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26 juin 2018

Changement climatique/JFAC : 1er rendez-vous écologique ouest-africain à Abidjan

changement climatique, jfac, refacc,abidjanLe réseau des experts africains pour les forêts, l’agriculture, l’énergie et la lutte contre le changement climatique (REFACC) s’engage à insuffler une dynamique et à apporter un appui à la problématique du changement climatique. Cette initiative amène le REFACC à organiser les 26 et 27 juin 2018 les premières journées africaines des forets, de l’agro-écologie, de l’énergie et du changement climatique. Cet événement constitue le premier marché ouest-africain des bonnes pratiques écologiques et d’innovations écologiques. Le thème principal retenu est : << Accès aux financements climatiques, agro-écologie et gestion efficiente du bois énergie pour les communautés africaines>>.

Les JFAC s’articulent autour de ces axes prioritaires : les échanges d’expériences entre dix (10) pays sur les thématiques d’actualités qui les réunissent, la formation des parties prenantes, et l’émulation au sein des collectivités et des organisations privées.

Les JFAC sont l’occasion pour chacun des acteurs et parties prenantes de montrer son savoir-faire et le vendre à des décideurs ; de démontrer son engagement pour le développement durable ; de développer un réseautage entre les professionnels du secteur ; de pénétrer un marché en pleine expansion et de rencontrer de nouveaux prospects.

Au menu, il est prévu des conférences, des ateliers thématiques avec des personnalités clés de l’action climatique en Afrique. Il ya également des témoignages, des success stories de Cote d’Ivoire et de la sous-région (cacao bio, charbon bio, agriculture de précision, énergie solaire en milieu urbain et rural etc.), et des présentations d’initiatives réussies des régions, des communes, des villages et des entreprises.

Les JFAC sont ainsi une vitrine pour proposer offres et services aux collectivités ; nouer des conventions de partenariats gagnant-gagnant ; et montrer mécanismes et stratégies pour le développement durable.

Selon le réseau des experts africains pour les forêts, l’agriculture, l’énergie et la lutte contre le changement climatique (REFACC), les JFAC sont le plus grand événement impliquant les acteurs majeurs du climat, de l’écologie et de l’énergie en Afrique de l’ouest.

Le REFACC entend répondre, à travers les JFAC, au défi de la lutte contre le réchauffement climatique et la crise environnementale. Objectif, améliorer les conditions de vie des concitoyens et de donner une chance de survie aux générations à venir.

Patrice Kouakou

03 juin 2018

Protection de l’Environnement/CEDEAO : De l’action de l’homme, préservons la Terre

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La prise en compte de la situation environnementale s’impose aujourd’hui. Avec pour objectif de vivre dans un environnement sûr et de qualité. La Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) s’invite aux défis actuels de la gouvernance environnementale. De plus en plus les citoyens de la sous-région sont intégrés, où la nécessité de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace se fait de plus en plus ressentir. Il est donc temps de réfléchir sur la question de la responsabilité de tous.

Les enjeux couvrent de multiples aspects, qui sont entre autres, aménager des territoires durables (les villes et les campagnes), maîtriser les transports (des humains, des marchandises et du bétail), réduire l’effet de serre afin de limiter la variabilité climatique, préserver ou restaurer la qualité de l’air, de l’eau, des écosystèmes, et préserver et gérer les risques majeurs naturels et technologiques.

Les citoyens de la CEDEAO et d’ailleurs n’auront pas d’autres choix que de s’approprier la bonne gouvernance environnementale et les accords sur l’environnement qui se sont élaborés. Il leur faudra apprendre à maitriser les crises et les défis de la gouvernance environnementale.

Un des défis majeurs de l’agriculture concerne notre environnement : l’agriculture de demain doit s’inventer plus économe en ressources naturelles et plus respectueuse de l’environnement, et cela, en étant plus productive. L’agriculture et l’élevage participent aujourd’hui largement à la dégradation de l’environnement puisqu’ils seraient responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre, une part en hausse de 75 % par rapport à 1990, via la déforestation, l’utilisation d’engrais chimiques comportant des composants pétroliers, la digestion des ruminants et les labours.

Les changements climatiques auxquels doivent faire face les citoyens de notre sous-région constituent un défi, plus encore pour l’Afrique, qui en subit des effets dévastateurs. Alors qu’elle ne contribue que pour 2,3% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les effets des changements climatiques affectent tous les secteurs vitaux : énergie, environnement, santé, élevage et agriculture.

A propos, devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, le 8 janvier 2018, le pape François appelle à réduire les émissions de gaz nocifs : « Les changements climatiques, avec la hausse générale des températures et les effets dévastateurs qu’elle entraîne sont aussi une conséquence de l’action de l’homme ». Le pape a en ainsi défendu les droits fondamentaux de la Déclaration Universelle de 1948 mais s’est aussi arrêté sur « les devoirs » des individus envers la communauté.

Parmi les devoirs particulièrement impérieux, a-t-il estimé, « il y a aujourd’hui celui de prendre soin de notre terre » : « Nous savons que la nature peut être en elle-même meurtrière même quand il n’y a pas de responsabilité de l’homme… Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une importante responsabilité de l’homme dans l’interaction avec la Nature».

Les principaux facteurs entraînant la dégradation de l’environnement sont : la croissance accélérée de la consommation ; la destruction de la biodiversité ; la croissance démographique : selon la moyenne des prévisions, la Terre comptera 8,9 milliards d’habitants en 2050.

Cette situation inquiète tant les pays développés, les pays en développement, et la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). La gravité galopante des problèmes environnementaux dus au changement climatique, et la crise due au caractère fulgurant de l’impact des activités humaines sur la Nature menacent d’étouffer les réponses des acteurs et spécialistes de l’environnement.

Selon la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples: « tous les peuples ont un droit à un cadre de vie satisfaisant et global, propice à leur développement ». Yann Arthus Bertrand le montre si bien : «chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle ».

Ainsi, dans le domaine de la protection de l’environnement, la communauté scientifique est appelée à marcher en tête en indiquant des solutions durables. L’objectif est de se mettre véritablement au service d’un nouvel équilibre écologique global, pour protéger l’environnement, menacé d’un effondrement écologique, et souffrant d’une très grave perte de biodiversité. L’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) passe nécessairement par une bonne gouvernance de l’environnement à tous les niveaux de décisions, en vue de trouver des solutions aux problèmes actuels.

Les mesures de protection de l’environnement sont encore très insuffisantes. La grave crise environnementale semble échapper beaucoup de pays, cela n’a pas suscité de réponse commune. Face à ces enjeux économiques et environnementaux, qui atténuent la soutenabilité environnementale, les citoyens en général, et ceux de la CEDEAO en particulier devront augmenter durablement leur potentiel agricole pour répondre à la sécurité alimentaire. Ils devront aussi développer une agriculture de conservation, qui n’épuise pas les ressources de la Nature, et qui puisse s’affranchir des calamités climatiques qui se multiplieront.

Il faut promouvoir le remboursement de la dette écologique et la justice environnementale. La dette écologique évoque les responsabilités socio-environnementales et les obligations qui en découlent dans un esprit de justice sur le plan de l’accès équitablement partagé aux ressources. Il faut renforcer la légitimité démocratique de la gouvernance environnementale.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015 et désormais signé par 192 pays, marque une étape importante des négociations climatiques en devenant le premier accord international destiné à réduire les émissions humaines de gaz à effet de serre (GES).

Les accords sur l’environnement visent à protéger et à restaurer l’environnement et contribuer au développement durable. Ce sont entre autres, la Convention de Ramsar sur les zones humides (1971), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Convention de Washington, 1973), la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (1992) et le Protocole de Kyoto (1997). Les accords multilatéraux sur l’environnement jouent un rôle fondamental pour servir les pays, renforcer les communautés, favoriser le bien-être de ceux qui en font partie, et inciter à la compréhension mutuelle et à la paix.

 

Patrice KOUAKOU

 

28 décembre 2017

Mali : les images du déjeuner entre le président IBK et Amadou Toumani Touré

mali,déjeuner, IBK, ATT, réconciliationRevenu le 24 décembre de son exil dakarois, l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) a été convié à un déjeuner avec l’actuel chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Jeune Afrique vous dévoile en exclusivité les images de cette rencontre.

Après leur retour en avion dimanche matin à Bamako, où ils ont été accueillis par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, ATT et son épouse Touré Lobbo Traoré se sont rendus directement à un déjeuner dans la résidence privée du chef de l’État, dans le quartier bamakois de Sébénikoro.

 

 

L’ancien couple présidentiel y a été reçu par IBK, ainsi que son épouse Keïta Aminata Maïga et leur fils Karim Keïta. Souriants et décontractés, les convives ont dégusté un labadja, un plat traditionnel à base de pâte de farine que l’on trempe dans un ragoût de mouton.

 

 

Deux jours plus tôt, IBK avait officialisé le retour de son prédécesseur au Mali lors de la cérémonie de lancement de la Journée nationale des communes. « Le moment est venu de dire à notre jeune frère Amadou Toumani Touré de revenir au Mali, avait alors déclaré le chef de l’État malien. Il a quitté le pouvoir de manière légale. […] C’est pourquoi, au nom du Mali, je l’ai décidé. Je dis : « Mon cher cadet, il est temps de revenir, le climat me semble favorable. » […] Il est temps que nous dépassions les petites passions. Le Mali d’aujourd’hui a besoin de cela. »

 

 

Le retour d’ATT marque la fin de son exil à Dakar, où il s’était réfugié suite au coup d’État de la junte d’Amadou Haya Sanogo en mars 2012. Il avait un temps été menacé de jugement pour « haute trahison » devant la Haute cour de justice malienne, pour sa gestion de la crise touarègue. Des accusations restées sans lendemain, après la décision de l’Assemblée nationale d’abandonner définitivement les poursuites en décembre 2016.

 

JEUNE AFRIQUE