topblog Ivoire blogs

01 août 2016

Sénégal - Non aux APE

CC - Ziguinchor - Sénégal

Avec l’APE, le gouvernement ment au peuple 3191,6 milliards de fois Macky Sall doit annoncer le retrait du Sénégal de l’APE néo colonial Organisons un contre-conseil des ministres décentralisé pour sortir de l’APE !

L’Accord de partenariat économique (APE) va faire perdre au Sénégal 240 milliards de Francs CFA de recettes budgétaires tous les ans.

A ceux qui trouvaient dérisoires les 50 milliards que l’Etat a annoncé avoir recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis, l’ancien premier ministre, Aminata Touré a déclaré que c’est « l’équivalent de 10 hôpitaux qu’on peut construire ». Le président de la république n’aurait pas du signer cet APE qui va faire perdre au Sénégal au moins l’équivalent de près de 50 hôpitaux ? Macky Sall et son gouvernement ont déjà promis 3191,6 milliards de francs Cfa aux populations lors des 13 précédents conseils des ministres décentralisés en attendant celui qui se tient à Dakar cette semaine. Les 97% de l’or, les 90% du pétrole du Sénégal sont mis à la disposition des compagnies étrangères. Nos entreprises nationales sont entre les mains de l’étranger et bradées comme en atteste le dernier exemple de la Sonatel. En signant l’APE, le gouvernement augmente la rareté des ressources au détriment du peuple sénégalais et ment par conséquent au peuple car il n’aura pas les milliards qu’il promet.

La Confédération nationale des employeurs du Sénégal a déclaré que « les réformes doivent promouvoir le secteur privé national et les Pme » et non « à dérouler un tapis rouge aux investisseurs étrangers ». Le Fongip aurait mobilisé 17,016 milliards de francs Cfa, avec un fonds propre de 6 milliards de francs Cfa au service des Petites et moyennes entreprises (Pme) et petites en moyennes industrie (Pmi). Mais le gap de financement des Pme est estimé à 500 milliards de francs Cfa. Les 240 milliards d’amnistie douanières accordés aux entreprises de l’Union européenne (UE) ne devraient-ils pas être donnés à nos Pme et Pmi ? Tout récemment, Macky Sall a lancé au MEDEF français : « il faut être agressif, l’amitié ne suffit plus ». L’APE est une agression de l’UE contre les peuples de l’Afrique de l’Ouest, les Pme/Pmi, les paysans… Des jeunes des départements de Guèdiawaye et Pikine ont organisé le 17 juillet dernier un « Forum sur l’emploi des jeunes de la Banlieue ». La Coalition Nationale NON AUX APE dénonce cette agression contre les 300.000 jeunes qui entrent sur le marché du travail chaque année au Sénégal et dont une partie est condamnée avec l’APE à être des exclus de la société ou à mourir entre l’océan atlantique, le désert du Sahara ou la mer méditerranée. C’est comme cela que l’UE compte par exemple résorber les 600 suicides annuels d’agriculteurs français en les remplaçant par des jeunes noyés ouest-africains.

C’est pourquoi, la Coalition Nationale NON AUX APE va organiser cette semaine un contre-conseil des ministres décentralisé pour exiger le retrait du Sénégal de l’APE. Et si Macky Sall ne sait pas comment s’y prendre, la Coalition lui suggère de dire à l’UE d’ouvrir de nouvelles négociations car les précédentes ont réuni les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest et l’UE des 28 pays. Avec le Brexit l’UE compte maintenant 27 pays. Or la Grande-Bretagne c’est au moins 14% du leurre que constitue le Programme des APE pour le Développement (PAPED) estimé à 6,5 millions d’euros. Le premier ministre, Mahammad Dionne avait demandé « des explications supplémentaires » concernant le chimérique volet développement des APE. La Coalition NON AUX APE invite le Premier ministre à exiger la suspension de l’APE.

Dakar, le 18 juillet 2016

07:04 Publié dans Intégration Africaine | Tags : sénégal, non, aux ape | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Cemac: Un sommet des chefs d'Etat pour trancher sur l'APE régional

    • Cemac: Un sommet des chefs d'Etat pour trancher sur l'APE régional

Le président en exercice de la Cemac et chef de l’Etat équato-guinéen, Obiang Nguema, invite ses pairs de la sous-région le 30 juillet 2016 pour adopter une position commune sur les négociations de l’Accord de partenariat économique avec l’Union Européenne.

