topblog Ivoire blogs

11 décembre 2017

Santé / ICASA: renforcer les capacités des jeunes filles pour vaincre le sida (experts)

ICASA.jpgLa 19me conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa), a appelé samedi à Abidjan, à renforcer les capacités des jeunes filles pour venir à bout de la pandémie.
"Les populations clé doivent être aujourd’hui considérées comme la clé vers la fin de la pandémie. Il faut plus de capacité pour les jeunes filles et adolescentes dans un processus de changement social pour influencer les comportements des hommes de demain", a lancé le médecin-colonel Alain Azondekon, rapporteur général de la conférence.
"Pour atteindre la fin de l’épidémie en 2030, il faudra un engagement soutenu des leaders, des gouvernements de l’Union africaine et des partenaires, une prise de conscience et un engagement soutenu des communautés, particulièrement les jeunes et les populations vulnérables", a-t-il assuré.
Lundi, la cérémonie d’ouverture de la conférence, avait été marquée par l’appel d’Asseta Ouedraogo, une jeune femme de 20 ans, contaminée à sa naissance par sa mère décédée en 2003.

"Battez-vous pour vivre", avait lancé la jeune femme porteuse du virus du sida depuis sa naissance dans un émouvant discours.
"Notre génération doit s’engager à être la dernière touchée par le VIH", avait-t-elle ajouté en soulignant l’importance de la prévention.
Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’Onusida avait souligné la vulnérabilité des "filles et jeunes femmes en Afrique Subsaharienne". "Les efforts de prévention doivent être intensifiés. Les études montrent que dans certaines parties d’Afrique de l’Est, les filles âgées de 15 à 19 ans représentent 74% des nouvelles infections chez les adolescents et plus de 90%
en Afrique australe".
Si le nombre de personnes traitées est passé de 100.000 à 14 millions entre 2000 et 2016 en Afrique, et que la mortalité y a baissé de 50%, "ce n’est pas le moment de baisser la garde", a rappelé Michel Sidibé.
La 19ème Icasa s’est achevé samedi à Abidjan et a enregistré la participations de quelques 10.000 délégués. La 20me édition doit se tenir en 2019 au Rwanda.

Source: AFP

16 juillet 2017

MAEP : Consultations citoyennes en Côte d’Ivoire

MAEP 1.jpgLa Commission nationale du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (CN MAEP) et les Organisations de la Société Civile (OSC) ont organisé le lancement des consultations citoyennes les 11 et 12 juillet 2017 à la Maison de l’Entreprise (CGECI) à Abidjan Plateau.

Les consultations citoyennes constituent un maillon très important dans la chaîne de mise en œuvre du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) en Côte d’Ivoire.

Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de l’auto-évaluation de la gouvernance. L’objet est de permettre aux populations à la base de participer en profondeur à l’évaluation de la gouvernance en Côte d’Ivoire.

Le MAEP a un caractère participatif, évolutif et inclusif. C’est l’occasion de faire des propositions concrètes afin d’améliorer la gouvernance. Celles-ci donnent un rôle  central aux OSCs . C’est ce qui explique l’implication de la Société civile ivoirienne organisée en groupes majeurs dont le réseau couvre toute l’étendue du territoire national.

Plus de 200 personnes des zones pré définies ont participé au lancement de ces consultations citoyennes à Abidjan. Notamment des femmes, des jeunes, des syndicats, des religieux, des personnes en situation de handicap, des organisations paysannes, des organisations professionnelles des médias, et une trentaine de participants de l’administration.

Ces consultations se dérouleront sur 3 semaines, à partir du 07 juillet 2017, sous forme d’un atelier éclaté dans les 6 zones géographiques de la Côte d’Ivoire.

Après les consultations d’Abidjan, ce seront celles des 5 zones de l’intérieur du pays. Une consultation sera menée par les groupes majeurs dans chacune des zones selon le découpage ci :

Zone 1 : Abidjan (District d’Abidjan, Lagunes et Sud Comoé)

Zone 2 : Bouaké (Vallée du Bandama, Lacs)

Zone 3 : Gagnoa (Sassandra, Marahoué, Gôh, Djiboua, Bas-Sassandra)

Zone 4 : Korhogo (Denguélé, Savanes)

Zone 5 : Man (Montagne, Woroba)

Zone 6 : Abengourou (Zanzan, Indénié- Djuablin).

Le MAEP privilégie le dialogue et les échanges. Cela implique les citoyens, favorise leur participation aux outils de la base ; permet de connaître les attentes et les contraintes des différents groupes présents sur le territoire national. Les peuples sont donc consultés pour entendre leurs avis. «Le MAEP est la voix des sans voix» a argué le Président de la CN MAEP, Bernard Konan.

Pendant les consultations, les participants seront repartis en 4 sous-groupes de travail correspondant au 4 thématiques du MAEP.

Thématique 1 : La démocratie et la bonne gouvernance politique ;

Thématique 2 : La gestion et gouvernance économique ;

Thématique 3 : La gouvernance des entreprises ;

Thématique 4 : Le développement socio-économique.

La phase de lancement des consultations citoyennes a permis de sortir un Rapport consignant les observations d’Abidjan. Cela sera réédité dans les grandes villes pré définies de la Côte d’Ivoire selon le découpage prévu.

A propos de Rapport, le Président du panel des éminentes personnalités,  le Professeur Kayal   du MAEP continental recommande à tous un Document final reflétant l’expression du peuple de Côte d’Ivoire : un Document factuel et réaliste. «Ayez à cœur la qualité de ce Document» a-t-il conclu.

Le MAEP est un moteur d’accélération de la gouvernance. Les consultations citoyennes constituent la clé de voûte  du processus du MAEP.

Le processus a bénéficié de l’appui stratégique et financier de la Communauté Economique pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

 Patrice Kouakou

28 juin 2017

Foire du Nigéria en Côte d’Ivoire: faire de l’axe Côte d’Ivoire-Nigeria, le Corridor d’affaires de la Zone CEDEAO

CEDEAO2.jpgSylvester Djakamenon, Commissaire général de la foire du Nigéria a animé récemment d’une conférence de presse dans les locaux de ladite Ambassade de la République Fédérale, à Abidjan-Plateau pour annoncer la 2ème édition de la foire.

Sylvester Djakamenon, le Commissaire général a dit que la foire a pour but principal d’être un moyen d’intégration économique régionale en favorisant la promotion des produits fabriqués au Nigeria et la création d’une voie d’accès au marché nigérian, aux entreprises de la Côte d’Ivoire et celles de la sous-région.

Cette deuxième édition est placée sous le thème ‘’Les potentialités du tourisme et du commerce au sein de la CEDEAO ‘’et se tiendra au Palais de la Culture du 22 au 29 septembre 2017.

Et de préciser que la foire du Nigeria est une plateforme d’échanges et de mise en relation entre les opérateurs économiques du Nigeria et de la Côte d’Ivoire d’une part, et ceux des pays de la zone CEDEAO, d’autre part.

Aussi, sera-t-elle axée sur les produits locaux nigérians et l’accessibilité du marché nigérian aux investisseurs. « Les entrepreneurs locaux nigérians et leurs homologues ivoiriens auront le privilège de partager leurs expériences dans différents domaines », a confié le Commissaire général de la foire.

Dans l’optique d’inciter les chefs d’entreprises présents à s’inscrire massivement. Le Commissaire Sylvester a insisté sur le bilan de la première édition qui a eu lieu à la CAISTAB au Plateau en 2016. A l’en croire, cette première édition a été fructueuse en ce sens qu’elle a vu la participation de nombreuses entreprises installées en Côte d’Ivoire et venues du Nigéria.

En sus, il a ajouté que cette rencontre d'affaires est non seulement, un appel à la mobilisation des entrepreneurs des deux pays en vue de relever les différents défis de développement de la région mais a pour objectif essentiel de faire de l’axe Côte d’Ivoire-Nigeria, le Corridor d’affaires de la Zone CEDEAO.

Les secteurs concernés par cette foire sont l’agriculture, la construction, l’artisanat, le tourisme, les infrastructures, les mines, l’énergie, les technologies de l’information et de la communication, l’environnement et l’assainissement.

Les exposition-ventes des produits et services, les conférences sur les opportunités d’investissement au Nigéria et dans l’espace CEDEAO ainsi que les journées industrielles sont quelques axes majeurs qui émailleront cette deuxième édition à laquelle plus de deux cents entreprises sont attendues.

Cette foire est organisée par Social Cultural Integration of African Youths Organisation (SCIAYO) en collaboration avec l’Ambassade de la République Fédérale du Nigéria.

M.O, L’intelligent d’Abidjan