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26 novembre 2016

Côte d’Ivoire: des opposants réclament une nouvelle Commission électorale avant les législatives

CEI.jpgAbidjan - Des partis d’opposition de Côte d’Ivoire ont exigé samedi la mise en place d’une nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) avant les législatives du mois prochain, brandissant la
menace de manifestations de rue.

Selon ces partis réunis au sein du Front du refus et de la Coalition du
Non, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, un organe de
l’Union africaine, a jugé le 18 novembre "discriminatoire" la CEI dans sa
forme actuelle envers l’opposition et les partis indépendants.

"L’Etat de Côte d’Ivoire a violé son obligation de créer un organe

électoral indépendant et impartial, prévu par l’article 17 de la Charte
africaine sur la démocratie (...), et qu’il a également, par voie de
conséquence, violé le droit des citoyens de participer librement à la
direction des affaires publiques de leur pays", selon le texte cité par les
opposants.

Le président Alassane Ouattara doit "dissoudre la CEI et la reconstituer en
équilibrant les différentes forces en présence", a déclaré l’ancien président
de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly.

"C’est une condition pour que ces législatives soient conformes", a-t-il
estimé.

Pour contraindre le pouvoir à respecter cette exigence, "nous allons
mobiliser la rue pour marcher sur la CEI. Nous ne renoncerons à aucun
instrument de combat sauf un seul instrument que nous n’utilisons pas et nous
n’avons pas l’intention d’utiliser, c’est la lutte armée", a menacé M.
Koulibaly.

Après le référendum sur la nouvelle Constitution du mois dernier que
l’opposition avait boycotté, les législatives doivent se tenir le 18 décembre.
Les frondeurs du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président
ivoirien Laurent Gbagbo, membres du Front du refus, ont décidé de ne pas
participer aux élections parce que "les conditions techniques, politiques et
sécuritaires ne sont pas encore réunies par le gouvernement Ouattara pour des
élections inclusives, transparentes et équitables".

str-eak/jlb

 

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23 novembre 2016

Discours à la FAO pour la Journée mondiale de la pêche

basilica_san_pietro_sm-600x338.jpgIntervention du cardinal Parolin

Monsieur le Directeur général,
Monsieur le Cardinal,
Messieurs les Ambassadeurs et Représentants permanents,
Messieurs les Fonctionnaires de la FAO
et Représentants de la société civile
Mesdames et Messieurs les Intervenants,
Mesdames et Messieurs,

  1. Je suis reconnaissant envers le directeur général de la FAO, le Professeur José Graziano da Silva, pour ses aimables paroles de bienvenue. Je voudrais exprimer mon estime pour le travail de la FAO et pour son attention à de nombreuses questions liées au développement humain, que l’Église catholique et le Saint-Siège suivent avec attention. Je salue aussi les intervenants qui, avec leur expérience bien connue, donneront le juste relief à cet événement à l’occasion de la Journée mondiale de la pêche.

Comme nous le savons tous, le secteur de la pêche contribue de manière décisive à la sécurité alimentaire mondiale, au bien-être humain et à la prospérité économique, et il est particulièrement important pour la survie des communautés de pêche à petite échelle dans de nombreux États. Le poisson continue d’être un des produits alimentaires les plus commercialisés dans le monde entier et le travail dans ce secteur a augmenté à des rythmes plus soutenus que ceux de la population mondiale (cf. FAO, Report on The State of World Fisheries and Aquaculture 2014). La pêche emploie des millions de personnes et permet la subsistance de familles, de groupes et de communautés. Cela est particulièrement important pour les pays en voie de développement où les produits du poisson représentent souvent la moitié de la valeur totale des marchandises échangées.

