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24 juillet 2016

iPhone 6 : Apple s’explique sur la couleur or du modèle

iPhone 6 : Apple s’explique sur la couleur or du modèle

A la sortie de l’iPhone 6, les critiques n’avaient pas été tendre avec Apple à propos de la couleur or. Le CEO Tim Cook s’explique aujourd’hui.

Le marché asiatique intéresse de près les marques depuis quelques années. La Chine plus particulièrement est devenue une cible de choix pour les firmes européennes et américaines. En pleine expansion, le pays le plus peuplé du monde représente une manne financière impressionnante, spécialement pour le marché du luxe. Car qui dit pays en pleine croissance dit augmentation du nombre de personnes aux forts revenus. C’est sans doute en partant de ce constat qu’Apple a décidé de lancer la production de son dernier smartphone avec la coque dorée. On ne parle pas de l’iPhone 6 en or, mais bien de l’un des coloris proposé de base. En effet, si, en plus du gris et du noir, il est proposé par Apple un choix plus bling bling, c’est grâce au marché chinois. Un choix déjà proposé avec l’iPhone 5s et qui, dans les deux cas, a été plus ou moins apprécié lors de leurs sorties. Selon Tim Cook, l’intérêt avait été avant tout… culturel. Pas sûr que cela convainc grand monde.

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Interviewé dans le Bloomberg Businessweek, Tim Cook révèle en effet que l’iPhone 6 avec le coloris doré existe car il était prévu pour la cible chinoise, car selon lui c’est avant tout par ce que l’or est considéré comme un symbole de chance dans ce pays. Une phrase qui n’a pas manqué de faire réagir les internautes, notamment ceux vivant dans le pays cité. En effet, si l’or est signe de prospérité en Asie (comme en Europe ou en Amérique du Nord d’ailleurs), la chance semble plutôt être attribuée à la couleur rouge, selon les commentaires de chinois plus ou moins véhéments. Il est clair que l’image ostentatoire de cette coque avait en effet plus de chance d’attirer le consommateur asiatique, friand d’un luxe visible. L’honnêteté aurait été mieux perçue plutôt que cet argument quelque peu bancal. La marque est quand même restée dans le sobre et le raffinement et n’a pas sorti une édition de l’iPhone 6 avec de l’or et du marbre. Non, d’autres fabricants s’en sont chargés.

Victor G.
meltystyle.fr

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Négociations sur les APE : Conciliabule à Libreville

Les membres du comité de négociation des accords de partenariat économique avec l’Union européenne tentent, depuis le 22 juillet dernier, de trouver un compromis pouvant permettre de renouer le dialogue et conclure un accord sous-régional.

Ouverture des travaux par Madeleine Berre, le ministre des PME-PMI. © Gabonreview

Ouverture des travaux par Madeleine Berre, le ministre des PME-PMI. © Gabonreview

Le ministre du Commerce a, en présence de ses homologues de la sous-région, ouvert, le 22 juillet courant, les travaux de la 15e session du comité ministériel des négociations APE (Comina). Cette rencontre préparatoire à la session extraordinaire du Conseil des ministres et à la Conférence des chefs d’Etat sur les accords de partenariat volontaire (APE) devra déboucher sur la définition d’une orientation commune. «Il importe de pouvoir apporter une réponse coordonnée pour la stabilité de nos outils de politique fiscalo-douanière, exprimés notamment par le tarif extérieur commun (Tec)», a rappelé Madeleine Berre.

Les membres du comité ministériel de négociation APE. © Gabonreview

Les membres du comité ministériel de négociation APE. © Gabonreview

Pour le président de la Commission de la Cemac, la position commune tant recherchée devrait tenir compte de quatre principes fondamentaux, à savoir : la compatibilité avec les règles de l’OMC, la préservation des acquis de l’intégration régionale, la garantie des ressources pour le développement et, la poursuite de la coopération commerciale avec l’Union européenne. «La communauté exhorte les ministres à œuvrer chacun en ce qui le concerne en faveur d’une contribution significative et efficiente pour la réussite de la présente session dont les résultats devraient permettre d’éclairer les décisions des plus hautes instances de nos deux communautés», a affirmé Pierre Moussa.

