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26 juillet 2017

Le Programme d’appui Stratégique à la Recherche Scientifique ( PASRES)encourage les recherches en matière de valorisation des potentialités nutritionnelles de l’igname

ignames.jpgValorisation des ignames riches en amidon résistant dans la production de pain composé à faible index glycémique tel est le thème d’une conférence initiée par le Programme d’appui Stratégique à la Recherche Scientifique ( PASRES) ce mardi 25 juillet à Abidjan-plateau.

L’objectif assigné à cette conférence est de porter à la connaissance du grand public les résultats des travaux de recherches sur les potentialités nutritionnelles des variétés d’ignames de texture dures dites de ’’ mauvaises qualités’’, les usages technologiques alternatives de ces variétés d’igname et les intérêts nutritionnels et diététique lié à la consommation des produits de pain composés issu de ces variétés d’igname dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2.

Selon Olivier Kouadio, conférencier du jour, l’igname est une importante culture vivrière dans le monde servant d’aliment de base à des plusieurs personnes et singulièrement en Cote d’Ivoire. Ainsi le role de l’igname dans la sécurité alimentaire a amené des centres de recherches et developpement agricole à intensifier leur activité en vue d’accroitre la producitivité. Pour lui, au regard de l’importance nutritionnelle de l’amidon résistant dans les régimes alimentaires de diabétiques de type 2 du fait de leurs propriétés hypoglycémiantes, des essais de valorisation en pain composé ont été effectués. Ainsi, les résultats indiquent qu’il est possible de substituer 30% de la farine de blé par la farine d’igname et obtenir du pain d’index glycémique bas inférieur à 50 % bien apprécié des consommateurs. ’’ la valorisation de l’igname ouvre la voie à des applications nutritionnelles et diététiques novatrices dans le cadre des mesures hygiéno-diététiques de lutte et de contrôle du diabète de type 2 " a-t-il mentionné.Ainsi il a invité les populations à la consommation du pain composé et de certaines variétés d’ignames friables dite de ’’ bonne qualité’’.

Bien avant, Dr Yaya Sangaré, secrétaire exécutif du Pasres a indiqué que cette activité s’inscrivait dans le cadre de la valorisation des résultats de la recherche scientifique mené par le programme ivoiro-suisse de financement de la recherche scientifique qui a parrainé 175 projets en vue de la valorisation économique des résultats de la recherche pour réduire la marge des plus de 40 % de pauvres au profit des 77 % de moins de 35 ans d’ivoiriens, selon le secrétaire exécutif du PASRES, Dr Yaya Sangaré.

Abidjan.net

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Jeux de la Francophonie: jonglages, coups de fesses et balle de tennis (REPORTAGE)

Jeux francophonie AKWABA Village.jpgAbidjan - "Waoouuu", crie la foule, hurlant de rire, chaque fois que l'Ivoirien Ignace Kassio fait passer le ballon au dessus de sa tête pour le faire rebondir sur ses fesses, avant de poursuivre ses acrobaties pour remporter la compétition de freestyle.

Les 8es jeux de la Francophonie (du 21 au 30 juillet) mettent en lumière des disciplines atypiques comme le jonglage avec ballon de foot. Dix équipes ou solistes s'affrontent à Abidjan et, si on peut discuter du caractère sportif de certaines épreuves, le show est au rendez-vous pour des centaines de spectateurs enthousiastes.

Les styles et la musique varient: looks et musiques plus hip-hop pour les Français, Libanais, Marocains et Canadiens, tenues sportives et tubes continentaux pour les Africains.

Au milieu, un "ovni": Pham Viet Cuong, du Vietnam, qui présente un numéro de cirque sur une échelle et jongle... avec les mains, aux côtés d'une assistante en talons.

- l'exemple de Maradona -
Les juges doivent noter la créativité, le contrôle, le style, l'esprit d'équipe (pour les groupes), l'impression générale mais aussi la réaction du public, explique à l'AFP l'un des quatre juges, le Camerounais Luc Yatchokeu.

A l'applaudimètre, c'est sans conteste Ignace Kassio, et son maillot ivoirien, qui emportent les suffrages. Associant prouesses techniques, facilité et humour, il met le public dans sa poche.

"Je travaille tous les jours, je m'entraîne. Il faut garder le contact avec le ballon sinon c'est pas bon", confie Ignace, originaire de Duekoué (ouest) et qui compense aisément sa petite taille et un bras droit atrophié et paralysé.

"Mes parents m'ont dit que j'étais né comme ça. Les gens disaient que je ne pouvais pas faire mieux qu'eux, alors je me suis dit que si je travaillais, ça pouvait être intéressant pour tout le monde", explique Ignace, 25 ans, qui assure s'être inspiré de la star argentine Diego Armando Maradona, virtuose des jonglages, qu'il a vu jouer avec une balle de tennis.

Pendant sa prestation, Ignace échange le ballon de foot pour cette balle de tennis, sans que le rétrécissement ne lui pose problème. Mieux que Maradona, il réussit à attraper la balle en mordant dedans avec ses dents... Succès garanti auprès du public!

Sa figure avec les coups de postérieur?: "J'ai essayé une fois comme ça et j'ai vu les gens rire. Alors, j'ai +bissé+ (recommencé), et je me suis dit +pourquoi pas enchaîner et donner de la joie aux gens+ ?", rigole le showman qui vit de son art, courant le cachet dans des "mariages, baptêmes, festivals, boîtes de nuit etc..."

"Il doit gagner, c'est sûr", estime Ibrahim Konaté, couturier, maillot de l'Atletico Madrid sur le dos.

Son fils Aboubakar de 9 ans sur les épaules, Traoré Siaka, commerçant, ne rate pas une miette du spectacle. "Je l'ai emmené voir le foot et la lutte hier. Aujourd'hui, le freestyle, c'est sympa", explique-t-il. "Moi, je joue au foot, il y a des bons jongleurs qui ne jouent pas bien et des mauvais
jongleurs qui jouent bien" souligne-t-le père de famille.

Agnes Elebie, 21 ans, ancienne gardienne des U20 ivoiriens, championne de Côte d'Ivoire de freestyle, a été séduite par la seule femme en lice: "J'ai bien regardé ce qu'elle faisait. Je veux m'entraîner et faire comme elle pour un jour faire aussi les jeux de la Francophonie".

AFP

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25 juillet 2017

Cérémonie de présentation du cinquième rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire: allocution de monsieur le Premier Ministre, ministre du budget & du portefeuille de l’Etat chef du gouvernement

Amadou Gon Coulibaly.jpgMesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Présidents des Institutions de la République ;
Monsieur le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Bilatérales et Multilatérales de Développement ;
Monsieur le Directeur National de la BCEAO ;
Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé et de la Société Civile ;
Excellences Mesdames et Messieurs ;
Honorables invités,
Chers amis des Medias,
Mesdames et Messieurs,


C’est avec un réel plaisir que je participe ce matin à la cérémonie de présentation du cinquième rapport de la Banque Mondiale sur la situation économique de la Côte d’Ivoire.
Je voudrais, avant tout propos, adresser les très vifs remerciements et la profonde gratitude du Gouvernement ivoirien à l’équipe pays de la Banque Mondiale pour l’occasion offerte aux acteurs économiques d’échanger, une fois de plus, autour des enjeux du développement socioéconomique de la Côte d’Ivoire.

Je salue et remercie tous les participants à cette rencontre, Membres du Gouvernement, acteurs du Secteur Privé et de la Société Civile, Partenaires au Développement et Experts de l’Administration, dont la présence nombreuse et distinguée témoigne de l’importance accordée à cet exercice d’analyse et d’échanges.

Au fil des éditions, les rapports de la Banque Mondiale sur la situation économique de la Côte d’Ivoire ont permis de mettre en exergue les problématiques majeures à adresser en vue de l’atteinte des objectifs de croissance durable et inclusive. Pour mémoire, les quatre premières éditions ont traité successivement (i) des performances économiques ivoiriennes depuis la fin de la crise post-électorale (mars 2015) ; de la problématique de l’emploi (décembre 2015) ; de la nécessité de réformer le système financier (juillet 2016) ; et (iv) du défi des compétences (février 2017).

La présente édition, la cinquième, est intitulée « Et si l’Emergence était une femme ? ou Comment la Côte d’Ivoire pourrait gagner 6 milliards de dollars US». Elle met l’accent sur la problématique de l’Equité des Genres dans le développement économique de la Côte d’Ivoire. Ce rapport a été transmis aux Ministères concernés pour observations en vue des présentes discutions.

Je voudrais saluer la dynamique de cet exercice d’analyses périodiques de l’économie ivoirienne par la Banque Mondiale. La pertinence des sujets abordés et des pistes de solutions proposées contribue significativement à relever les défis importants de notre développement.

Les performances économiques de la Côte d’Ivoire depuis l’accession à la Magistrature Suprême du Président de la République, SEM Alassane Ouattara, en avril 2011 sont remarquables. Elles ont permis de hisser le pays au rang des économies les plus dynamiques au niveau mondial avec un taux de croissance du PIB de 9 % en moyenne annuelle sur la période 2012-2016 et projeté à environ 8,2 % au cours de la période 2017-2020. L’un des leviers de cette

croissance a été le taux d’investissement qui est passé de moins de 8,9 % en 2011 à plus de 20,5 % en 2016 et anticipé à 21.4 % en 2017. Le ratio dette publique sur PIB de la Côte d'Ivoire est aujourd'hui de 42,1 %, projeté à 42,7 % à la fin de 2017, l’un des plus faibles de la région. Le taux d’inflation est demeuré maîtrisé, en dessous de la norme communautaire de 3 %.

Les politiques macroéconomiques saines, accompagnées de réformes structurelles et sectorielles dans tous les domaines, ont contribué à bâtir une économie résiliente. Notre économie a pu amortir l’important choc de chute drastique de plus de 35 % des cours du cacao du début d’année 2017.

Ainsi, en dépit de des chocs externes, les perspectives économiques sont favorables, comme l’a d’ailleurs souligné le présent rapport, en dépit des divergences de chiffres discutables.

L’objectif du Gouvernement vise à une réduction significative de la pauvreté des couches les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.

Pour ce faire, il importe d’actionner tous les leviers, sources d’opportunités de croissance partagée, notamment l’optimisation du potentiel contributif du travail des femmes.

Le Gouvernement est conscient qu’il faudra apporter une attention particulière à la gestion des revendications sociales et à la maîtrise du déficit budgétaire, comme indiqué dans le rapport.

Le dialogue avec l’ensemble des couches socio-professionnelles sera maintenu. La rigueur dans la gestion des finances publiques sera renforcée, avec une politique d’endettement en ligne avec la Stratégie de Gestion de la dette à Moyen Terme et en cohérence avec les critères du Programme Economique et Financier du FMI.

Concernant la thématique de ce rapport annuel :
Le rapport dépeint une situation urgente qui appelle des réponses diligentes afin de concrétiser le potentiel du dividende démographique féminin en Côte d’Ivoire.

En effet, le rapport fait le constat du peu de progrès enregistré dans ce domaine par la Côte d’Ivoire.

Il indique que les principales inégalités dont souffrent les femmes sont davantage constatées sur le marché du travail, dans le domaine de l’éducation ainsi qu’en matière d’accès au système de santé et au niveau du planning familial.

En dépit de ce constat, je voudrais relever les efforts entrepris par le Gouvernement en matière de

promotion de l’égalité de genre et de protection des droits de la femme. Il s’agit notamment de :
La ratification de la plupart des conventions internationales, y compris la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF) ;
L’adoption de la constitution en octobre 2016 qui renforce le cadre formel de l’égalité entre les sexes, en affirmant l’égalité pour tous et la lutte contre les discriminations dans l’accès à l’emploi, aux ressources de production et leur contrôle, et à la parité ;
L’instauration de bourses pour les filles en vue de faciliter leur accès à la formation technique et professionnelle ;
La gratuité ciblée pour la surveillance de la grossesse (Consultation Prénatale), l’accouchement et les urgences obstétricales (césarienne) depuis 2014 ;
L’adoption par le Gouvernement d’une Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) en 2014.
De façon générale, les actions du Gouvernement s’articulent autour de trois axes majeurs, à savoir :

- L’accroissement des opportunités économiques des femmes en vue de leur autonomisation socio-économique ;
- L’amélioration des statuts légaux des femmes et de leurs droits ;
- Le renforcement de la participation et de l’inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

S’agissant de l’autonomisation socio-économique des femmes, je voudrais particulièrement relever et saluer l’engagement de la Première Dame de notre pays, Madame Dominique OUATTARA, dont l’action vise à faciliter l’accès aux crédits financiers à travers la mise en place du « Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) ». Ce Fonds pour les femmes de Côte d’Ivoire a permis à plus de 110 000 femmes d’accéder facilement à des ressources financières à taux réduit et de leur ouvrir l’accès aux marchés, à l’information et à la technologie.

Qu’il me soit également permis de saluer l’action des partenaires au développement dans ce domaine, notamment les Agences du Systèmes des Nations Unies, qui contribuent de façon substantielle à l’autonomisation des femmes à travers l’auto-emploi, par des projets générateurs de revenus.

Au niveau de l’éducation, d’importantes réformes ont été initiées par le Gouvernement. Il s’agit notamment de la loi sur l’école obligatoire adoptée en 2015 pour tous les enfants, filles et garçons, âgées 6 à 16 ans. Un accent tout particulier est mis sur la scolarisation de la jeune fille et sur son maintien durable dans le système scolaire.

En outre, l’Etat ivoirien a développé une Politique Nationale de Protection de l’Enfant, des plans d’actions de lutte contre les grossesses en milieu scolaire, les mariages et les grossesses précoces.

Excellences Mesdames et Messieurs ;
Le Gouvernement ivoirien est conscient du besoin de renforcer et de soutenir les actions en faveur de l’équité des genres en Côte d’Ivoire. Car, plus qu’une nécessité économique, l’équité des genres est un droit humain fondamental.

Il s’agira de penser des mécanismes novateurs, multidimensionnels, impliquant toutes les couches de la société, aussi bien les femmes que les hommes. Les défis qu’engendrerait leur mise en oeuvre devront être contenues en vue de prendre en compte les contraintes sociales, culturelles et budgétaires.

Les propositions faites par la Banque Mondiale dans le rapport seront analysées avec la plus grande attention par le Gouvernement. Les échanges qui suivront à l’occasion de la présente restitution, permettront déjà de débattre de leur justesse et des conditions de leur implémentation.

Dans un cadre plus général, les interventions de la Banque Mondiale à travers notamment la mise en oeuvre de projets à portée transversale, visant l’amélioration de la compétitivité de l’économie et des conditions de vie des femmes et des jeunes, pourraient participer à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes.

C’est sur ces mots que je voudrais clore mes propos, en appelant tous les acteurs économiques et partenaires au développement à mutualiser leurs efforts en vue de proposer des solutions viables, concrètes et efficaces à l’atteinte de l’équité des genres en Côte d’Ivoire.

Je vous remercie de votre aimable attention !

Primature

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Présentation du Cinquième Rapport Economique sur la situation économique en Côte d’Ivoire: Allocution de Pierre Laporte Directeur des Opérations de la Banque mondiale

Banque-Mondiale-CPIA-PRimature-0014.jpgAuditorium de la Primature
24 juillet 2017
Abidjan, Côte d’Ivoire

Monsieur le Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République de Côte d’Ivoire,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et diplomates, Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers, Messieurs les Directeurs Généraux, Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations du secteur privé, Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations de la société civile, Chers collègues, Chers amis de la Presse, Honorables invités, Mesdames et Messieurs

L’expérience internationale et des études académiques ont démontré qu’il existe un lien bénéfique entre une politique d’équité des genres et le développement économique. Malgré les efforts de développement engagés par la Côte d’Ivoire dans plusieurs domaines, beaucoup reste à faire en matière d’équité du genre.
Pour preuve, en 2016, le pays occupait la 136ème place sur 144 pays dans le monde selon l’indice du genre compilé par le World Economic Forum, et le 43ème rang sur 52 pays africains selon l’indice de l’Egalite entre les genres en Afrique, pour l’an 2015, de la Banque Africaine de Développement. Ce cinquième rapport sur la situation économique en Côte d’Ivoire relève cette problématique et s’étonne que le pays n’exploite pas les opportunités liées à l’égalité des genres quand on considère les retombées qui pourraient en découler.

En effet, une politique basée sur l’équité des genres pourrait aider la Côte d’Ivoire à atteindre l’Emergence tant souhaitée. Avec une meilleure éducation, un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure représentativité au sein des centres de décisions, des entreprises et des familles, les femmes pourront offrir plus de ressources au bénéfice de l’économie et de la nation ivoiriennes. La mise en oeuvre d’une telle politique relève des défis immédiats et futurs que la Côte d’Ivoire doit relever aux fins d’améliorer sa productivité pour maintenir sa trajectoire de croissance accélérée.
En 2016, la Côte d’Ivoire a continué d’enregistrer une performance excellente - avec le deuxième taux de croissance du PIB le plus rapide en Afrique. Les perspectives restent bonnes même si les projections présentées dans ce rapport prévoient que son sentier

de croissance devrait graduellement converger autour de 6,5 % dans les années à venir.
L’économie ivoirienne a été heurtée par la baisse du prix du cacao, et les troubles sociaux survenus lors des derniers mois pourraient freiner le formidable élan de relance économique amorcée depuis 2011.
Le Gouvernement ivoirien l’a bien compris en réaffirmant son engagement à poursuivre une politique ambitieuse visant une croissance non seulement rapide, mais aussi plus partagée et inclusive.
Ce rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire, le cinquième du genre, a la modeste ambition d’aider le Gouvernement dans cet objectif pour la Côte d’Ivoire. C’est donc à dessein qu’il

rappelle le rôle essentiel que peuvent y jouer les femmes.
Et bien entendu, la Banque mondiale se tient aux côtés des Ivoiriennes et des Ivoiriens pour la réussite de cette ambition, et ce en lien avec les objectifs stratégiques qui sont les nôtres.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

 Primature

23:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

La Banque mondiale appelle à plus d’équité des genres en Côte d’Ivoire

Banque-Mondiale-Diagana-Duncan.JPGLa Banque mondiale insiste sur le rôle essentiel des femmes dans le développement et lance un appel pour la mise en œuvre en Côte d'Ivoire d'une politique basée sur l'équité des genres afin de favoriser la marche du pays vers l'émergence économique.

Dans un rapport présenté lundi sur la situation économique du pays, la Banque mondiale estime que "beaucoup reste à faire en matière d'équité du genre" en Côte d'Ivoire malgré les efforts de développement engagés dans le pays.

A en croire la Banque mondiale, en 2016, la Côte d'Ivoire était à la 136ème place sur 144 pays dans le monde selon l'indice du genre compilé par le World Economic Forum, et au 43ème rang sur 52 pays africains selon l'indice de l'égalité entre les genres en Afrique, pour l'an 2015, selon la Banque africaine de développement (BAD).

"Le rapport relève cette problématique et s'étonne que le pays n'exploite pas les opportunités liées à l'égalité des genres quand on considère les retombées qui pourraient en découler", a indiqué le directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte, à Abidjan.
"En effet, une politique basée sur l'équité des genres pourrait aider la Côte d'Ivoire à atteindre l'émergence tant souhaitée", a-t-il ajouté.

Pour la Banque mondiale, avec une meilleure éducation, un meilleur accès aux soins de santé, une meilleure représentativité au sein des centres de décisions, des entreprises et des familles, "les femmes pourront offrir plus de ressources au bénéfice de l'économie et de la nation ivoirienne".

"La mise en oeuvre d'une telle politique relève des défis immédiats et futurs que la Côte d'Ivoire doit relever aux fins d'améliorer sa productivité pour maintenir sa trajectoire de croissance accélérée", a souligné Pierre Laporte.

Selon le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le gouvernement ivoirien est conscient du besoin de renforcer et de soutenir les actions en faveur de l'équité des genres car, "plus qu'une nécessité économique, l'équité des genres est un droit humain fondamental".

Il a insisté sur les efforts entrepris par la Côte d'Ivoire en matière de promotion de l'égalité de genre et de protection des droits de la femme, notamment la ratification des conventions internationales sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, l'accroissement des opportunités économiques des femmes en vue de leur autonomisation socio-économique, l'amélioration des statuts légaux des femmes et de leurs droits, le renforcement de la participation et de l'inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

"Les propositions faites par la Banque mondiale dans le rapport seront analysées avec la plus grande attention par le gouvernement, il s'agira de penser des mécanismes novateurs, multidimensionnels, impliquant toutes les couches de la société, aussi bien les femmes que les hommes", a assuré Amadou Gon Coulibaly.

Première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, la Côte d'Ivoire affiche depuis 2011 un taux de croissance annuel moyen de 9% et le pays aspire à l'émergence à l'horizon 2020. L'économie ivoirienne a été heurtée par la baisse du prix du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, et les troubles sociaux et mutineries de soldats survenus récemment.

Les perspectives restent "bonnes", même si les projections présentées dans le rapport prévoient une croissance qui devrait tourner autour de 6,5% dans les années à venir.
 
Xinhua 

23:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

8èmes Jeux de la Francophonie : la SOTRA assure le Transport des participants

Sotra Francophonie 2017.jpgTransporteur officiel des 8èmes Jeux de la Francophonie, la Sotra assure le déplacement des participants avec une prestation de service que ses responsables ont voulu à la dimension des pays développés. Méité Bouaké, Directeur général de la Sotra, a d’ailleurs inscrit les services de sa structure dans le cadre d’un challenge : « Transporter 4000 personnes est un véritable challenge. Il s’agit de mettre à la disposition des athlètes et des encadreurs un système de transport performant alliant confort et sécurité. Certains participants viennent de pays où le transport est bien organisé d’où la nécessité d’offrir un service semblable aux leurs ».
La Sotra a donc sorti la grande artillerie pour convoyer athlètes, artistes, hommes de lettre et encadreurs des villages d’accueil vers les différents sites de compétition. 
« Une centaine de véhicules, équipée de wifi, a été mobilisée pour les athlètes et leurs encadreurs. 250 agents ont été affectés à l’encadrement et la régulation de ce service », a confié Méité Bouaké samedi dernier, à la gare Sotra de Marcory où il s’était rendu pour s’assurer du bon fonctionnement du transport des hôtes du pays. Les premiers à s’en réjouir sont les participants eux-mêmes. « Le transport se passe bien, surtout qu’ils nous ont facilité la tâche avec le wifi. Alors, moi je préfère faire des allés et retours, pour profiter de la connexion. Et je puis vous dire que jusqu’à présent, nous n’avons pas encore constaté de difficultés au niveau du transport. C’est vraiment formidable », déclare Mahélé Janny, cycliste de la RD Congo. Même son de cloche chez Julie Rajotte : « Je suis de l’équipe de basketball de Québec (Canada). Du point de vue transport, ça va très bien. On a des autobus avec la sécurité, le wifi et puis on est escorté. Six (6) minutes suffisent pour arriver à destination. C’est parfait ! »
Coulibaly Mamadou, président de la Commission transport des 8èmes jeux de la francophonie se dit tout aussi satisfait du système de transport mis en place par la Sotra « chaque 10mn, un autobus part du village vers les sites de compétition et vice-versa. À tout moment, tout athlète ou artiste qui veut s’y rendre, n’a que 10 mn d’attente avant le départ », a-t-il renchéri. Des navettes tournent en boucle de 7h du matin jusqu’à 22h.
Refusant toute idée de changement de rythme, la Sotra se dit prête à adapter son offre à toute demande supplémentaire. Par ailleurs, aucune incidence n’est constatée sur le fonctionnement normal de son réseau d’exploitation.

Abidjan.net

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