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03 juin 2018

Réconciliation: Le pardon restaure la communion brisée

réconciliation, pardon, fraternité, afrique, offensé, offensseurUne société sans pardon est une société sans paix. Dans tout processus de réconciliation, force est de constater, d’abord qu’il faut affirmer certaines vérités. Car, c’est toujours possible. Ensuite il faut reconnaître que le pardon vivifie. Enfin, il faut s’accorder que le pardon pour la réconciliation est vital. Le pardon doit être priorisé à tous égards dans cette démarche. L’offenseur comme l’offensé doit le faire en laissant orgueil et violence à la recherche d’une espérance et d’un avenir de paix. Examinons le cas offensé-offenseur.

Le cas où on est offensé (offensé/victime), prenons l’exemple de Joseph. Il est vendu par ses frères, et échappe à la mort. Il va être tenté de se venger. Mais craignant Dieu, il renonce à la vengeance. Ses frères reconnaissent leurs fautes et commencent à se repentir. Joseph a pardonné sans aucune condition, et s’est mis à embrasser ses frères.

Le cas où on a offensé (offenseur), il faut l’obéissance à Dieu, la renonciation au mal et à la violence, la rencontre de l’autre et la reconnaissance de la dignité de l’autre. L’offenseur doit arriver à la repentance. La réconciliation, c’est la rencontre de la repentance avec le pardon. Autrement dit, la réconciliation, c’est quand le pardon de l’offensé rejoint l’offenseur à se repentir.

Dans cette dynamique de restauration, le pas de l’offensé ou de l’offenseur est contagieux, car, il peut amener l’autre à se repentir. Tout ce qui favorise la rencontre et l’unité doit être cher au cœur de l’offenseur et de l’offenseur. Ainsi nous ne pouvons pas fermer les yeux face à une réalité si significative.

« La non-violence: style d’une politique pour la paix » : c’est le thème du message que le pape François a donné à l’occasion de la 50e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier 2017. « Nous devons donc faire tout le possible pour négocier des chemins de paix, même là où ces chemins semblent tortueux, voire impraticables, insiste le Pape. De cette façon, la non-violence aura une signification plus étendue, nouvelle: elle n’est pas simplement une aspiration, un désir, un rejet moral de la violence, des barrières et des impulsions destructrices, mais aussi une méthode politique réaliste, ouverte à l’espérance ».

Si je me repends, je peux aider l’autre à se repentir. Le pardon établit la fraternité vraie. Jésus indique que la chose importante n’est pas l’apparence, mais l’humilité. C’est pour cela que Saint Augustin d’Hippone a écrit «Écoute frère, Dieu est très élevé. Si tu montes, Il va plus haut ; mais si tu t’abaisses, Il vient à toi ». Tant que nous vivons, nous devons travailler afin de promouvoir la dignité de la personne humaine et la fraternité. Tant qu’il y a de l’espérance, nous devons continuer à œuvrer pour le vivre ensemble. Une société sans pardon, est une société qui est vouée à s’autodétruire. De même, une famille qui veut éliminer le pardon, est une famille qui est vouée à s’autodétruire. Ainsi le pardon et la réconciliation sont vitaux dans les familles, dans les pays et dans le monde. Au total, ce condensé sert de canevas pour une paix véritable et durable.

 

Patrice Kouakou   

 

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