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03 juin 2019

Filière fruitière : Le phénomène de la mouche des fruits en Cote d'Ivoire

côte d'ivoire, filière fruitière, mouche de fruits, mangues saines, arexmaIl y a maintenant un moyen de détecter une mouche des fruits. Les ré­sultats sont  probants, argue le Secrétaire général de l'association régionale des producteurs et exportateurs de mangue (AREXMA), Pascal Nembélessini.

 La mangue, très prisée et exportée vers l’Union européenne et le reste du monde subit particulièrement les ravages de la mouche des fruits, dont l’espèce la plus virulente est Bactrocera Dorsalis. Le phénomène de la mouche des fruits fait chuter la production locale et affecte négative­ment les exportations.

 Le Secrétaire Général de l’AREXMA indique que : « Au cours de la campagne 2015, l’on a enregistré seulement 10 interceptions. Cela est le résultat d'une conjugaison d'actions : une maîtrise de la détection de ces mouches et un système de contrôle suivi à l'aéroport et au port ».

 L'association régionale des producteurs et exportateurs de mangue (AREXMA) regroupe 12 membres en charge de la plus part des 22.000 tonnes exportés en 2015. Cette association régionale connaît très bien les effets de la mouche des fruits. Pour le Secrétaire Général de l'AREXMA, Pascal Nembélessini, depuis les années 2000, le phénomène s'est amplifié en Côte d'Ivoire. Ainsi l’on a enregistré en 2014, selon Pascal Nembélessini, 60 à 80% de pertes en raison des mouches d'Asie.

 La conséquence est que 62 interceptions de mangues ont été notées en 2014 par les services des douanes européens. Ce qui allait compromettre la campagne d'exportation 2015 vers l'Union européenne avec un risque notable pour la survie de la filière exportatrice. La filière mangue a alors bénéficié d'un appui conjoint du gouvernement ivoirien, à travers la livraison de pes­ticides, et du Programme APE pour le Développement (PAPED), à travers des actions de Forma­tion des producteurs et usiniers par l'intermédiaire du Programme Initiatives Pesticides (COLEACP). Grâce au PAPED, les producteurs, les acteurs, les pisteurs, les exportateurs, les équipes des inspections se sont formés.

 La filière fruitière ivoirienne est bien organisée autour de 3 associations qui défendent les intérêts de leurs membres et bénéficient du droit d’usage et de gestion du terminal fruitier au port d'Abidjan: l’Organisation Centrale des producteurs-exportateurs d’Ananas et de Bananes (OCAB) créée le 12 septembre 1991 ; l'Organisation des producteurs exportateurs de bananes, d'ananas, de mangues et autres fruits d'expor­tation de Côte d'Ivoire (OBAM-CI) créé en 2009 ; et l’Association Régionale des Exportateurs de Mangues et produits tropicaux (AREXMA) qui a été créé en 2013.

La filière fruitière maintient les populations dans les zones rurales, participe à un amé­nagement équilibré du territoire et à l’intégration des femmes dans le tissu socio-économique.

Cette filière occupe une place impor­tante dans la diversification de la production agricole et par les revenus qu’elle procure aux populations. Le Plan National de Développement (PND) 2016-2020 a inscrit la filière fruitière en bonne position dans le cadre du développement de l’agro-industrie ivoirienne. La stratégie nationale d’exportation en fait également une filière prioritaire.

Patrice KOUAKOU

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