Au moins cinq chefs d’Etat devraient se retrouver le 30 juillet 2016 dans la capitale équato-guinéenne, Malabo, pour un sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). 237online.com Il s’agit de Denis Sassou N’Guesso du Congo, Faustin Archange Touadera de Centrafrique, Idriss Déby Itno du Tchad et Ali Bongo du Gabon et plus du maitre des lieux, le chef de l’Etat équatoguinéen et président en exercice de la Cemac, Obiang Nguema. A l’ordre du jour, l’examen de la situation sécuritaire dans la sous- région tant sur le plan économique que sécuritaire avec un point d’honneur sur l’accompagnement du relèvement politique et économique de la République centrafricaine mais surtout l’état des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre la sous-région et l’Union européenne. Ce sommet extraordinaire intervient au lendemain des travaux de la 15e session du comité ministériel de

négociation APE (Comina) qui a laissé entrevoir une certaine conciliation entre les différentes positions des Etats de la sous-région. Comme en témoignent les propos du président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) au terme de ces travaux: «La communauté se félicite de l’engagement des ministres pour faire aboutir les négociations de l’APE dans un esprit de consensus et de solidarité inébranlable, en tenant compte de la situation spécifique de chaque Etat». Des travaux qui ont ouvert de nouvelles perspectives pour les pays de la sous-région. «Ayant pris part aux deux dernières sessions du Comina en février et juin 2016, respectivement à Libreville et à Douala, je mesure le profit du travail qui est le nôtre aujourd’hui, parce que nous avons la lourde tâche d’examiner le projet de texte qui devra servir aux négociations et qui a été établi sous la maitrise de l’accord du Cameroun», a affirmé Madeleine Berre, ministre gabonais du commerce, des PME, de l’Artisanat et du développement des services, qui a présidé la session, le 22 juillet 2016. Elle affirme que les experts du Comité régional de coordination des négociations (CRCN) de l'accord de partenariat économique(APE) entre l'Afrique Centrale et l'Union Européenne ont travaillé en tenant compte de ses points faibles et ses points forts. Et, «en principe, nous aurons certainement les conclusions sur un accord qui devrait être équilibré et équitable pour toutes les parties». Pour le président de la Commission de la Cemac, la position commune tant recherchée devrait tenir compte de quatre principes fondamentaux dont «la compatibilité avec les règles de l’OMC, la préservation des acquis de l’intégration régionale, la garantie des ressources pour le développement et, la poursuite de la coopération commerciale avec l’Union européenne.» Un véritable jeu d’équilibriste pour les chefs d’Etat de la Cemac sont appelés à trancher, le 30 juillet prochain à Malabo, en Guinée équatoriale. Leur position est d’autant plus attendue que «un des Etats membres, le Cameroun en l’occurrence, a signé et ratifié un APE intérimaire avec l’UE dont la mise en œuvre du calendrier de démantèlement des barrières douanières pour les produits en provenance de l’UE devrait débuter au 04 août 2016», rappelait fort à propos le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac), Ahmad AlamMi, le 13 mai 2016 à Kinshasa, à l’occasion du Conseil des ministres «Commerce et Finances» de la Ceeac. Le diplomate avait ajouté que «les négociations pour la conclusion d’un APE régional complet, juste et équilibré, n’avancent pas véritablement». Et pour cause, interrompues depuis 2011, «les multiples demandes de reprises des négociations conjointes adressées par nos équipes techniques au Partenaire européen sont restées sans suite jusqu’ici.» Avant de conclure par une mise en garde : «Cette situation appelle de notre part une grande vigilance au regard des implications qu’elle pourrait avoir pour la progression de notre intégration commerciale.»

Christian Djimadeu

06:40 Publié dans Intégration Africaine | Tags : ape régional, cemac, les chefs d'etat, tranchent | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

APE : Bruxelles fait monter la pression sur les pays d’Afrique de l’Ouest

Si l'Accord de partenariat économique (APE) avec les pays de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) n'est pas ratifié avant le 1er octobre 2016, la Côte d'Ivoire et le Ghana perdront les préférences douanières dont ils bénéficient, selon une décision de la Commission européenne, consultée par "Jeune Afrique". Seule alternative : signer à temps les APE ou rétablir, en ordre dispersé, les accords bilatéraux antérieurs.

L’Union européenne semble bien décidée à voir entrer en vigueur les Accords de partenariats économiques (APE) conclus avec les pays africains.

Seule option, selon Bruxelles, pour mettre ses relations commerciales avec plusieurs pays africains en conformité avec les règles commerciales internationales de l’OMC et pour s’éviter d’éventuelles litiges avec des pays tiers — États-Unis et Chine en tête — qui pourraient contester des régimes d’exception qu’ils considèrent injustes.

Signe de cette détermination, la Commission européenne a approuvé la sortie à partir du 1er octobre 2016 du Botswana, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, de la Namibie et du Swaziland du système de préférences douanières favorables prévu par le Règlement d’accès au marché (RAM).