Toutefois, il est nécessaire que la vision économique n’oublie pas la garantie d’un bien-être humain compatible avec la protection de l’environnement, afin de créer de la prospérité à long terme et une perspective durable pour les générations actuelles et futures. Pour ces raisons, la promotion d’une pêche et d’une aquaculture durables et responsables doit être une préoccupation fondamentale pour toutes les actions internes et internationales. Dans l’encyclique Laudato si’, nous rappelant l’importance de protéger notre « maison commune », le pape François souligne que « les océans non seulement constituent la majeure partie de l’eau de la planète, mais aussi la majeure partie de la grande variété des êtres vivants, dont beaucoup nous sont encore inconnus et sont menacés par diverses causes. D’autre part, la vie dans les fleuves, les lacs, les mers et les océans, qui alimente une grande partie de la population mondiale, se voit affectée par l’extraction désordonnée des ressources de pêche, provoquant des diminutions drastiques de certaines espèces. Des formes sélectives de pêche, qui gaspillent une grande partie des espèces capturées, continuent encore de se développer. Les organismes marins que nous ne prenons pas en considération sont spécialement menacés, comme certaines formes de plancton qui constituent une composante très importante dans la chaîne alimentaire marine, et dont dépendent, en définitive, les espèces servant à notre subsistance.» (n.40)

Comme l’indique l’introduction du Code de conduite de la FAO pour la pêche responsable, adopté il y a vingt ans, « la pêche, y compris l’aquaculture, représente une source vitale d’alimentation, de travail de temps libre, de commerce et de bien-être économique pour les personnes dans le monde entier, pour les générations actuelles comme pour les générations futures et doit par conséquent être menée de manière responsable ». Malheureusement, dans de nombreuses régions, un niveau insoutenable d’exploitation a été atteint et les interventions de la Communauté internationale, y compris à travers le Code de conduite mentionné, ont substantiellement empêché que la situation n’empire.

  1. Il y a cependant une autre perception plus directement humaine et, j’oserais dire, humanitaire, en suivant les plus récents critères exprimés par le Sommet d’Istanbul en mai dernier, qui préoccupe le Saint-Siège et, je crois, toutes les personnes qui voient avec sagesse la pêche comme une ressource importante pour l’avenir de la famille humaine.

Deux siècles après l’abolition de la traite transatlantique des esclaves, au moins 20,9 millions de personnes continuent de travailler sous la contrainte, en grande partie dans l’économie informelle et illégale (cf. ILO, Global estimates 2012). Environ 90 pour cent du travail forcé, aujourd’hui, est imposé par le secteur privé, surtout dans les activités à haute intensité de main-d’œuvre, comme la pêche. L’étude et le travail des Organisations internationales compétentes – je me réfère en particulier à la FAO et à l’OIL, mais sans négliger les organisations de la société civile – soulignent que la pêche et l’aquaculture sont devenues des activités mondiales qui emploient un grand nombre de travailleurs, souvent déjà rendus vulnérables parce que migrants, victimes de la traite ou du travail forcé.

Les travailleurs, embauchés à travers des agences de travail, vivent constamment la précarité de l’emploi puisque leurs contrats, en général, vont de cinq à six mois. La même précarité est vécue par les travailleurs embauchés par les coopératives, du moment que l’une des conditions pour rester dans la coopérative est d’y rester employé alors qu’à chaque échéance du contrat il n’y a aucune garantie d’être réembauché.

Les travailleurs embarqués sur des bateaux de pêche sont effectivement isolés pendant de longues périodes, privés non seulement de garanties contractuelles mais aussi des droits les plus fondamentaux. Les bateaux de pêche, en particulier ceux qui sont utilisés dans la pêche en haute mer, ont une capacité de plus en plus grande de rester en mer pendant de longues périodes, même pendant plusieurs années. Plutôt que d’accoster régulièrement, ces embarcations peuvent « transborder » le poisson capturé et se refournir en carburant à travers des embarcations plus petites. Pour les équipages, cela signifie vivre dans des conditions dégradantes, dans des espaces restreints, presque en détention, sans documents, qui ne leur sont restitués que rarement après de longues périodes de travail forcé et sous-payé.

