du gouvernement et, dans ce contexte de grande confusion,

Je veux, tout en exprimant ma compassion et ma sympathie au peuple de Côte d’Ivoire, en appeler à l’apaisement, au calme et à la sérénité de tous. C’est le lieu d’inviter les uns et les autres à la plus extrême vigilance et à la plus grande retenue. En toute circonstance, nous devons garder à l’esprit l’impératif de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Les hommes passeront, avec eux, leur régime, mais la Côte d’Ivoire restera et avec elle, les différents peuples qu’il a plu à Dieu de faire cohabiter sur ces 322 422 km²,

Cher compatriotes,

Nous avons une nation à bâtir, la nation ivoirienne.

Fiers Ivoiriens,

Nous avons une promesse à honorer, celle d’être un modèle d’espérance pour l’humanité.

Ce sacerdoce, nous devons l’accomplir avec honneur et dignité en forgeant unis dans l’amour et la foi, la patrie de la vraie fraternité.

Honneur au peuple martyr de Côte d’Ivoire !

Honneur aux combattants de la justice et de la paix !

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Fait à Abidjan, le 18 janvier 2017

KONAN Kouadio Siméon (KKS)
La voix des sans voix et des sans écritures
Président de Initiatives Pour la Paix (IPP)

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Gambie : La CEDEAO accule, les derniers jours du régime Jammeh…?

Yahya Jammey ex pdt Gambie.jpgAprès avoir tenu tête à toutes les médiations et autres menaces, Yahya Jammeh pourrait passer ses derniers jours au pouvoir. Les troupes de la CEDEAO ayant encerclé Kanilaï, son village natal, l’ex-président gambien aurait accepté de quitter le pouvoir.

Quand la CEDEAO force la main à Yahya Jammeh

Rira bien, qui rira le dernier, dit l’adage. Passée la période du règlement pacifique du contentieux, l’heure est maintenant arrivée pour la CEDEAO de contraindre Yahya Jammeh d’abdiquer. En effet, l’organisation ouest-africaine a déployé ses troupes en Gambie, entamant ainsi la phase militaire de leur intervention. Ainsi, cette armée sous-régionale, appuyée par une partie de l’armée gambienne, a encerclé Kanilaï, le village natal de Jammeh.

Acculé de toutes parts et ne trouvant véritablement aucune issue, l’ex-dictateur veut désormais négocier. Aussi, accepte-t-il enfin de quitter le pouvoir. Il n’omet toutefois pas de demander quelques garanties de sécurité pour lui et ses proches. De même, sa destination d’accueil est de plus en plus évoquée dans les discussions. La Guinée, le Nigeria, le Maroc et la Mauritanie s’étant tous proposés à accorder l’asile politique à l’ancien homme fort de Banjul. Il avait par ailleurs demandé une prorogation de quelques heures de l’ultimatum de la CEDEAO. Si cette dernière tentative aboutit, alors Adama Barrow pourrait effectivement prendre et exercer le pouvoir en Gambie.

Source: www.afrique-sur7.fr

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