Cette décision, en date du 08 juillet et que Jeune Afrique a pu consulter, doit encore être approuvée par les députés européens et le Conseil des ministres européens, dans un délai de deux mois.

 

DR

 

Un régime temporaire

Entré en vigueur en 2008, le RAM a instauré un régime qui garantit de façon temporaire l’accès de plusieurs pays africains au marché européen sans droits de douanes ni quotas. Un tel accès est déjà garanti par défaut aux 48 Pays les moins avancés — dont une trentaine sont africains* (0 % sur toutes les lignes de produits à l’exception des armes), dans le cadre de l’initiative Tout sauf les armes, approuvée par l’Union européenne en 2000.

Le RAM a été mis en place dans l’attente du bouclage des longues et laborieuses négociations des APE, entreprises avec les 79 pays de la zone Afrique Caraïbes Pacifique (ACP), comme le prévoyait l’accord conclu à Cotonou au Bénin en 2000.

Si les APE ont été approuvés, ils n’ont pas encore tous été ratifiés par les législations et les exécutifs des pays africains concernés. Et ne peuvent donc pas entrer en vigueur, pour l’instant.

Retour à un système de préférences moins avantageux pour les pays africains

Or le régime du RAM ne peut pas être maintenu indéfiniment, puisqu’il est jugé très faible juridiquement par les juristes bruxellois. D’où le coup de pression supplémentaire décidé par la Commission européenne le 08 juillet dernier.

Les échanges commerciaux entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest ont atteint 56,4 milliards d’euros en 2015.

Si à la date limite du 1er octobre, les APE ne sont pas définitivement ratifiés, tous les pays africains qui ne sont pas PMA et ne sont pas couverts par un accord bilatéral spécifique à cette date, tomberont dans une catégorie moins avantageuse, celle du Système généralisé de préférences qui prévoit des réductions de droits de douanes sur environ 66 % des exportations des pays en développement.

Dans le cas du Botswana, de la Namibie et du Swaziland, les services européens disent avoir déjà l’assurance d’une ratification avant l’échéance d’octobre. Mais en Afrique de l’Ouest, si la plupart des pays ont signé l’APE régional, le Nigeria, la Mauritanie et la Gambie ne l’ont pas encore fait.

Malgré les assurances d’Aisha Abubakar, la ministre nigériane de l’Industrie, du Commerce et des Investissements, qui s’est rendue à Bruxelles en mars, les autorités européennes prennent pour acquis que l’APE ouest-africain ne sera pas ratifié au 1er octobre.

Or les enjeux sont importants : les échanges commerciaux entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest ont atteint 56,4 milliards d’euros en 2015, dont 29 milliard d’euros d’exportations européennes.

Pour parer aux conséquences de leur sortie du RMA, certains pays de la région, la Côte d’Ivoire et le Ghana notamment, se prépareraient déjà à revenir à des accords bilatéraux antérieurs, conclus avec l’Europe en 2007. Un choix qui est toutefois lourd de conséquences pour la cohésion régionale.

Les accords bilatéraux créent le risque d’un retour des droits de douane entre les pays de l’Uemoa.

Un risque sur l’intégration régionale ouest-africaine

« Ces pays sont libres de revenir aux accords bilatéraux. Mais la conséquence immédiate serait un recul grave de l’intégration régionale », avertit Cheikh Tidiane Dieye, directeur exécutif du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement, basé à Ouagadougou.

« La Côte d’Ivoire est dans l’Union douanière de l’Uemoa et n’a donc plus droits de douanes avec ses voisins. La Cedeao vient pour sa part de mettre en œuvre un tarif extérieur commun qui la fait évoluer vers une union douanière », rappelle l’analyste, pour qui un retour en ordre dispersé aux accords bilatéraux fait courir le risque d’un rétablissement des droits de douane entre les pays d’Afrique de l’Ouest.

L’Afrique de l’Ouest n’est pas la seule région actuellement sous pression pour la ratification à temps des APE.

La signature de l’APE par les pays d’Afrique de l’Est (dont le Kenya) était prévue le 18 juillet dernier à Nairobi en marge de la 14e session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Elle a été annulée, la Tanzanie ayant choisi de s’en dissocier dans la foulée du vote pour le Brexit.

Les trois APE régionaux en cours de négociation entre l’UE et la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC)

Si vous consultez cet article depuis notre application mobile, veuillez cliquer ici pour voir l’infographie.

* En 2015, les PMA africains qui bénéficiaient par défaut du « Tout sauf les armes » sont les suivants : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Tchad, Comores, RDC, Djibouti, Guinée équatoriale, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Togo, Ouganda, Tanzanie et Zambie.

Benjamin Polle

06:28 Publié dans Intégration Africaine | Tags : bruxelles, ape, pression, sur pays, afrique, de l'ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |