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13 janvier 2018

Afrique:Restructurer le secteur agricole pour lutter contre la faim

Il est temps de repenser la façon dont nous cultivons, partageons et consommons notre alimentation. Une restructuration du secteur agricole est donc nécessaire pour maintenir le niveau de la croissance économique dans les pays  les moins avancés, et aussi pour éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition.

Le changement climatique exerce une pression encore plus forte sur les ressources dont nous dépendons et augmente les risques de catastrophes naturelles. Un changement profond du système mondial d’alimentation et d’agriculture est nécessaire  si nous voulons nourrir les 925 millions personnes qui aujourd’hui ont faim et les 2 milliards de personnes supplémentaires attendues d’ici à 2050.Korhogo9

Une personne sur neuf dans le monde est sous-alimentée (soit 795 millions). La majorité des personnes souffrant de la faim dans le monde vivent dans un pays en développement, où 12,9% de la population est sous-alimentée.

500 millions de petites exploitations agricoles fournissent jusqu’à 80% de la nourriture consommée dans les pays en développement. Investir dans ces exploitations constitue donc un moyen considérable d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des plus pauvres, ainsi que la production alimentaire pour les marchés locaux et internationaux.

« L’Afrique dépense actuellement 35 milliards de dollars par an pour l’importation de la nourriture. Ces 35 milliards de dollars devraient être conservés sur le continent africain. Il s’agit d’un marché que les jeunes africains peuvent exploiter pour créer plus de richesses chaque année. Pour y arriver, il faut changer notre regard sur l’agriculture. L’agriculture ne devrait pas être considérée comme un mode de vie ou un secteur de développement mais plutôt comme une entreprise de création de richesses» a déclaré Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) le 28 juillet 2017, à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’Institut International pour l’Agriculture Tropicale, organisé à Ibadan, au Nigéria.Copie (2) de SAM_0309

«Plus les Africains consomment des produits alimentaires à valeur ajoutée, moins d’importations seront nécessaires et plus d’emplois seront créés pour les Africains. En important la plupart de nos produits alimentaires, nous exportons en fait des emplois et nos économies perdent leur valeur. De nos jours, beaucoup de nos jeunes perdent leurs vies inutilement en Méditerranée à la recherche d’emplois. A l’avenir, mettons tout en œuvre pour que l’agro entreprise garantisse aux jeunes des emplois et la stabilité qu’ils méritent» a exhorté Dr Agnes Kalibata, Présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), à l’occasion de la 7ème édition du Forum sur la révolution verte en Afrique (AGRF) à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Patrice Kouakou

 Source : #ODD

08 janvier 2018

En RDC, le gouvernement durcit le ton face à l’Église

Cardinal Monsengwo Archeveque de Kinshasa.jpgLe gouvernement a condamné avec virulence le cardinal Monsengwo, archevêque de Kinshasa, après qu’il a dénoncé la répression brutale de la marche pacifique organisée le 31 décembre par une association de laïcs.

Samedi, le Vatican a déploré « la réaction disproportionnée des forces de sécurité congolaises » et estimé « probable » la tenue de nouvelles manifestations.

En République démocratique du Congo (RDC), le ton continue de monter entre le pouvoir et l’Église catholique.

Le gouvernement a jugé « injurieux », vendredi 5 janvier, les propos tenus par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, 78 ans, « à l’endroit des dirigeants du pays ainsi que des forces de l’ordre ». L’archevêque de Kinshasa avait qualifié de « barbarie » l’intervention des forces de sécurité, le 31 décembre dernier, qui avaient violemment réprimé des manifestations dans les églises du pays, faisant plusieurs morts. « Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD-Congo », avait déclaré le cardinal Monsengwo.

A lire : En RD-Congo, une association de laïcs appelle les chrétiens à se mobiliser contre les abus du pouvoir

Le gouvernement «ne peut accepter que de tels propos viennent d’un ministre de Dieu», a répliqué le conseil des ministres, dans son compte rendu vendredi, insistant sur «la laïcité de l’État Congolais». Dans ce même communiqué, l’exécutif « condamne fermement les événements survenus le 31 décembre 2017 ». Il demande « à la justice de se saisir du dossier et d’établir des responsabilités (…) pour arrêter le cycle de violence en perspective pour cette année 2018 ». Enfin, il invite les catholiques à ne pas «récidiver». En effet, pendant le conseil des ministres, le ministre de l’intérieur a « fait part des autres manifestations programmées par le même comité laïc de Coordination de l’Église catholique et son incitateur ».

De fait, le 1er janvier, le père Vincent Tshomba, responsable du collège des doyens de Kinshasa, et Thierry Nlandu, membre du CLC, ont appelé les chrétiens à « maintenir la pression ». Jeudi dernier, comme tous les jeudis depuis le 14 décembre, les cloches des paroisses ont sonné pour réclamer l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre. « La mobilisation continue et nous allons maintenir la pression », assurait à La Croix le père Tshomba.

> À lire : RD-Congo, l’accord de la Saint-Sylvestre

Le Vatican a lui aussi estimé « probable » la tenue de nouvelles manifestations malgré les mises en garde du gouvernement. «Tenant compte de la popularité de la marche du 31 décembre 2017, il est fort probable que d’autres initiatives seront organisées dans les prochains mois», a écrit le nonce dans une lettre au clergé congolais datée du 5 janvier. Le représentant du Saint-Siège à Kinshasa, Mgr Luis Mariano Montemayor, a déploré lui aussi «la réaction disproportionnée des forces de sécurité congolaises», qui « n’a pas respecté le caractère pacifique de cette manifestation».

Ce sont les marches organisées, le 31 décembre, à Kinshasa, la capitale, à l’appel d’une association de laïcs proche de l’Église, qui ont mis le feu aux poudres. En effet, lors de ces marches pacifiques, les organisateurs et les manifestants ont demandé au président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016, de déclarer publiquement qu’il avait bien l’intention de quitter le pouvoir. Cette invite à s’engager à partir a manifestement fortement déplu et les manifestants ont été violemment dispersés.

> À lire aussi : En RD-Congo, un an de tension entre l’Église et le pouvoir

Depuis, le gouvernement a affirmé, à plusieurs reprises, qu’il n’y a pas eu de morts «en lien avec les manifestations du 31 décembre». Ce n’est évidemment pas ce qu’a constaté l’Église catholique. D’ailleurs, jeudi 4 janvier, la nonciature apostolique (ambassade du Vatican) avait confirmé dans une note un bilan d’au moins cinq morts dont «un fidèle catholique», ainsi que l’arrestation de six prêtres, le 31 décembre.

P.B. , La Croix Africa (avec AFP)

05 janvier 2018

Société/Bénin : Banque Atlantique s’engage à soutenir le Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga pour une meilleure prise en charge des populations

banque atlantique, benin, Banque Atlantique, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire du Maroc s’est engagée à soutenir le Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga pour une meilleure prise en charge des populations à travers une signature de convention avec l’établissement hospitalier.

La convention a été signée par Mme Khady HANNE BOYE, Directeur Général de Banque Atlantique, et M. Alexandre SOSSOU, Directeur Général du Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga, sur le site de l’hôpital en présence des médias locaux.

Les dispositions de cette convention encadrent les conditions de remise d’un don important de lot de matériel médical au Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou. Ce lot de matériel est constitué notamment d’électrocardiographes, d’enregistreurs ECG et tensionnel ainsi que de divers consommables.

A travers ce don d’équipement de dernière génération, Banque Atlantique souhaite renforcer et moderniser les capacités de l’unité des Urgences du Service de Cardiologie, lui permettant d’ouvrir l’accès aux soins à un plus grand nombre de patients et améliorer la prise en charge des malades. 

Banque Atlantique témoigne ainsi de son engagement à l’égard du corps médical et des populations du pays en affichant ses valeurs souveraines de solidarité et de citoyenneté s’inscrivant autour de 4 axes d’intervention (social, entrepreneuriat, environnement et culture) ce qui lui permet d’innover dans son modèle, faisant émerger les bases d’une société plus inclusive.

A propos de Banque Atlantique
Banque Atlantique est le 3ème plus grand groupe bancaire de la zone UEMOA en termes de parts de marché.

Banque Atlantique est présente dans les huit pays de l’espace UEMOA :
• Bénin
• Burkina Faso
• Côte d’Ivoire
• Guinée-Bissau
• Mali
• Niger
• Sénégal
• Togo

Banque Atlantique totalise 12 ans de présence dans le paysage bancaire Béninois et compte un réseau de 16 agences en développement

Banque Atlantique s’appuie, également, sur des filiales spécialisées telles que :
• Banque d’Affaires : Atlantique Finance
• Gestion d’actifs : Atlantique Asset Management
• Assurances : Atlantique Vie et Atlantique Assurance IARD en Côte d’Ivoire, GTA Vie et GTA IARDT au Togo

Banque Atlantique est une filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) 


A propos de la maison mère : le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) 

Le Groupe BCP, l’une des premières institutions bancaires du Maroc, est dans le Top Ten des banques africaines en termes de taille de bilan. Il tire sa force de ses valeurs de solidarité, de mutualité et de son organisation unique au Maroc. Le Groupe est composé de 9 Banques Populaires Régionales (BPR) à vocation coopérative ; de la Banque Centrale Populaire (BCP), organe central du Groupe sous la forme de société anonyme cotée en Bourse ; ainsi que de filiales spécialisées, de fondations et de banques et représentations à l’étranger. Le Groupe BCP est présent dans 12 pays africains et 13 autres pays dans le reste du monde. 

Dans l’espace UEMOA, la BCP s’appuie fortement sur Banque Atlantique pour construire le premier groupe bancaire panafricain, solidaire et ancré localement. 

Cette notion de solidarité renvoie à l’engagement du Groupe aux côtés des pays africains pour le financement des grands projets d’infrastructure et le développement de l’inclusion sociale et financière, tout en renforçant le lien entre la diaspora africaine dans le monde et les pays d’origine. 

Elle illustre aussi le lien fort existant entre le Groupe et ses différentes filiales pour une meilleure résilience dans la durée. 


Contact presse Banque Atlantique 
Nom : Ghislain DAGNON
E-mail : ghislain.dagnon@banqueatlantique.net