topblog Ivoire blogs

28 juin 2017

Foire du Nigéria en Côte d’Ivoire: faire de l’axe Côte d’Ivoire-Nigeria, le Corridor d’affaires de la Zone CEDEAO

CEDEAO2.jpgSylvester Djakamenon, Commissaire général de la foire du Nigéria a animé récemment d’une conférence de presse dans les locaux de ladite Ambassade de la République Fédérale, à Abidjan-Plateau pour annoncer la 2ème édition de la foire.

Sylvester Djakamenon, le Commissaire général a dit que la foire a pour but principal d’être un moyen d’intégration économique régionale en favorisant la promotion des produits fabriqués au Nigeria et la création d’une voie d’accès au marché nigérian, aux entreprises de la Côte d’Ivoire et celles de la sous-région.

Cette deuxième édition est placée sous le thème ‘’Les potentialités du tourisme et du commerce au sein de la CEDEAO ‘’et se tiendra au Palais de la Culture du 22 au 29 septembre 2017.

Et de préciser que la foire du Nigeria est une plateforme d’échanges et de mise en relation entre les opérateurs économiques du Nigeria et de la Côte d’Ivoire d’une part, et ceux des pays de la zone CEDEAO, d’autre part.

Aussi, sera-t-elle axée sur les produits locaux nigérians et l’accessibilité du marché nigérian aux investisseurs. « Les entrepreneurs locaux nigérians et leurs homologues ivoiriens auront le privilège de partager leurs expériences dans différents domaines », a confié le Commissaire général de la foire.

Dans l’optique d’inciter les chefs d’entreprises présents à s’inscrire massivement. Le Commissaire Sylvester a insisté sur le bilan de la première édition qui a eu lieu à la CAISTAB au Plateau en 2016. A l’en croire, cette première édition a été fructueuse en ce sens qu’elle a vu la participation de nombreuses entreprises installées en Côte d’Ivoire et venues du Nigéria.

En sus, il a ajouté que cette rencontre d'affaires est non seulement, un appel à la mobilisation des entrepreneurs des deux pays en vue de relever les différents défis de développement de la région mais a pour objectif essentiel de faire de l’axe Côte d’Ivoire-Nigeria, le Corridor d’affaires de la Zone CEDEAO.

Les secteurs concernés par cette foire sont l’agriculture, la construction, l’artisanat, le tourisme, les infrastructures, les mines, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, l’environnement et l’assainissement.

Les exposition-ventes des produits et services, les conférences sur les opportunités d’investissement au Nigéria et dans l’espace CEDEAO ainsi que les journées industrielles sont quelques axes majeurs qui émailleront cette deuxième édition à laquelle plus de deux cents entreprises sont attendues.

Cette foire est organisée par Social Cultural Integration of African Youths Organisation (SCIAYO) en collaboration avec l’Ambassade de la République Fédérale du Nigéria.

M.O, L’intelligent d’Abidjan

 

16 juin 2017

Israël est de retour en Afrique

La participation du Premier ministre israélien Benyamin Netanyaou au 51ème sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) du 4 juin 2017 n’est que le point d’orgue de l’offensive diplomatique de l’État hébreu en Afrique. Elle avait débuté bien avant les élections des présidents Trump et Macron.

Cette offensive diplomatique a pris son véritable élan en juillet 2016, lorsque Benyamin Netanyaou s’est rendu au Kenya, en Ouganda, en Éthiopie et au Rwanda. Le slogan « Israël revient en Afrique, l’Afrique revient en Israël », lancé en février 2016, a été repris abondamment lors de ce premier périple africain d’un Premier ministre israélien, depuis la Guerre des six jours en 1967.

Un alignement des planètes

Le désengagement annoncé des États-Unis d’Amérique de Trump vis-à-vis de l’Afrique, conjugué à la nouvelle politique africaine de la France du président Macron, davantage ancrée dans le multilatéralisme et la politique européenne de développement, laisse un vide qu’Israël ne peut ignorer. La crise pétrolière qui affaiblit les intérêts géostratégiques des États du Golfe constitue une autre opportunité à saisir, d’autant que l’affrontement entre le wahhabisme et les Frères musulmans est un facteur d’affaiblissement de l’influence musulmane en Afrique et de division entre États hostiles à Israël.

En Afrique subsaharienne, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, frappés par le terrorisme islamiste, sont demandeurs d’une aide multiforme, à laquelle Israël peut répondre. Israël peut aussi compter sur le président guinéen, Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, et sur le président togolais, Faure Gnassingbé, élu président de la Cedeao, ce qui est un atout pour l’organisation du sommet Afrique-Israël, prévu à Lomé, en octobre 2017.

Des intérêts économiques liés à la géostratégie

La lutte contre le terrorisme et l’aide au développement sous-tendent cette offensive diplomatique. Il faut aussi ajouter, à l’arrière-plan, la dimension business et la stratégie de rompre l’isolement d’Israël au sein des instances onusiennes. Derrière l’Afrique se profile l’ONU.

Les traditionnelles ventes d’armes et le commerce des pierres précieuses sont évidemment toujours d’actualité, mais le catalogue s’est enrichi de l’agrobusiness, de l’énergie solaire, des domaines de l’eau et surtout des questions sécuritaires, telles que le renseignement, les écoutes, la numérisation des données individuelles et la protection des personnalités, particulièrement prisées par les dirigeants africains.

Les financements israéliens ne font pas défaut, comme en témoigne l’annonce, faite à Monrovia, de doter les États de la Cedeao d’un programme d’un milliard de dollars pour le développement de l’énergie solaire. Le groupe israélien Energiya Global devrait mettre en œuvre ce programme. En contrepartie, Israël souhaite un appui pour obtenir le statut d’Observateur de l’Union africaine au prochain sommet de l’Union africaine.

L’Afrique revient en Israël

On ne compte plus les visites officielles de personnalités africaines, ponctuées de déclarations bien intentionnées vis-à-vis d’Israël. Des cérémonies connotées sont organisées, comme celle de la plantation d’arbres au Jerusalem Grove of Nations ou le recueillement devant le Mur des Lamentations. Certaines personnalités en oublieraient presque que Jérusalem n’est pas reconnue internationalement comme capitale de l’État hébreu.

Si Israël est revenu en Afrique avec le concours d’États africains, il n’en reste pas moins que leur opinion publique est souvent loin d’y être favorable. En revanche, d’autres États, notamment ceux du Maghreb, y sont franchement hostiles. Le roi Mohammed VI n’a t-il pas renoncé au sommet de Monrovia, alors que son pays allait obtenir un feu vert pour son adhésion à la Cedeao ? L’organisation du sommet Afrique-Israël promet d’aviver les clivages entre les États africains et Israël et de mobiliser certaines opinions publiques.

 par Didier Niewiadowski

Didier Niewiadowski est un Juriste français. Il a été en service durant 38 ans au ministère de la Coopération et à celui des Affaires étrangères

Développement en Afrique: Paris et Rabat en tandem pour restaurer l’équilibre

Développement en Afrique: Paris et Rabat en tandem pour restaurer l’équilibre

Le président français, Emmanuel Macron, s’est réjoui, mercredi 14 juin à Rabat, du rôle «croissant » joué par le Maroc en Afrique, soulignant que Rabat et Paris ont une politique commune à conduire dans ce continent. « Cette politique consistera à développer, avec l’aide des entrepreneurs privés et du monde éducatif et culturel, un modèle visant à repenser une relation équilibrée en Afrique en s’appuyant sur la société civile », a affirmé le président français lors d’une conférence de presse tenue au Palais royal de Rabat dans le cadre de la visite d’amitié et de travail de deux jours qu’il effectue au Maroc, à l’invitation du Roi Mohammed VI.
A une question sur l’intérêt particulier accordé, d’un côté, par le Maroc à l’Afrique, à travers des partenariats gagnant-gagnant et la volonté de la France de développer un nouveau partenariat tripartite entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique, de l’autre, le chef de l’État français a estimé que les deux pays doivent conjuguer leurs politiques africaines et travailler ensemble davantage de manière partenariale. « C’est une chance réciproque », a-t-il relevé.
Les deux pays sont animés par la même volonté de développement et de croissance du continent, a-t-il souligné se déclarant certain que l’adhésion du Maroc à la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) y contribuera pour beaucoup. Il s’agira notamment, a indiqué le président Macron, de développer des infrastructures routières et énergétiques et d’aider les sociétés civiles à se développer.
S’agissant de la crise du Golfe, le chef de l’État Français a souligné qu’il a eu, au même titre que le Roi Mohammed VI, plusieurs entretiens avec les dirigeants des pays protagonistes de cette crise pour tenter de désamorcer la tension dans cette région.
« Notre souhait est de parvenir à faciliter le dialogue et à clarifier tous les liens et financements des groupes terroristes d’où qu’ils viennent », a-t-il affirmé.