Tout cela peut signifier que l’équipage de ces navire n’a pas accès aux ports et n’est donc pas en mesure de fuir, d’empêcher les abus ou de demander assistance. En outre, à bord des bateaux, les travailleurs ont rarement la possibilité de communiquer avec le monde extérieur. Les téléphones portables sont hors de portée des signaux ou il leur est interdit d’utiliser d’autres moyens de communication de bord tels que la radio ou les téléphones satellitaires. Au fond, nous sommes devant des personnes privées de leur identité, avec un bas salaire et qui, si elles étaient libres, ne sont pas en mesure de reconstruire leur vie parce qu’elles sont victimes d’un véritable système d’esclavage. Cette situation est aggravée dans le cas de la pêche illégale, non déclarée et non règlementée.

Nous ne devons pas oublier que le secteur industriel du travail de la pêche continue de s’intéresser à ce qu’on appelle le travail « informel » plutôt qu’à des formes typiques de contrats avec des embauches régulières, sans échéance déterminées et avec des conditions qui prévoient les garanties sociales minimum. Les travailleurs employés à travers des intermédiaires ou des agents de main-d’œuvre, vivent constamment dans la précarité du travail qui se caractérise par des contrats limités dans le temps et uniquement gérés par les donneurs de travail.

Nous sommes témoins d’une situation face à laquelle la Communauté internationale et ses institutions font tous leurs efforts pour établir et développer des solutions spécifiques afin d’éliminer le travail forcé de la chaîne mondiale de la production. Je pense au nouveau Cadre de politique stratégique, adopté par l’ILO en 2010 ou aux récentes décisions du Comité de la pêche de la FAO sur les activités illicites liées au secteur de la pêche.

Les conventions de l’ILO, en particulier la Convention de travail forcé, 1930 (n° 29) et la Convention sur le travail dans la pêche, 2007 (n° 188), l’Accord de la FAO sur les mesures de l’État du port, adopté en 2009 et aujourd’hui en vigueur, le Code de conduite pour une pêche responsables et les Lignes-guides volontaires pour la protection de la petite pêche durable dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’élimination de la pauvreté de 2014, fournissent d’importantes indications et des moyens réels pour chercher à endiguer ce phénomène. Reste cependant le problème de leur mise en œuvre effective et donc de la bonne volonté des différentes parties impliquées.

  1. Face à ces défis, le Saint-Siège considère comme fondamental de développer, en particulier, les capacités de surveiller, d’identifier et de sauver les pêcheurs victimes de la traite, du trafic et de traitements dégradants. Les normes actuelles du droit international nous imposent d’aller au-delà des raisons pour lesquelles les personnes s’adressent à des contrebandiers et des trafiquants. Non avons non seulement le devoir moral de donner d’autres opportunités aux personnes, mais aussi un devoir contraignant de leur fournir une autre possibilité.

Une première réponse pratique peut être représentée par des mesures légales plus strictes et par des procédures de mise en œuvre dont peuvent bénéficier les migrants qui travaillent dans le secteur de la pêche, afin de fuir le trafic et la traite des êtres humains. Il serait possible de donner l’importance nécessaire aux résultats du Forum de Bali de mars 2016, qui ne peuvent être limités à la seule région du sud-est asiatique, du moment que nous sommes face à un phénomène enraciné dans toutes les zones et les régions. Cela aidera à éliminer les affaires illicites de contrebandiers et de trafiquants.

Au niveau intergouvernemental, ensuite, il faut reconnaître que les Agences spécialisées des Nations Unies, ainsi que les autres Organisations internationales, ont maintenant la capacité de prévoir des alternatives durables ; il suffit de penser à l’hypothèse de visas humanitaires, au visa de brève durée, aux visas pour les travailleurs saisonniers. La législation sur les visas, en général, n’a pas réussi à suivre le rythme des changements de la technologie, avec la révolution numérique et avec le progrès qui change et qui a changé le monde ces dernières années.

Les pays d’origine, ensuite, ont la responsabilité de faciliter la mobilité du travail intra-régional pour ceux qui cherchent de meilleures conditions de vie. Cela peut signifier garantir des politiques en matière d’immigration par rapport aux obligations établies dans l’article 18 du Protocole à la Convention de Palerme sur la criminalité organisée transnationale en matière de prévention, de répression et de persécution de la traite et du trafic des êtres humains. De telles dispositions demandent à l’État de faciliter et d’accepter le retour des victimes de la traite et du trafic, qui sont ses citoyens ou qui avaient un droit de séjour permanent sur son territoire en tant que droit acquis au moment de leur entrée dans cet État dans le respect de sa législation nationale.

En renforçant la gestion humanitaire des frontières, nous serons en mesure de garantir des frontières sûres, libres des abus de la traite et du trafic d’êtres humains, fournissant un accès à la protection pour ceux qui y ont droit, comme dans le cas des pêcheurs soumis au travail forcé. Cette approche aurait aussi l’avantage de distinguer entre criminels et victimes, de manière objective et complète. C’est pourquoi, il faudrait considérer un ensemble d’options en faveur des pêcheurs forcés, identifiés comme des personnes qui ne possèdent aucune protection internationale ou qui n’ont pas de droit de séjour. Ces options devraient comprendre aussi une assistance pour les aider à rentrer volontairement chez eux, avec un soutien financier pendant la phase de réinsertion.

Comme nous le rappelle le pape François, « les migrants sont nos frères et sœurs qui cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim, de l’exploitation et de l’injuste distribution des ressources de la planète qui devraient être équitablement partagées entre tous. N’est-ce pas le désir de chacun d’améliorer ses conditions de vie et d’obtenir un honnête et légitime bien-être à partager avec ses proches ? » (Message pour la journée des migrants 2016).

  1. En répondant aux exigences d’un monde qui change et qui est constamment à la recherche de justice, de solidarité, de dignité et de respect des droits de chaque personne, en particulier des plus faibles et des plus vulnérables, chacun de nous est appelé à donner sa contribution, proportionnellement à ses capacités, pour libérer les esclaves du commerce humain pratiqué aujourd’hui à une échelle mondiale. Ce n’est qu’en travaillant ensemble, avec nos efforts conjoints, que nous serons en mesure de briser la chaîne de l’exploitation évidente qui influence les activités de pêche dans de nombreux pays et que nous pourrons dénoncer qu’elle contient tous les éléments d’un véritable crime contre l’humanité selon le droit international.

Nous devons le faire en nous concentrant sur trois objectifs fondamentaux : les aides pour les pêcheurs exploités et dégradés, afin de faciliter leur réhabilitation et leur réinsertion ; le respect, de la part des États et des gouvernements, des normes internationales en vigueur en matière de pêche et, en particulier, sur le travail dans le secteur de la pêche ; la lutte contre le trafic et la traite avec des moyens, y compris des mesures coercitives, capables d’imposer l’état de droit et les standards sur les droits humains. L’objectif final est de préserver la légalité aussi sur les mers qui, depuis des siècles, est un signe de liberté et de civilisation.

Le Saint-Siège est très proche des Organisations internationales comme la FAO et l’ILO qui promeuvent ces objectifs et, à travers les institutions de l’Église catholique dans les différents pays, il est prêt à contribuer à cet effort. Un objectif qui, dans la vision chrétienne, signifie œuvrer pour « rendre la liberté aux opprimés » (Lc 4,18-19).

Merci pour votre attention.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

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20 novembre 2016

Discours du Chargé d’Affaires Andrew Haviland pour le lancement de la garantie de crédit USAID-Oikocredit

Je suis heureux du privilège qui m’est offert de m’adresser à vous en ce jour concernant une nouvelle opportunité d’accroitre les prêts aux différentes étapes deschaînes de valeur dans le secteur agricole. Le partenariat de l’USAID avec Oikocredit est un portefeuille de garantie de crédit couvrant jusqu’à 24 millions de dollars de nouveaux prêts. Ce programme rendra possible qu’un nombre plus large de petites et moyennes entreprises accèdent aux crédits nécessaires pour développer leurs activités. Cela aura l’impact de créer des emplois et accroitre les opportunités économiques en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

La semaine mondiale de l’entreprenariat est un moment de célébration des innovateurs et créateurs d’emplois qui lancent des startups, concrétisent les idées, et stimulent la croissance économique. Mais nous savons que le manque d’accès au financement est une contrainte majeure à laquelle sont confrontés plusieurs entrepreneurs, particulièrement en Afrique de l’Ouest. Le portefeuille de garantie de crédit que nous lançons aujourd’hui est conçu pour répondre directement à cette question en soutenant les efforts d’Oikocredit International visant à accroitre les prêts aux PME dans les chaines de valeur axées sur les exportations. Bien que les banques soient impliquées dans le financement du commerce agricole en provenance d’Afrique de l’Ouest, elles ciblent principalement les entreprises plus grandes qui exportent des marchandises largement utilisées, telles que le cacao, le café et le coton. L’accès au financement est plus limité pour les PME, coopératives et associations, en particulier celle étant dans les chaines de valeur émergentes telles que la noix de cajou transformée, le beurre de karité, le manioc, les fruits tropicaux et les vêtements, ou dans les produits commercialisés au niveau régional comme le bétail et les céréales. Nous sommes fiers de soutenir les efforts d’Oikocredit International, qui a une solide présence sur le terrain en Afrique de l’Ouest et un important vivier d’emprunteurs.

Les États-Unis sont à l’avant-garde dans la promotion de l’entreprenariat au niveau mondial à travers le développement des systèmes innovants ; le plaidoyer en faveur de climats plus propices aux affaires ; la promotion de l’entreprenariat des femmes, des jeunes, et des communautés marginalisées ; et la mobilisation du secteur privé pour étendre l’impact. Cette garantie de crédit fait partie intégrante d’une assistance plus globale du Gouvernement des États-Unis en Côte d’Ivoire et dans la région, afin de promouvoir le commerce et la croissance économique. En particulier, le Centre du Commerce et d’Investissements en Afrique de l’Ouest, un projet de l’USAID, dispose d’un réseau de conseillers financiers qui peuvent aider les PME à développer des plans d’affaires solides qui remplissent les conditions de prêts bancaires. J’encourage toute personne intéressée à s’entretenir avec les représentants de l’Incubateur du Commerce présents ici aujourd’hui. Dans le cadre de notre initiative Trade Africa, nous collaborons également avec le gouvernement de Côte d’Ivoire afin d’appuyer et améliorer ses efforts de promotion des investissements et de réduire les barrières au commerce.

Nous nous réjouissons d’ajouter ce partenariat avec Oikocredit International à nos efforts d’assistance, et nous savons qu’il contribuera à notre objectif de favoriser une large croissance

économique et la résilience en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

Je vous remercie.

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18 août 2016

Interpol met en place un nouveau programme de renseignement en Afrique de l’Ouest

 
Le Représentant spécial d'Interpol auprès de l'Union européenne, Pierre Reuland, a présenté, mardi, au Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiébaon, un nouveau programme de centralisation, d'information criminelle et policière au Burkina Faso et dans la région ouest-africaine, .

Selon une note d'information de la Primature rendue publique mercredi, la délégation de l'Organisation internationale de Police criminelle (OIPC-Interpol) conduite par Pierre Reuland, a fait savoir que c'est un projet de centralisation et de mise à disposition de l'information criminelle et policière au Burkina Faso et dans la région ouest-africaine.

"C'est un projet qui consiste à rassembler l'information policière de toutes les forces de police et de gendarmerie au sein d'un pays et de les rassembler dans une base de données centrales informatisées", a déclaré Pierre Reuland à sa sortie d'audience.
 
M. Reuland a précisé que ce projet permet de créer une plateforme afin d'échanger les informations entre les 15 pays membres de la CEDEAO, ajoutant qu'il va rendre ces bases de données nationales compatibles avec le système d'Interpol en vue d'échanger instantanément avec le reste du monde.

Il a soutenu que ce projet sera un outil d'assistance au commandement qui pourra mieux organiser sa réponse à toutes les formes de criminalité en Afrique de l'Ouest.

Les agents de ce projet "auront également un fichier de base sur l'aéroport international de Ouagadougou ou dans les zones frontalières. Cela va permettre d'appréhender les individus malveillants et suspects".
La sous-région ouest-africaine est en proie à une insécurité marquée par la recrudescence des actes de terrorisme et les exactions de Boko Haram.
 
Publié le jeudi 18 aout 2016  |  Xinhua

14:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

15 août 2016

Brexit : la Grande-Bretagne va-t-elle quitter l’Europe que fin 2019 ?

 Brexit : la Grande-Bretagne va-t-elle quitter l’Europe que fin 2019 ?
 
des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l'article 50 pourrait n'avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019 (Crédits : © Francois Lenoir )

Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait
être reporté à fin 2019, selon le “Sunday Times”

Le départ effectif de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pourrait être reporté à fin 2019 en raison des difficultés que rencontre l’administration britannique et des élections en France et en Allemagne, selon le “Sunday Times”. Le gouvernement de la Première ministre Theresa May a indiqué qu’il comptait invoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne au début de 2017. Le recours à cet article ouvre une période de négociations de deux ans au terme de laquelle le pays concerné quitte l’Union. Ce qui pour un déclenchement début 2017 signifierait un départ effectif début 2019.

Mais selon le “Sunday Times”, des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables du secteur financier de la City de Londres que le recours à l’article 50 pourrait n’avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019. “Des ministres pensent à présent que le déclenchement pourrait être repoussé à l’automne 2017″, a déclaré au journal une source de la City disant avoir parlé de la question avec deux ministres.

“Ils n’ont pas l’infrastructure pour les gens qu’ils doivent engager” en vue des négociations, selon cette source. “Ils disent qu’ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu’ils commenceront finalement à négocier avec l’Europe”.

Les élections en France et en Allemagne posent des difficultés

Par ailleurs, un membre non identifié du cabinet britannique a déclaré au Sunday Times que les calendriers électoraux de la France et de l’Allemagne posaient “certaines difficultés”. Les deux tours de l’élection présidentielle française se tiennent le 23 avril et le 7 mai 2017, et des élections fédérales auront lieu en Allemagne à l’automne 2017.

A la suite du référendum du 23 juin lors duquel les Britanniques se sont prononcés majoritairement pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, Theresa May, qui a succédé à David Cameron, a créé un ministère chargé de superviser les discussions sur le Brexit. Mais le ministre, David Davis, n’aurait engagé jusqu’à présent que la moitié environ du personnel dont il va avoir besoin. Un autre ministère, celui du Commerce international, dirigé par Liam Fox, est lui aussi confronté à la nécessité de recruter rapidement de nombreux experts, car il ne dispose actuellement que d’une poignée de négociateurs expérimentés.

latribune.fr

12:26 Publié dans Monde, Politique | Tags : brexit, grande bretagne, quitte l'europe, en 2019 ? | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

CONGO: Douze ans de réalisations et de développement infrastructurel

CONGO: Douze ans de réalisations et de développement infrastructurel
 

Le Congo lançait en 2004 un vaste programme de municipalisation accélérée pour se doter d’infrastructures dont l’objectif est non seulement d’inter connecter les chefs-lieux à leurs sous-préfectures, mais aussi d’améliorer les conditions de vie des populations, tout en ouvrant le pays à ses voisins.

Douze années après cette initiative commencée dans le département du Kouilou, ce programme s’est poursuivi tour à tour dans la Likouala, le Niari, la Cuvette, Brazzaville (2008, 2009, 2010), la Cuvette ouest, le Pool, les Plateaux, la Lékoumou, la Sangha et cette année dans la Bouenza.

Ayant permis, dans le cadre de sa mise en œuvre progressive, une transfiguration fondamentale du pays, la municipalisation accélérée sonne comme une ère de la modernité du Congo qui a connu un bond en avant au point de corriger le déficit infrastructurel qui existait entre les deux principales villes et l’hinterland du pays.

Dans ce processus, la République du Congo qui disposait autrefois peu d’infrastructures routières, aéroportuaires et même énergétiques s’est vu s’ouvrir sur soi-même et sur le reste du monde. Cela par la construction, notamment des routes interdépartementales et celles dites d’intérêt sous régionale auxquelles s’ajoutent huit aéroports dont trois à vocation internationale (Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo).

Des acquis considérables pour le bien-être des populations

L’économie nationale en matière de structure de transport a connu, grâce à ce programme, une avancée fulgurante dont les acquis donne une nouvelle configuration qui contraste avec les années 1980. L’inexistence des voies de communications et l’absence de politique en la matière plaçaient le pays dans une sorte de dépendance au Chemin de fer Congo océan.

Très significative également dans le cadre des échanges et de la libre circulation des personnes et des biens entre le Nord et Sud du Congo, la municipalisation accélérée a fortement contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations de l’intérieur pourvues aujourd’hui d’électricité, d’eau potable, de marchés modernes, de voiries urbaines et de bâtiments administratifs.

S’agissant des infrastructures routières, le système de transport congolais, longtemps défectueux, rassure de nos jours au point de faciliter l’accessibilité des investisseurs et des produits dans n’importe quelle partie du pays.

Avec un réseau routier peu développé par le passé, le Congo a pu, en douze ans de municipalisation, densifier ses axes routiers estimés actuellement à 9000 km de voies bitumées, dont 350 km de voiries urbaines construites dans les villes secondaires.

Le programme a favorisé, depuis son lancement, la construction de près de 50 préfectures, sous-préfectures et Conseils départementaux et permis l’installation, dans les chefs-lieux et districts, plus de 350 postes de transformation électrique. Environ 1000 km de lignes moyenne tension et plus de 750 km de lignes à basse tension.

Plus d’une quinzaine d’usines et près de 400 km de réseau de distribution ont été construit.

Arrimer le développement à la modernité

Financée à coût de milliards FCFA sur fonds propres de l’Etat, la mise en œuvre de ce programme s’est fait accompagner de plusieurs autres projets réalisés sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de la modernisation du pays.

Ces projets de construction de grande envergure placent aujourd’hui le Congo en bonne position des nations de la sous-région et même du continent disposant d’infrastructures de qualité aux normes internationales.

  Grâce à la construction de ces infrastructures (routes, ports et aéroports) la République du Congo peut se réjouir d’avoir redoré son blason de pays de transit qui était le sien vis-à-vis de ses voisins. Ce positionnement naturel lui a été de nouveau conféré à travers la modernisation de son port en eau profonde et la construction de la dorsale reliant aujourd’hui l’Océan atlantique à l’extrême nord du pays.

A l’actif de nombreux projets réalisés dans le cadre de la modernisation figurent en bonne place le Complexe sportif de Kintélé ayant abrité, en septembre 2015 à Brazzaville, les 11èmes Jeux africains ; l’Université Denis Sassou N’Guesso de Kintélé ; la construction de la zone industrielle de Maloukou ; la réhabilitation du port autonome de Brazzaville ; les aéroports de Maya-Maya et Agostinho Neto, les barrages hydroélectriques (Imboulou et Liouesso) et le bitumage des routes d’intérêt  sous régionale reliant le Congo au Gabon et au Cameroun.

Par ailleurs, l’espoir pour tous les Congolais face à ces avancées est de voir soutenir la diversification de l’économie et l’industrialisation du pays. Ce qui va permettre de vaincre la pauvreté, mettre un terme au dépeuplement des villages et communautés urbaines causé par le manque d’emplois. La bataille de l’émergence que le Congo projette pour 2025 est à ce prix.

Quelques budgets prévisionnels des différentes municipalisations

Bien qu’ayant englouti des bagatelles de milliards FCFA, le financement du programme de municipalisation accélérée a été, à tout point de vue bénéfique.

Cuvette ouest en 2011 ; 300.000.000.000 FCFA

Pool en 2012 : 500.000.000.000 FCFA

Plateaux en 2013 : 400.000.000.000 FCFA

Lékoumou en 2014 : 450.000.000.000 FCFA

Sangha en 2015 : 400.000.000.000 FCFA

Bouenza en 2016 : 450.000.000.000 FCFA

 

 
Guy-Gervais Kitina/adiac-congo.com

11:44 Publié dans Monde, Politique | Tags : congo, réalisations, développement infrastructurel | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |