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24 juillet 2016

Côte d’Ivoire/La femme d’André kieffer dit prendre avec lucidité les déclarations du témoin à charge contre l’épouse de l’ancien chef d’Etat ivoirien

Abidjan- Osange Silou-Kieffer, femme de Guy André Kieffer, a indiqué prendre avec de la lucidité les déclarations du témoin à charge contre l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo.

« Avec de la stupeur, parce que j’ai en tête les déclarations de madame Gbagbo il y a une quinzaine de jours, elle était pour que l’enquête aille jusqu’au bout parce qu’elle savait qu’elle n’avait rien à voir la dedans. Donc ce témoin qui arrive en l’impliquant directement, ça peut être une bonne chose, comme ça peut-être aussi une manipulation de plus. L’information qu’il donne est assez douloureux parce que se dire que son époux, le père de cet enfant a été massacré, brulé… c’est violent comme image. C’est très, très violent. Je le vis assez mal (…) des informations comme ça qui arrivent sur son père, elle très déstabilisée mais j’essaie de garder ma lucidité. On ne peut pas reprendre une information et la considérée comme étant réelle et définitive si on n’a pas vérifié les faits », a-t-elle souligné sur les antenne de RFI .

André kieffer est journaliste franco-canadien qui a disparu à Abidjan en avril 2004, note-t-on.
 
AIP
 

Révision de la constitution/ Me Faustin Kouamé (Avocat et ex Ministre, Garde des Sceaux) : « On ne peut pas parler de troisième République, en l’état actuel’’

Une conférence publique qui a donné la « parole aux citoyens sur le projet de la nouvelle constitution » a été organisée le mardi 19 juillet, à l’immeuble Carbone, à Cocody (Abidjan), par la Fondation Friedrich Naumann, en collaboration avec l’Association citoyens & participation (CIVIS-CI) et le Groupe de Travail des Jeunes pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme (GTJeunes).
Cette rencontre d’échanges s’est déroulée autour du panel animé par Me Faustin Kouamé, Avocat, ex Ministre, Garde des Sceaux, qui, s’est prononcé sur « Sens, portée et limites du référendum constitutionnel », suivi du M. Juriste Geoffroy Kouaho, auteur de « Enjeux de l’élaboration d’une nouvelle constitution ».
En effet, Selon Me Faustin Kouamé, la première limite du référendum est constitutionnelle, car la constitution ivoirienne n’envisage que la révision de la constitution. ‘’Nous sommes toujours dans la première République en Côte d’Ivoire’’, a-t-il poursuivi ‘’on ne peut donc pas parler de troisième République, en l’état actuel, comme l’indique le communiqué du 31 mai 2016 de la Présidence de la République relative au comité d’experts devant ‘’élaborer’’ la constitution de 2016’’.
Il s’est basé sur le fait que, suivant’’ l’Ordonnance n°01/99 PR. du 27 décembre portant Suspension de la Constitution et organisation provisoire des pouvoirs publics’’, il n’y a jamais eu abrogation de la constitution de 1960 qui établissait la première République. Et qu’en août 2000, il y a juste eu un rétablissement et la révision de la constitution de 1960 qui n’a modifié ni l’organisation des institutions, ni la structure de la constitution, ni le régime politique encore moins le mode du scrutin.
C’est à juste titre que, Me Faustin Kouamé a préconisé que cette révision de la constitution se fasse relativement au contexte sociopolitique qui prévaut pour booster l’élan de réconciliation nationale. A ce niveau, il a pris pour exemple le Burundi, où il y a eu la création des postes 2 de vice-présidents et d’un vice-premier ministre. Les postes de deuxième vice-président et de vice premier ministre reviendrait à l’opposition pour une union des partis politiques autour de la gestion étatique.
Il a en définitive souhaité que dès maintenant, l’Etat subventionne la constitution existante au prix d’un journal à vulgariser pour que chaque citoyen puisse avoir la constitution existante, s’en imprégner afin de savoir ce qui sera ajouté ou retranché.
D’autres interventions de partis politiques, Union Républicaine pour la Démocratie (URD), Union des Sociaux-Démocrates (USD), ainsi que des centrales syndicales, Syndicat des Planteurs Indépendants de café-cacao, Centrale Syndicale Humanisme, Centrale Syndicale Dignité, ont apporté leur contribution à ces échanges et discussions sur le projet de nouvelle constitution.
Retenons en somme que cet acte de réforme constitutionnelle ne devrait pas se faire facilement de façon unilatérale, mais, mieux en tenant compte de l’ensemble des aspirations du peuple.

JA Abidjan.net
 

Côte d’Ivoire/Grève: plus de cinquante étudiants seront présentés lundi devant le Tribunal

Université
 
Plus de cinquante étudiants arrêtés à la suite des remous survenus la semaine dernière à l’université Félix Houphouët- Boigny de Cocody lors d’une grève déclenchée par la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) seront présentés, lundi, devant le Tribunal d’Abidjan- Plateau, a appris APA, dimanche, de sources proches de ce syndicat estudiantin.

Selon un membre du bureau national de la FESCI, « ce sont 57 camarades qui seront présentés demain (lundi) devant le Tribunal d’Abidjan-Plateau ». «La FESCI a décidé de poursuivre sa grève pour une durée de 72 heures à partir de lundi pour obtenir la satisfaction des 16 autres points de revendications », a-t-il ajouté en souhaitant la « libération des camarades détenus ».

De violents affrontements ont opposé lundi dernier, des policiers à des étudiants au sein de l’université Félix Houphouët -Boigny, la plus grande université publique ivoirienne, faisant de nombreux dégâts matériels et des blessés.

Le dernier Conseil des ministres a décidé, mercredi, de suspendre jusqu’à nouvel ordre les activités des syndicats d’étudiants sur le territoire national et du maintien des forces de l’ordre sur les campus universitaires, afin d’y assurer la sécurité des biens et des personnes.
APA