Cette rencontre vise essentiellement la mise en œuvre des recommandations formulées à Douala, le 17 juin dernier, notamment la proposition d’un nouveau texte juridique de l’APE régional basé sur les acquis de l’accord d’étape du Cameroun et complété par des dispositions liées au volet développement.

En effet, depuis deux ans, la sous-région se bat pour aboutir à un accord solide. A cet effet, l’Union européenne et la Cemac ont organisé une douzaine de réunions du comité technique et quatre réunions du comité ministériel. De nombreuses études et dossiers ont aussi été menés de concert par les deux partenaires.

 

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27 juin 2016

En cinq ans, François Hollande aura-t-il réorienté l’Europe ?

François Hollande à son arrivée devant le Parlement européen à Strasbourg, mardi 5 février. BERTRAND LANGLOIS/AFP

François Hollande à son arrivée devant le Parlement européen à Strasbourg, mardi 5 février 2013. (BERTRAND LANGLOIS/AFP)

« L’Europe ne peut plus faire comme avant », estime François Hollande, à la suite du vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union Européenne. Le président français se verrait bien en leader de la réorientation de l’Union Européenne. Et ce n’est pas nouveau.

Déjà, pendant la campagne de 2012, il s’était fixé l’objectif de changer l’Europe. Une Europe critiquée à gauche pour être trop libérale, trop focalisée sur la réduction des déficits et pas assez sur la relance de l’économie. Son objectif paraissait ambitieux, alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, a toujours fait de la discipline budgétaire des états un préalable à d’autres formes de politiques économiques communes.

Quelles ont été l’influence en Europe et la marge de manœuvre du président depuis son élection ? Comment aurait évolué l’Europe s’il n’était pas là ? Autant de questions auquel il est très difficile de répondre. En attendant, le point sur les propositions formulées pendant et après la campagne.

Objectif croissance

C’est le premier épisode de l’histoire du quinquennat : au lendemain de son élection, le nouveau président se rend à Berlin pour y rencontrer la chancelière. Avec dans ses valises une ambition brandie pendant la campagne : renégocier le traité budgétaire signé en mars 2012 par Merkel et Sarkozy, qui instaure une  » règle d’or  » budgétaire Promesse partiellement tenue de François Hollande. Finalement, le traité en lui-même est ratifié tel quel par le Parlement français, mais le président avait obtient qu’y soit adjoint un pacte sur la croissance de 120 milliards d’euros Promesse tenue de François Hollande.

Problème : seuls 10 milliards d’euros d’argent « frais » seront en réalité mobilisés par les Etats européens, le reste du plan consistant à réorienter des fonds existants et à attirer des investissements privés. Des sommes hypothétiques, pour être clair.

En outre, François Hollande n’a pas non plus réussi à obtenir que le budget européen 2014-2020 (en baisse) soit mis  » au service des grands projets d’avenir «  Nouvelle annonce de mandat.

Pour que les Etats soient moins prisonniers de leur dette, François Hollande proposait aussi de mettre en place des euro-obligations Nouvelle annonce de mandat : des titres de dette européens, garantis par tous les pays de la zone euro, permettant aux états les plus  » fragiles  » de bénéficier de la crédibilité des autres. Juste après son élection, il présente ces eurobonds comme le « point de départ«  de la relance. Mais Angela Merkel annonce la couleur dès juin 2012. Les euro-obligations ?  » Pas de mon vivant « , tranche la chancelière, qui craint qu’un tel dispositif nuise à la discipline budgétaire des états.

En revanche, les soutiens de François Hollande revendiquent son influence dans l’inflexion de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) Promesse tenue de François Hollande. En janvier 2015, l’institution présidée par Mario Drahi a en effet annoncé un programme inédit de « quantitative easing « , visant à racheter des titres de dettes des états pour injecter de la monnaie dans l’économie, faire baisser la valeur de l’euro et favoriser la croissance. Une politique souhaitée par François Hollande même si, officiellement, la BCE est indépendante du politique.

François Hollande a aussi incontestablement œuvré, avec le premier ministre polonais Donald Tusk, pour la mise en place d’une « Europe de l’énergie  » Promesse tenue de François Hollande. Une idée qui s’est concrétisée avec un accord de principe des Vingt-Huit lors du sommet européen du 19 mars 2015, grâce à une alliance entre les deux dirigeants.

Une Europe de gauche ?

Les initiatives françaises sont pour l’instant moins fructueuses sur la taxe sur les transactions financières européenne Promesse en cours de réalisation de François Hollande. Depuis que la France et 10 autres pays ont lancé les discussions début 2013 dans un cadre de « coopération renforcée », aucun compromis n’a été trouvé. Le 16 juin, les 10 pays restants ont encore repoussé la perspective d’un accord à l’automne 2016, alors que les ONG s’inquiètent d’un accord a minima qui taxerait une partie infime des transactions financières.

Lire : La taxe sur les transactions financières, cet impôt que l’Europe n’ose pas enterrer.

 » Je proposerai aussi, si l’on veut éviter d’être jugés par des agences de notation dont nous contestons la légitimité, de mettre en place au niveau européen une agence publique de notation « , disait aussi François Hollande au Bourget en 2012 Promesse en doute de François Hollande, quelques jours après la dégradation de la note française par Standard & Poor’s. En 2013, le Parlement européen va dans son sens, en adoptant une feuille de route pour la création d’une telle agence. Mais un rapport de la Commission européenne, en 2015, semble enterrer le projet :  » Une évaluation européenne de la qualité de crédit pour les dettes souveraines ne semble ni proportionnée ni appropriée à ce stade. « 

Pour qu’Union européenne ne rime pas avec ultra-libéralisme, François Hollande voulait également demander une directive européenne sur la protection des services publics Promesse pas encore tenue de François Hollande. A l’heure actuelle, on est sans nouvelles de la promesse. Pas d’avancées non plus sur la taxe carbone européenne Promesse pas encore tenue de François Hollande, défendue par François Hollande dans son programme, à laquelle le président semble vouloir subtituer une réflexion sur le prix plancher du carbone.

La refonte de l’union politique

A ses idées de campagne, François Hollande a voulu adjoindre en mai 2013 un nouveau projet plus ambitieux encore : conclure un compromis solide avec la chancelière Angela Merkel pour « redonner un contenu à l’union politique européenne » Promesse partiellement tenue de François Hollande, malmenée par la crise lancinante de la zone euro.  Une échéance est même fixée : avant les élections législatives allemandes de septembre 2013. Il était notamment question de lancer un « new deal » pour l’emploi des jeunes, de relancer l’Europe de l’énergie et d’approfondir la zone euro (avec un budget commun et un « gouvernement » chargé d’harmoniser la fiscalité et les politiques sociales).

Le « new deal » prend la forme d’une enveloppe de 8 milliards d’euros destinée à financer des mesures pour l’emploi et la garantie jeunes Promesse tenue de François Hollande, équivalent du RSA pour les moins de 25 ans en grande précarité. L’Union européenne de l’énergie Promesse tenue de François Hollande est quant à elle officiellement mise sur les rails en mars 2015.

François Hollande butte en revanche sur les réformes de la zone euro. Il présente officiellement ses propositions au Conseil européen, en juin 2014, sans susciter de grandes réactions. Y figurent l’idée d’un salaire minimum dans chaque pays, un rapprochement des politiques fiscales et la création d’un poste de président de l’Eurogroupe à plein temps…

Le processus semble se débloquer quand, en mai 2015, Angela Merkel signe avec le président français une contribution commune qui reprend une grande partie de ses propositions, avant que le « rapport des cinq présidents » de l’UE (Conseil européen, Parlement européen, Commission européenne, Eurogroupe et BCE) ne les appuie un mois plus tard. Le 14 juillet 2015, François Hollande va un cran plus loin en prônant la mise en place d’une nouvelle institution : un parlement spécifique à la zone euro.

Les réticences allemandes et la perspective du « Brexit » semblent alors lors toutes les discussions. On ne saurait réfléchir à l’approfondissement de l’Europe avant que l’un de ses pilliers ne décide de son maintien ou de son départ.

Le « leave » l’ayant emporté au Royaume-Uni, François Hollande semble vouloir profiter de l’occasion pour relancer ces pistes. Si son ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault travaille ces jours-ci main dans la main avec son homologue social-démocrate allemand Frank-Walter Steinmeier pour lancer un appel pour une « Europe politique » et concrétiser enfin ces orientations, ils pourraient se heurter une nouvelle fois aux réticences de la chancelière Merkel, moins enthousiaste à l’idée de franchir une nouvelle étape dans l’intégration européenne sans convergence économique préalable. Or, le temps est désormais compté pour François Hollande, s’il veut faire franchir ce pas à l’Europe avant la fin de son mandat.

Bastien Augey

23:04 Publié dans Monde, Politique | Tags : françois hollande, perspectives europe, en cinq ans | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

CEDEAO: Duncan appelle à «une coopération plus accrue et à la mutualisation des efforts

Le chef du gouvernement ivoirien, Daniel Kablan Duncan a invité, lundi les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à « une coopération plus accrue et à la mutualisation de nos efforts » face aux défis sécuritaires qui guettent cette région, a constaté l’Agence de Presse Africaine (APA) sur place dans la capitale économique ivoirienne.

«L’actualité des attaques terroristes et de pirateries dans différents pays de notre région nous invite à une coopération plus accrue et à la mutualisation de nos efforts », a fait remarquer le premier ministre ivoirien à l’ouverture des nouveaux locaux de la représentation permanente de la CEDEAO à Abidjan.

Pour Daniel Kablan Duncan, «la résilience face à ces menaces doit nous permettre de maintenir la stabilité et la paix dans notre espace, préalable à tout développement de chacun de nos pays ».

« Ce bâtiment entièrement réhabilité à hauteur de 423 100 672 de Francs CFA par l’Etat ivoirien et mis à la disposition de cette institution», à en croire Daniel Kablan Duncan, est la preuve de « l’engagement de la Côte d’Ivoire de mettre tout en œuvre pour que la CEDEAO puisse mener ses activités dans des conditions les plus appropriées ».

Le nouveau siège qui couvre une superficie de 2230 m2 offrant une capacité de 16 bureaux, deux parkings et deux garages, est situé sur le Boulevard de France dans le quartier chic de Cocody à l’Est Abidjan où flottent les différents drapeaux des pays membres.
« C’est une grande fierté, un honneur pour notre pays d’avoir continué à la réalisation de cet important ouvrage qui est désormais la maison de la CEDEAO en Côte d’Ivoire qui doit contribuer au rayonnement de notre institution commune », a conclu M. Duncan qui a promis le soutien de son gouvernement pour l’achèvement des travaux notamment la salle de conférences et le restaurant.

Le Représentant permanent de la CEDEAO en terre ivoirienne, Babacar Carlos Mbaye, « très reconnaissant » à cet acte posé par la Côte d’ Ivoire a salué « les réelles avancées de la CEDEAO, cet instrument efficace au service de l’intégration ».

Il s’agit entre autres de « la suppression des visas pour les ressortissants des Etats membres, l’adoption d’une carte d’identité biométrique unique pour remplacer le permis de résidence, le lancement du projet autoroute Abidjan- Lagos, la mise en place d’un tarif extérieur commun, un efficacité accrue dans la prévention et le règlement des crises », a-t-il cité.

« Ces progrès ne nous font pas perdre de vue que le chemin qui mène à l’intégration de nos rêves, reste encore long, (…) passer de la CEDEAO des Etats à la CEDEAO des Peuples », a reconnu M. Mbaye.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est une organisation intergouvernementale ouest-africaine créée le 28 mai 1975 qui comprend 15 pays membres et huit monnaies différentes.

Il s'agit du Franc CFA (8 Etats), du Dollar libérien (Libéria), du Naira (Nigeria), du Cedi (Ghana), du Franc Guinéen (Guinée Conakry), de l'Escudo (Cap Vert), du Leone (Sierra Leone) et du Dalassi (Gambie) avec plus de 300 millions d’habitants.
L’actuel Président de la Commission de la CEDEAO est le Béninois Marcel de Souza qui a succédé au Burkinabé Désiré Kadré Ouédraogo en avril 2016.

SY/hs/ls/APA
 

21:28 Publié dans Economie, Monde, Politique | Tags : cedeao, coopération, mutualisation des efforts | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Brexit : quelles conséquences pour l’Afrique ?

Les Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE). "The Africa Report" fait le point sur les conséquences possibles en Afrique : volatilité des marchés, pression sur les conditions de financement, renégociation d'accords commerciaux...

Alors que vendredi, à l’aune des résultats du référundum britannique, plusieurs indicateurs boursiers européens chutaient lourdement (-8% pour le CAC 40 à Paris, -10% pour le DAX en Allemagne), « l’impact immédiat d’un vote en faveur du « Brexit » concernera la volatilité des marchés financiers qui affectera négativement les places africaines aussi », a estimé Razia Khan, interrogée par The Africa Report (publication du groupe Jeune Afrique).

Des financements internationaux contraints et impacts sur la croissance

Selon l’économiste en chef pour l’Afrique de la banque Standard Chartered, les conditions de financement sur les marchés internationaux, « déjà difficiles, le deviendraient encore davantage », indiquait-elle jeudi. « Les accords commerciaux de plus long terme devront être revus dans un cadre d’incertitude macro-économique qui pèsera sur la croissance. »

Au Kenya, par exemple, le gouverneur de la Banque centrale, Patrick Njoroge, a estimé que le pays pâtirait de la récession globale enclenchée par la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne (UE). En Afrique du Sud, le « Brexit » pourrait faire perdre 0,1% de croissance à l’économie, déjà proche de la récession.

Exportations britanniques en Afrique

Nombre d’accords commerciaux entre le Royaume-Uni et des pays africains devront probablement être renégociés puisqu’ils ont été conclus via l’UE. Les principaux pays affectés seront l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Botswana, l’Angola, le Kenya, le Ghana et le Sénégal, avec lesquels, selon Barclays, 80% des exportations britanniques en Afrique subsaharienne se font.

Le ministre britannique pour l’Afrique, James Duddridge a mené campagne pour la sortie du Royaume-Uni. À ses yeux, l’UE est « une manière tout à fait inappropriée de définir les relations entre le Royaume-Uni et l’Afrique », promettant des engagements nouveaux avec le continent après la sortie de l’UE.

« Un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader »

« Le résultat du référendum aura un impact direct sur la capacité du Royaume-Uni à jouer un rôle de leader dans les efforts globaux pour atteindre les objectifs de développement. Dans ce domaine, si les Britanniques veulent s’appuyer sur le levier européen, encore faut-il faire partie du club européen », a pour sa part estimé Kevin Watkins, directeur exécutif du Overseas Development Institute.

Source: Jeune Afrique, Par et

15:32 Publié dans Economie, Monde, Politique | Tags : brexit, conséquences, pour l’afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Brexit : les marchés africains se préparent avant la tempête

Les marchés africains n'ont pas échappé au vent d'inquiétude provoqué à l'annonce de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Les autorités se veulent rassurantes, cependant les effets pourraient se faire sentir pendant plusieurs années. "The Africa Report" a fait le point.

Les marchés africains se préparent à affronter la tempête. Il faut dire que le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne a provoqué une onde de choc sur tous les marchés financiers internationaux, et ébranlé la foi de plus d’un dans l’un des projets politiques les plus ambitieux de l’histoire moderne.

Avec la concrétisation du Brexit, la livre sterling a atteint son plus bas niveau depuis plus de 30 ans, et connu une variation record de 10% entre son plus haut et son plus bas niveau sur une seule journée.

Le rendement des obligations du Trésor américain a grimpé sans discontinuer après le vote, selon Bloomberg. L’or, considéré comme une valeur refuge pendant les périodes d’instabilité financière, est monté en flèche.

L’Afrique du sud fortement touchée

Le rand sud-africain est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis 2008, perdant 8% de sa valeur par rapport au dollar et 6,6% par rapport au yen. La bourse de Johannesburg a chuté au moment de l’annonce du Brexit, à son plus bas niveau depuis janvier.

Le marché des changes sud-africain a réagi d’une façon particulièrement brutale à l’annonce du Brexit, selon Razia Khan, économiste en chef pour l’Afrique de la banque Standard Chartered. « Ailleurs la réaction immédiate des marchés a été moins violente », a-t-elle confié à The Africa Report (publication du groupe Jeune Afrique)..

Le président sud-africain Jacob Zuma s’est dit confiant dans la capacité des banques et des institutions financières du pays à résister à toute répercussion du Brexit. « Nous sommes équipés pour faire face aux chocs financiers, nous l’avons déjà montré lors de la crise de 2008-2009 », a-t-il  indiqué dans un communiqué émis par la présidence.

Les investissements au Nigeria compromis

Le Nigeria pourrait également faire les frais du Brexit. Les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et la première économie africaine atteignaient 8,3 milliards de dollars l’année dernière, et étaient partis pour s’élever jusqu’à 28 milliards d’ici la fin de la décennie.

À cause du Brexit, les accords commerciaux précédemment passés en conformité avec les directives européennes pourraient être renégociés. En outre, la plupart des spécialistes s’accordent sur le fait que le Brexit devrait faire entrer le Royaume-Uni  en récession. Or c’est de là que proviennent la majorité des investissements directs au Nigeria. Plus largement, c’est l’ensemble des investissements en direction du continent africain qui pourraient ralentir.

Des autorités qui se veulent rassurantes

Le ministre des finances du Kenya Henry Rotich a indiqué que son pays se tenait prêt à faire face aux retombées économiques du Brexit, ayant pour cela « suffisamment de ressources sur le marché des changes ». « Nous saurons réagir en cas d’effet collatéral », a-t-il affirmé à l’agence Reuters.

Des projets politiques régionaux en Afrique pourraient avoir à pâtir de la décision des Britanniques de se séparer de l’Union européenne : il est en effet possible d’y voir un message négatif sur l’impossibilité de réunir plusieurs nations dans une seule entité. La Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), composée du Burundi, du Kenya, de la Tanzanie, du Rwanda et de l’Ouganda a cependant tenu à réaffirmer sa volonté d’aller vers une union renforcée. « Notre union est plus forte car nous avons tiré des enseignements de notre effondrement [en 1977] », a déclaré son secrétaire général Liberat Mfumukeko, qui a ajouté qu’un projet de constitution serait bientôt proposé.

Le Maroc à la place du Royaume-Uni ?

Au Maroc, des utilisateurs de Twitter préfèrent en plaisanter, suggérant que leur pays pourrait prendre la place laissée vacante par le Royaume-Uni. Cependant le Brexit pourrait compromettre le projet d’intégration du Maroc dans l’UE, selon Nabil Adel, enseignant à la Business School de Casablanca interrogé par le Huffington Post, car il pousse à davantage privilégier les accords bilatéraux, aux dépens des espaces commerciaux multilatéraux.

L’écrivain malawien Levi Kabwato estime pour sa part que le Brexit pourrait avoir de bons côtés, car il affaiblirait le Royaume-Uni et l’Union européenne, deux structures qui ont mis en place des accords commerciaux souvent défavorables aux intérêts africains. Sans parler des courants d’extrême droite européens qui « appellent à ce que les migrants – et beaucoup d’Africains en font partie – se voient refuser l’accès au continent, sans avoir à l’esprit que, dans la plupart des cas, le chaos qu’ils fuient est provoqué par le Royaume-Uni et ses alliés encore plus puissants de l’UE. »

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a annoncé peu de temps après l’annonce du résultat du référendum son intention de quitter le pouvoir avant octobre, restera dans l’histoire comme « le dernier premier ministre du Royaume-Uni », selon l’expression de Zito Kabwe, membre de l’opposition en Tanzanie.

Source: Jeune Afrique, Par , et

15:15 Publié dans Economie, Monde, Politique | Tags : brexit, marchés africains, se préparer, avant tempête | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |