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13 janvier 2018

ODD : Mettre un terme à l’extrême pauvreté

La problématique de la pauvreté se pose aujourd’hui comme un enjeu majeur. 836 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté. En Asie du Sud et en Afrique Subsaharienne, l’on note l’écrasante majorité des personnes vivant avec moins de 1,25 dollar. changement climatique

Environ une personne sur cinq dans ces régions en développement vit encore  avec moins de cette somme par jour. Selon les estimations par pays, la proportion d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges souffrent d’une forme ou l’autre de pauvreté.

Même son de cloche, dans les petits pays fragiles et touchés par un conflit, des taux de pauvreté élevés sont enregistrés.

Entretemps les pays développés ne sont pas épargnés. 30 millions d’enfants grandissent à l’heure actuelle dans la pauvreté.

La pauvreté ne se résume pas à l’insuffisance de revenus et de ressources pour assurer des moyens de subsistance durables.

Ses manifestations comprennent la faim et la malnutrition, l’accès limité à l’éducation et aux autres services de base, la discrimination et l’exclusion sociale ainsi que le manque de participation à la prise de décisions.

Devant ces irrégularités qui accentuent la souffrance humaine, tous tant les gouvernants que la société civile, le secteur privé et les populations sont interpellés à trouver des solutions durables et idoines.

Les gouvernants doivent aider à créer un environnement qui garantisse des emplois et des perspectives professionnelles pour les personnes pauvres. Il faut aussi les stratégies et politiques de bonne gouvernance dans le public et le privé.

Le secteur privé doit déterminer si la croissance qu’il crée est inclusive  et contribue à ce moment à réduire la pauvreté.

L’on doit garantir aux populations notamment ceux assez affectés par la pesanteur de la pauvreté. On doit leur garantir les mêmes droits aux ressources économiques et aux ressources naturelles. Que tous les hommes et les femmes surtout les pauvres et les personnes vulnérables aient accès à la propriété foncière, au contrôle des terres, aux services de base, aux services financiers, et aux nouvelles technologies

Il faut renforcer la résilience des pauvres et des personnes en situation vulnérable et réduire leur exposition aux phénomènes climatiques.

La FAO et la Banque mondiale travailleront en étroite collaboration afin d’aider les pays membres à réaliser les Objectifs de développement durable (ODD), à améliorer les moyens d’existence ruraux, l’efficacité de la production agricole et à assurer une gestion durable des ressources naturelles à travers le monde, a précisé la FAO dans un communiqué de presse.

La croissance économique doit être partagée pour créer des emplois durables et promouvoir l’égalité.

Patrice Kouakou

Source : #UN SDGs

29 novembre 2017

Après le scandale de l’esclavage en Libye, l’immigration au cœur du sommet UA-UE

Difficile de dire si les terribles images de migrants subsahariens vendus comme esclaves en Libye auront fait office d'électrochoc pour les dirigeants africains et européens. Elles auront eu néanmoins pour conséquence immédiate de placer le sujet au cœur des discussions lors de l’ouverture du sommet UA-UE qui se tient ces 29 et 30 novembre à Abidjan.

La Côte d’Ivoire étant le pays hôte, c’est à son président Alassane Dramane Ouattara (ADO) qu’est revenu l’honneur de prononcer le discours d’introduction, mercredi 29 novembre. ADO a ainsi appelé l’Union africaine et l’Union européenne « à mettre fin aux traitements inhumains en Libye ». Il a dénoncé « une situation totalement inacceptable qui nous rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité », appelant Africains et Européens à « intensifier les efforts pour démanteler les réseaux de passeurs ».

Condamnation unanimes

« Tous les pays ont le droit et l’obligation de gérer leurs frontières dans le respect des conventions internationales et des droits des migrants », a pour sa part déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Invité aussi à s’exprimer, le président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang, a de son côté appelé à l’ouverture d’une « enquête internationale pour crime contre l’humanité ».

Enfin, Alpha Condé, le chef de l’État guinéen et président en exercice de l’UA a dénoncé des « faits intolérables ». « La communauté internationale doit prendre des mesures fermes », a-t-il dit.

Avant cela, le président du Ghana, Nana Akuffo-Addo, avait condamné sur son compte Twitter des pratiques qu’il a qualifiées de « violations graves et scandaleuses des droits humain ». Pour lui, « ces images tournent en ridicule la prétendue solidarité des nations africaines regroupées au sein de l’UA, dont la Libye est membre ».

Dans un communiqué publié mercredi, son homologue du Nigeria, Muhammadu Buhari, également présent à Abidjan, s’est dit consterné que ses compatriotes soient vendus « comme des chèvres ». Il a promis de rapatrier tous les nigérians bloqués en Libye.


>>> A LIRE – Sommet UA-UE : un partenariat d’égal à égal – Tribune de Federica Mogherini et Neven Mimica


La question a fait l’objet de débats houleux lors des huis-clos de mardi regroupant les ambassadeurs et ministres des Affaires étrangères. Selon nos sources, l’Égypte et la Libye se seraient opposés à ce que le drame de l’esclavagisme en Libye soit condamné de manière trop énergique dans le communiqué final du sommet.

Un compromis aurait été trouvé par les ministres. Le dit communiqué devrait bien condamner ces pratiques, mais aussi encourager l’Etat libyen à éradiquer ce drame.

Par ailleurs, une réunion d’urgence prévue mercredi soir avec la France, le Niger, le Tchad, l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne sur la lutte contre les trafiquants de migrants vendus comme esclaves en Libye, a été annoncée par l’Elysée.

Source: Jeune Afrique

Sommet UA-UE : rebâtir ensemble

5 ème Sommet UA UE 1.jpgÀ l'occasion du Sommet UA-UE d'Abidjan des 29 et 30 novembre, Bruno Mettling, président du conseil des chefs d'entreprise France-Afrique de l'Ouest du Medef international et président d'Orange Afrique et Moyen-Orient, appelle à rebâtir « un partenariat d’une ampleur inégalée entre nos deux continents ».

Avec la fin de l’accord de Cotonou en 2020, l’Europe est à un tournant de sa relation avec l’Afrique, et il est temps de bâtir un partenariat d’une ampleur inégalée entre nos deux continents.

Le Brexit entraîne de facto une réduction de 15 % du budget du Fonds européen de développement (FED) et éloigne de la relation européo-africaine l’un des pays les plus influents du continent. De son côté, l’Allemagne semble adopter une approche bilatérale en multipliant les annonces de plans et d’initiatives (Compact With Africa dans le cadre du G20, le plan Marshall pour l’Afrique, Pro! Afrika), dont le point de départ concerne les enjeux d’immigration.

Le succès de nouveaux acteurs comme l’Inde, la Turquie ou encore la Chine, dont les parts de marché en Afrique ont été multipliées par 5 (de 3,5 % à 17,5 %) depuis 2000, est incontestable mais ne doit pas masquer certaines réalités.

Seules 20 % des contributions financières chinoises en direction de l’Afrique peuvent être considérées comme aide au développement (APD) au sens de l’OCDE, contre près de 90 % pour les États-Unis. La grande majorité de « l’aide financière » apportée par la Chine en Afrique est constituée de crédits-exports ou de prêts à des conditions de marché ; ce n’est pas critiquable en soi, il faut juste en être bien conscient et en apprécier les conséquences à moyen terme.

Réunir les secteurs privés

Face à cette évolution, le prochain dispositif européen pour l’Afrique doit impérativement intégrer mieux la contribution des secteurs privés des deux continents. à ce titre, le groupe de travail que j’ai l’honneur d’animer au Medef appelle notamment de ses vœux la création d’une plateforme de travail avec la Commission européenne, réunissant secteurs privés européen et africain.

La France a récemment promis de porter sa contribution à 0,55 % du PIB

Il s’agit d’abord de faire une évaluation lucide de l’accord précédent. L’Europe doit reconnaître que l’accord de Cotonou n’a pas eu tout l’effet escompté en matière de développement pour l’Afrique. L’efficacité des fonds alloués par le FED sous forme de dons et de dettes budgétaires est largement remise en question.

Engager un partenariat de qualité

Le débat sur l’aide au développement se cristallise aujourd’hui sur le niveau de contribution des états. La France a récemment promis de porter sa contribution à 0,55 % du PIB, et les états européens sont poussés à s’aligner sur une contribution de 0,7 % du PIB, comme l’appelle le Consensus de Monterrey de 2002. Mais le débat sur la taille ne doit pas masquer le sujet fondamental de la qualité et de l’optimisation de l’emploi des fonds.

À ce titre, le concept d’aide au développement pour l’Afrique mériterait d’être reconsidéré au profit du terme de « partenariat » – sauf évidemment en cas de crises humanitaires ou sécuritaires – , et le dispositif d’appui financier européen doit évoluer avec la création de nouveaux outils porteurs d’un vrai partage des risques et faisant l’objet d’évaluations plus systématiques.

La Commission européenne doit se servir de son influence pour que ces exigences soient réellement imposées à tous les États

Si des critères RSE [responsabilité sociale des entreprises] et éthiques doivent être inclus dans les appels d’offres pour les projets financés par les fonds européens, il appartient aussi à la Commission européenne de se servir de son influence pour que de telles exigences soient réellement imposées à tous les États qui entendent développer leur empreinte économique sur le continent.

Intégrer la transformation numérique du continent

Enfin, l’assiette des aides doit impérativement intégrer le bouleversement et les chances extraordinaires qu’induit la transformation numérique de l’Afrique, un enjeu crucial pour les deux continents. Cela ne concerne pas seulement les start-up africaines, qu’il faut bien entendu aider à émerger, mais aussi la transformation de tous les secteurs traditionnels.

Il n’y a de développement économique durable possible sans sécurité

Reconnaissons-le, l’état d’esprit des dirigeants, des acteurs économiques, des entreprises et des bailleurs de fonds doit impérativement intégrer – à rebours des infrastructures lourdes – ces nouvelles solutions légères, à même de permettre l’inclusion la plus rapide des populations, notamment dans le secteur bancaire, comme en témoigne le succès des services de mobile money.

Enfin, il n’y a de développement économique durable possible sans sécurité. C’est pourquoi l’Europe doit éviter toute tentation du repli et engager un vrai dialogue avec ses partenaires africains. C’est le message que nous porterons, en association avec nos homologues patronaux africains et européens, lors du Sommet UA-UE d’Abidjan des 29 et 30 novembre.

Source: Jeune Afrique