topblog Ivoire blogs

27 juin 2016

FAO: l’inquiétude du pape François face à la «bureaucratie» internationale

Rencontre du pape et de Graziano Sliva, 23 juin 2016, courtoisie de FAO.ORG

Rencontre du pape et de Graziano Sliva, 23 juin 2016, courtoisie de FAO.ORG

Le pape François confie ses inquiétudes concernant « la bureaucratie actuelle au sein des organisations internationales » : le système des Nations Unies devrait « travailler davantage dans l’intérêt de ses Etats membres ».

C’est ce que rapporte un communiqué de l’Organisation de l’ONU pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) qui a son siège à Rome. Son directeur général, M. José Graziano da Silva, a en effet été reçu en audience privée au Vatican par le pape François, jeudi, 23 juin. A l’ordre du jour des conversations : l’initiative «Espoir bleu» et l’impact du phénomène climatique El Niño.

Le pape François a salué « les efforts de l’Organisation en matière de migration en Méditerranée, ainsi que le travail accompli en vue de promouvoir les liens étroits entre paix et sécurité alimentaire, et changement climatique et développement durable », indique le communiqué.

Pour sa part, M. José Graziano da Silva a présenté l’initiative «Espoir bleu» (« Blue Hope ») de la FAO, qui vise à « transformer les communautés des zones côtières de la région sud-méditerranéenne en moteurs de stabilité et de croissance, notamment en soutenant la pêche artisanale ».

«Les questions de migration lui tiennent vraiment à cœur. Davantage doit être fait pour faire face à la situation en mer Méditerranée où, selon les estimations, plus de 2500 personnes sont mortes cette année en tentant de rejoindre l’Europe par la mer», a déclaré le directeur général au terme de l’audience.

Le pape et M. José Graziano da Silva ont également évoqué « les efforts de paix en cours en Colombie et en République centrafricaine » et souhaitant que « des solutions durables soient trouvées pour mettre fin au conflit dans les deux pays ».

La FAO vise a expliqué M. José Graziano da Silva, « à augmenter les investissements dans la sécurité alimentaire et dans le développement rural durable, mais également à encourager les efforts visant à adapter l’agriculture au changement climatique » : « L’objectif est de contribuer à la création d’un environnement au sein duquel les populations, en particulier les jeunes, ne seront plus obligées d’abandonner leurs terres pour partir à la recherche d’une vie meilleure. »

Le directeur général a aussi abordé question de la migration et le rôle de l’Organisation dans la réussite des efforts entrepris pour atteindre les Objectifs de développement durable établis par la communauté internationale, y compris l’éradication de la faim d’ici à 2030.

Pour ce qui est de « El Niño » le pape François a exprimé ses « inquiétudes » concernant « l’impact direct du phénomène climatique sur les grandes étendues du monde, à savoir les graves sécheresses et les inondations », indique la même source. Le Forum global des Nations Unies sur la sécurité alimentaire et la nutrition, dont le Directeur général est le vice-président, venait de tenir,  mercredi, 22 juin, une session spéciale sur El Niño.

M. José Graziano da Silva a informé le pape que la FAO accueillera deux réunions de haut-niveau, les 30 juin et 6 juillet prochains, afin d’évaluer l’impact du phénomène El Niño dans le «couloir sec» d’Amérique centrale , ainsi qu’en Afrique, en Asie et dans la région du Pacifique.

Le directeur général a constaté que le changement climatique « menace les moyens d’existence de millions de petits agriculteurs familiaux à travers le monde, dont la majorité est  fortement tributaire de l’agriculture de subsistance ».

Il a en outre souligné l’importance « d’investir dans l’amélioration de la capacité des populations rurales défavorisées à accéder aux terres, au crédit et aux autres ressources en réponse aux effets du changement climatique, tout en leur garantissant des services de base tels que l’eau, l’assainissement, la santé, l’éducation, les infrastructures de transport et l’électricité »

05:18 Publié dans Economie, Monde | Tags : fao, inquiétude du pape françois, face, bureaucratie internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Afrique de l'Ouest:Le lancement de la monnaie unique CEDEAO prévu en 2020

CEDEAO

Le lancement de la monnaie unique pour les 15 membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est prévu en 2020, selon un rapport de l’organisation retraçant la stratégie globale d’adoption de cette monnaie. La monnaie unique de la CEDEAO, qui a été approuvée et adoptée lors de la 24ème réunion du Conseil de convergence des ministres et gouverneurs de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) et l’Union monétaire de la CEDEAO, prévoit la mise en œuvre du programme en 2020, avec l’établissement d’une Banque centrale de l’organisation avant la mise en circulation de cette monnaie.

Les pays membres de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Nigeria et la Sierra Leone avaient initié un plan d’adoption de la monnaie unique en 2000, à la suite à la « déclaration d’Accra et à l’Accord de Bamako».

Ces cinq Etats membres, qui représentaient une population de 190 millions d’habitants et un PIB de 375 milliards de dollars US en 2008, avaient à deux reprises reporté la date de mise en circulation de la monnaie unique dans la ZMAO, alors que le lancement au sein de la ZMAO devrait compléter celui de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui regroupe les huit Etats d’Afrique de l’Ouest ayant en commun le franc CFA. La Cedeao a été instituée par le traité de Lagos en mai 1975 par quinze pays de l’Afrique de l’Ouest: Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. Le Cap-Vert a rejoint la Communauté en 1976, tandis que la Mauritanie a quitté l’organisation en 2000. Deux pays membres de la CEDEAO, notamment le Liberia et le Cap-Vert, ne sont actuellement pas membres de l’une ou l’autre union monétaire.

Ainsi, le Conseil de Convergence les a invité à « se joindre à au moins une des zones monétaires ouest-africaines et au Programme de coopération monétaire de la CEDEAO pour la réalisation de l’initiative de la monnaie unique ». Les membres ont demandé à la Commission de la CEDEAO « de maintenir sa collaboration avec les autres institutions régionales et Etats membres impliqués dans la Programme de coopération monétaire pour s’assurer de la mise en œuvre effective et en temps opportun de la feuille de route pour le Programme de la monnaie unique » en vue de « s’approprier » le projet de la monnaie unique, selon une source proche du dossier. Le Conseil de Convergence a en outre demandé aux Etats membres de « maintenir les politiques fiscales et monétaires appropriées et la mise en œuvre rigoureuse des politiques structurelles et institutionnelles dans le cadre du Mécanisme de surveillance multilatéral, afin de mettre en place une convergence et une union monétaire durables ».

Source: Leral.net

04:58 Publié dans Monde, Politique | Tags : lancement, monnaie unique, cedeao, en 2020 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

25 juin 2016

« Nourrir l’Afrique » : la BAD adopte sa stratégie pour révolutionner l’agriculture africaine

 
Abidjan – Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé une stratégie de transformation de l’agriculture africaine pour un secteur agroalimentaire compétitif et inclusif, à même de créer de la richesse, d’améliorer les conditions de vie de ses populations et de sauvegarder l’environnement.

Intitulé « Nourrir l’Afrique : stratégie pour la transformation agricole de l’Afrique, 2016-2025 », le document a été approuvé à l’unanimité, mercredi 22 juin 2016, par les administrateurs du Groupe de la Banque réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Ce, après avoir fait l’objet d’un examen approfondi par les parties prenantes internationales, les organisations sectorielles et les partenaires, en sus de consultations régionales organisées à Rabat, Kinshasa, Lusaka, Dar-es-Salaam et Accra.

Cette stratégie vise à éradiquer la faim et la pauvreté rurale en Afrique dans les dix ans à venir. Pour ce faire, elle mise sur une transformation fondée sur un développement à grande échelle de l’agriculture en tant qu’activité commerciale à forte valeur ajoutée, stimulée par le secteur privé et soutenue par le secteur public, et qui recourt à des mécanismes de financement innovants.

Il s’agit de la deuxième des Cinq grandes priorités de la Banque, dites Top 5 — Éclairer l’Afrique et l’alimenter en électricité,Nourrir l’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations de l’Afrique — qui constituent un plan d’action pour la mise en œuvre de sa Stratégie décennale 2013-2022.
Atteindre de tels objectifs exige d’accroître la productivité, la valeur ajoutée et les investissements en infrastructures, de mettre en place un environnement favorable à l’industrie agroalimentaire, de catalyser les flux de capitaux et de préserver le caractère inclusif et durable de l’agriculture et sa capacité à fournir une alimentation de qualité, et ce, de manière coordonnée.

La stratégie de transformation définit 15 chaînes de valeur prioritaires pour des produits de base, en fonction de zones agro-écologiques précises, le but étant d’atteindre l’autosuffisance pour certains produits comme le riz, le blé, le poisson, l’huile de palme, l’horticulture et le manioc ; de gravir les échelons des chaines de valeur pour les produits principalement destinés à l’exportation comme le cacao, le café, le coton et les noix de cajou ; d’assurer la sécurité alimentaire au Sahel grâce au sorgho, au mil et à l’élevage ; et d’exploiter le potentiel de la savane guinéenne pour la production de maïs, de soja et de bétail.

La stratégie « Nourrir l’Afrique » soutient, de manière convaincante, qu’il est possible d’inverser la situation d’un continent qui dépense chaque année 35,4 milliards de dollars EU pour ses importations de denrées alimentaires, alors qu’il héberge près de 65 % des terres arables sous-exploitées dans le monde.

Quelque 70 % de la population africaine et 80 % des pauvres du continent qui vivent en milieu rural dépendent de l’agriculture et d’entreprises rurales non agricoles pour leurs moyens de subsistance. Il est de plus en plus difficile pour eux de répondre à leurs besoins alimentaires de base, au fur et à mesure que s’accroît la pression démographique ; les terres et l’eau deviennent des ressources rares qui se dégradent, et la productivité agricole n’augmente plus.

Conduire ce programme de transformation au cours des 10 prochaines années exigerait de 315 à 400 milliards de dollars EU d’investissements, selon les calculs, avec un retour sur investissement annuel de 85 milliards de dollars EU dans l’hypothèse d’un financement intégral.
La Banque investira 24 milliards de dollars EU elle-même et mobilisera des financements supplémentaires au moyen de prises de participation (fonds propres et quasi-fonds propres) et d’instruments de crédit et de risque, afin de catalyser les investissements à grande échelle en provenance du secteur privé ainsi que les cofinancements des donateurs traditionnels et des nouveaux acteurs. Le déficit de financement, évalué à 23 milliards de dollars EU, pourra être comblé grâce à l’utilisation d’outils innovants d’atténuation des risques, et à des financements mixtes en provenance de fonds souverains, de fonds de pension et de capitaux propres, de l’avis de Chiji Ojukwu, directeur du Département d’agriculture et d’industrie agroalimentaire de la Banque, qui présentait la stratégie au Conseil d’administration.

Le Conseil a félicité le personnel et l’équipe dirigeante pour cette stratégie bien conçue, soulignant la nécessité d’en suivre de près la mise en œuvre, en accordant une attention particulière aux aspects liés à l’inclusion, à la gestion des terres et à la mobilisation des ressources. Il a également appelé à tenir compte des petits États insulaires et des États fragiles, et à veiller à l’intégration des questions de politique ainsi qu’au dialogue avec le secteur privé et la société civile.

Pour sa part, le président de la BAD, Akinwumi Adesina, qui présidait le Conseil, a souligné le soutien massif apporté au programme de transformation agricole de la Banque par les institutions partenaires telles que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (IFAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), ainsi que par le secteur privé et les gouvernements.

Les priorités du Top 5 dans leur ensemble, et celles du programme agricole en particulier, sont cruciales dans le contexte actuel, où « quasi toutes les zones rurales en Afrique sont devenues des zones de misère économique, juge le président Adesina. Nous devrions les transformer en zones de prospérité ».
 
Publié le vendredi 24 juin 2016  |  BAD

09:55 Publié dans Economie, Monde | Tags : « afrique, la bad, adoption stratégie, pour révolutionner, agriculture africaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Sénégal: Après sa libération, Karim Wade parle

Sénégal: Après sa libération, Karim Wade parle aux sénégalaisKarim Wade parle aux Sénégalais: « Les conditions de ma sortie de prison en ont décidé autrement »
Karim Wade se confond dans des remerciements dans sa première déclaration quelques heures après sa sortie de prison. Il a tenu à remercier tous ceux qui l’ont soutenu dans cette épreuve sans oublier personne au plan national et international. Sans préciser là où il se trouve actuellement, Wade-fils se met déjà dans la peau d’un leader se prépare aux prochaines joutes électorales notamment les législatives. L’ancien ministre des Transports aériens, des Infrastructures, de la coopération internationale et de l’Energie a tenu à expliquer pourquoi il ne s’est pas rendu à Touba où faire le déplacement au Point E pour saluer et remercier ses affidés qui s’étaient massés là bas malgré l’heure tardive de sa libération.

Je rends grâce au Tout Puissant et le remercie de m’avoir permis de traverser l’épreuve qu’il m’a fait subir en gardant la foi, la sérénité et la santé.
Je remercie mon père et ma mère qui m’ont accompagné et témoigné leur affection.
Je salue respectueusement et remercie chaleureusement le Khalife Général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Makhtar MBACKE à qui j’exprime ma plus profonde reconnaissance.
Je salue respectueusement et remercie particulièrement le Khalife Général des Tidjanes, Serigne Cheikh Tidjane SY ainsi que son porte-parole Serigne Abdoul Aziz SY Al IBN.
Je salue respectueusement et remercie l’Archevêque de Dakar Monseigneur Benjamin NDIAYE pour ses prières et la visite qu’il m’a rendue durant mon incarcération.

Je salue tous les chefs et guides religieux du Sénégal et les remercie pour leurs prières.
Ma gratitude va à toutes les personnes qui m’ont exprimé leur soutien pendant ces années de privation, particulièrement toutes les personnes que je ne connais pas et qui ont tenu à être à mes côtés dans les moments difficiles, venant souvent de très loin et, parfois, passant la nuit devant la porte de la prison pour pouvoir me manifester leur solidarité. Ma gratitude va également aux militants et responsables du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), du Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR), tous les partis, les mouvements de soutien et les citoyens de tous horizons qui m’ont permis de subir l’enfermement avec moins de rigueur et de maintenir intacte la flamme de l’espérance et mon ambition pour un Sénégal réconcilié avec lui-même, attaché aux valeurs de progrès et de justice.

J’associe à ces remerciements toutes les organisations de la société civile ainsi que tous les défenseurs des droits de l’Homme qui ont condamné une juridiction d’exception qui ne respecte pas les exigences d’un procès équitable et qui a violé les droits de la défense ainsi que les droits de l’homme comme l’ont déclaré les Nations Unies en affirmant avec force que ma détention était arbitraire.

Ma reconnaissance va plus particulièrement à la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (RADDHO), à AMNESTY INTERNATIONAL, à la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH) et à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).

J’exprime aussi toute ma gratitude et ma plus profonde reconnaissance à mes avocats qui ne cessent de me défendre avec conviction.
J’ai la conscience de celui qui a fait son devoir et exercé avec vertu et honneur les responsabilités d’Etat qui lui étaient confiées.

L’endurance prescrite par le Créateur a fortifié un cœur ignorant la haine et adossé aux enseignements de son guide, le Vénérable Saint Homme de Touba, Cheikh Ahmadou BAMBA dont

le Khalife Général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Makhtar MBACKE perpétue l’œuvre avec sagesse et humilité. Ils m’ont permis d’affronter l’injustice avec humilité et sans rancune.
Je remercie l’Émir du Qatar, Sheikh Tamin ben Hamad AL THANI, qui par amitié pour moi, n’a cessé d’intervenir pour permettre qu’il soit mis fin à l’injustice que je subis depuis quatre ans. Je lui exprime ma profonde reconnaissance pour sa sollicitude.

Mon vœu le plus cher était d’aller, dès ma libération, dans nos villages et dans nos villes, à la rencontre des millions de Sénégalais qui m’ont assuré de leur soutien, m’ont accompagné de leurs prières et qui n’ont jamais douté de mon innocence pour les en remercier. J’imagine leur peine mais, malheureusement, les conditions de ma sortie de prison en ont décidé autrement.

C’est également avec une profonde affliction que je regrette, du fait de ces mêmes conditions, de n’avoir pu me rendre à Touba, La Sainte, renouveler mon allégeance à Serigne Touba, fortifier ma foi, exprimer de vive voix mes condoléances à Serigne Cheikh Sidy Makhtar MBACKE. Je le remercie vivement de m’avoir envoyé une forte délégation conduite par son fils aîné Serigne Moustapha MBACKE qui a tenu à me saluer et à prier pour moi avant mon départ.

Je réaffirme toute ma confiance au Parti Démocratique Sénégalais (PDS), renforcé par le soutien de ses alliés. J’ai la ferme conviction que ce parti, mon parti, a besoin de la confiance et de l’adhésion du plus grand nombre de nos concitoyens à qui je demande de venir nous y rejoindre, pour assurer les victoires à venir, notamment lors des prochaines élections législatives, et porter encore plus haut l’ambition et la vision de Me Abdoulaye WADE.
La confiance de ses militants et l’espérance des sénégalais méritent tous les sacrifices et privations.
En ces moments de ma vie, je regrette de n’avoir pas vu mes filles grandir et se fortifier dans les dures épreuves qui les ont privées de l’affection de leur père et jetées si tôt déjà dans la dure réalité d’un monde de souffrance et d’endurance. Je leur exprime toute ma fierté pour le courage avec lequel elles m’ont accompagné durant ces quatre longues années.
Je ne pourrais terminer sans avoir une pensée pour mes compagnons Ibrahim Aboukhalil, Mamadou POUYE, Alioune Samba DIASSE et tous les autres à qui l’amitié et le sens de l’honneur ont valu tant d’injustes et de privations. Je pense enfin à tous les autres détenus qui restent en prison.
Je vous remercie et vous souhaite un bon ramadan.
DEWENATI !!!

09:02 Publié dans Monde, Politique | Tags : sénégal: après sa libération, karim wade parle aux sénégalais | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Sénégal: la libération de Karim Wade, le coup de poker de Macky Sall

(Photo d'archive) Le président Macky Sall, le 16 février 2016.
© HO / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / AFP

Karim Wade est à nouveau libre. Malgré sa condamnation, malgré la prison, malgré son départ du Sénégal dès sa libération, le fils de l'ex-président Aboudalaye Wade reste le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) pour l'élection présidentielle de 2019. Si certains, notamment au sein de la majorité saluent cette libération, d'autres la critiquent fortement. Et tout le monde s'interroge sur l'objectif du président Macky Sall.

Cette grâce accordée à Karim Wade dans la nuit de jeudi à vendredi signe avant tout la fin des fortes tensions entre le président Macky Sall et les cadres du Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade. Des tensions permanentes depuis l'élection présidentielle de 2012.

Si certains évoquent désormais un possible rapprochement politique, voire une entrée au gouvernement, le chef de l'Etat a néanmoins compris qu'il devait isoler Karim Wade, prétendant sérieux s'il se présente à la présidentielle 2019. En contrepartie de sa libération, le fils de l'ex-président Abdoulaye Wade a en effet accepté, visiblement contre son gré, de quitter immédiatement le Sénégal.

Une grâce critiquée

Cette libération provoque aussi de vives critiques de la population et de la société civile, notamment au sein du mouvement Y’en a marre, qui estime qu'une justice à deux vitesses est en place et que seuls les puissants peuvent échapper à la prison.

Idrissa Seck, le leader du parti Rewmi, dénonce un deal orchestré du Qatar, où Karim Wade s'est envolé quelques heures après sa libération. « Je trouve sa libération scandaleuse, parce que résultat d’un deal. Le Qatar est intervenu (…). Ce deal enlève au président de la République toute légitimité pour poursuivre qui que ce soit. Le président Macky Sall a perdu toute légitimité pour parler de traque de biens mal acquis parce que cette traque autour de Karim Wade a tenu en haleine le peuple sénégalais pendant quatre ans et accouche d’une souris, souligne-t-il. Ce que je trouve ignoble, c’est que le président Macky Sall ait voulu couvrir ce deal en l’anoblissant au moyen d’un prétendu dialogue national qui comme vous avez pu le constater n’a porté sur aucun des intérêts vitaux du Sénégal. »

Le PDS a en effet contre toute attente accepté de participer au dialogue national qui a lieu en ce moment. Alors cette libération est-elle le fruit d'un deal avec l'ancien président Abdoulaye Wade ? « Le président n’a pas besoin d’un prétexte pour libérer Karim Wade. S’il y avait eu un deal, cela aurait pu intervenir depuis deux ans ou trois ans. Je ne vois pas quel serait le deal en la matière », répond Abdou Latif Coulibaly, le secrétaire général du gouvernement sénégalais. La réconciliation de la famille PDS peut-être ? « Je ne le crois pas », réagit Abdou Latif Coulibaly.

Par RFI Publié le 25-06-2016

 

C'est une grande surprise pour moi. Avant de le libérer, il fallait consulter les populations parce qu'on l'a condamné à cause de l'argent du contribuable qu'il a pris.
Ecoutez les réactions à Dakar à cette libération
25-06-2016 - Par Lou Garçon
 

00:00

08:32 Publié dans Monde, Politique | Tags : sénégal, libération de karim wade, coup de poker de macky sall | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

L'Union européenne pourra-t-elle survivre au Brexit ?

Alors que le Royaume-Uni vient de choisir de sortir de l'UE, les inquiétudes montent à Bruxelles, qui craint une propagation de l'euroscepticisme.

Source AFP
Publié le | Le Point.fr
Les électeurs britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne.
Les électeurs britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne. © AFP/ LEON NEAL

08:06 Publié dans Monde, Politique | Tags : l'union européenne, pourra, t elle, survivre, au brexit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |