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16 mai 2014

Entrepreneuriat:Les petits métiers à Abidjan

 

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Les petits métiers à Abidjan comme dans toutes les villes de Côte d’ Ivoire permettent à de milliers de personnes de survivre. Ces métiers sont entre autres : vitrier, vulcanisateur, menuisier, vendeuse d’attiéké-poisson, cireur réparateur de télévision, laveur de voiture, pompeurs de pneus, coiffeuse, gérant de cabine téléphonique.petits metiers, abidjan, lutte contre la pauvreté

C’est un régal de découvrir leur vie et leurs espoirs. Comme dit l’adage, il n’y a pas de sot métier. Ceux qui exercent les petits métiers ont une grande dignité face à la responsabilité et l’importance qu’impliquent leurs tâches quotidiennes. Qu’ils soient vitriers, vulcanisateurs, laveurs de voiture ; ils ont tous l’amour du travail bien fait. Des conditions relativement difficiles mais généralement bien supportées.petits metiers, abidjan, lutte contre la pauvreté

Les petits métiers à Abidjan sont une imagination au secours de la crise sociale et économique. La Côte d’Ivoire et surtout la ville d'Abidjan semble bien partie. Les petits métiers se portent bien, le peuple aussi. Tel est du moins le bilan final. petits metiers, abidjan, lutte contre la pauvretéDe la vendeuse d’attiéké au vulcanisateur, du vitrier au menuisier, de la tresseuse au cireur, du pompeur de pneus au plombier ; on découvre un engouement et un esprit d’entrepreneuriat.

Tous jonglent avec les petits métiers pour s’en sortir. Leurs bénéfices  servent à accroître leurs activités d’une part et à se prendre en charge d’autre part. Force de ce constat que cet esprit d’initiative doit être encouragé et appuyé par des projets de développement.  Dans l’Univers des petits métiers, toute activité nourrit son homme.

 

Patrice KOUAKOU WANSET

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Impact des technologies sur le comportement des enfants

 

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L’essor fulgurant des technologies et les pesanteurs de la mondialisation,  imposent des comportements nouveaux tant chez les parents que chez les enfants. Dans certains foyers, les conjoints confient de plus en plus, l’éducation de base de leurs enfants à des femmes de ménages, en raison des contraintes professionnelles. Dans d'autres foyers, en dépit de l’occupation quotidienne, les parents s’attachent à cette pratique dans la quête de la réussite sociale de leur postérité. A notre sens, il faut vraiment de l’endurance et de la rigueur. Les parents d’élèves doivent en cela, être encouragés dans leur combat contre toutes les contingences et velléités qui polarisent librement les consciences. Les parents doivent jouer franc jeu avec leurs progénitures. Comment comprendre qu’une mère puisse accepter de sortir en compagnie de sa fille habillée dans une tenue extravagante ou légère? Les tenues vestimentaires des jeunes filles aujourd’hui, frisent la nudité et la désinvolture. A l’inverse, les jeunes garçons sont beaucoup plus enclins à des comportements féministes au regard de leur style d’habillement et leurs manies. Les enfants ont acquis une très grande liberté, source de cette aliénation et de cette dépravation constatée dans leurs comportements. A cette ère de la numérisation, les jeunes se livrent gracieusement au libertinage, foulant ainsi au pied, les vertus sociales et culturelles. Cette jeunesse voit le monde de travers. Elle a besoin d’être recadrée pour lui assurer un avenir prometteur et prolifique. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, sont en train d’isoler les jeunes et désintégrer nos sociétés africaines. La liberté qu’offrent ces nouvelles technologies fait craindre leur mauvaise influence sur nos enfants, surtout avec la propension de nos enfants à surfer allègrement sur les sites à caractère pornographique et immoral. Loin de participer à sa culture, sa socialisation, au développement de ses facultés, ces outils informatiques sont devenus malheureusement, des outils d’acculturation pour nos enfants.  
 
Patrice K. Wanset     

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15 mai 2014

Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa/Le ministre Gnamien Konan formel : « Le temps du syndicalisme est terminé »

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Le professeur Gnakri Dago, président de l’Université Jean Lorougnon Guédé (Ujlog) de Daloa, le directeur du Crou, Bamba Issiaka, le personnel enseignant et administratif et les étudiants de ladite structure ont réservé un accueilli triomphal au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Gnamien Konan Emmanuel .Qui était le samedi 10 Mai 2014, au sein de l’ujlog de Daloa après Korhogo et Bouaké. A cette occasion, le président de l’Université, le directeur du crou, les porte-parole des enseignants-chercheurs et du personnel administratif et technique et des étudiants ont, tour à tour, mis à nu les difficultés que connait leur Unité. Ce sont entre autres, l’insuffisance du matériel didactique, d’Amphithéâtre, de salle de cours, manque de véhicule de transport pour étudiants, manque de chambres dans les cités et résidences universitaires etc. Répondant aux préoccupations de chacun, le ministre Gnamien Konan a été clair. S’agissant des équipements, du personnel enseignant et autres difficultés émises, Gnamien Konan a rassuré les gestionnaires de l’ujlog et du crou que leurs préoccupations seront évaluées et transmises au gouvernement pour en trouver des solutions. « Je suis venu pour échanger avec vous tous et vous encourager à doubler d’effort pour ce que vous faites pour cette jeune université. Surtout aux étudiants à qui je demande de militer pour la paix au sein de leur établissement. La réconciliation est gratuite, il n’ya pas un financement pour cela. C’est plutôt pour le développement qu’il faut des moyens. Ayons la culture de respect mutuel des autorités. Celui qui refuse la paix et sème la violence aura sur sa route des autorités judiciaires. Les gestionnaires font leur travail de gestion, les étudiants, eux, doivent étudier. Ainsi, la structure est en marche. » Toujours parlant des troubles dans les universités, l’hôte du jour a instruit les autorités de l’université à saisir les juridictions s’il ya des casses, des grèves intempestives et graves si on note mort d’homme au cours d’une violence. Pour joindre l’acte à la parole, Gnamien Konan a indiqué qu’il faut mettre fin au syndicalisme à l’université : « J’autorise le président de l’université à sortir de sa structure les apprentis politiciens. En ces lieux, c’est la quête à la formation et non la violence. La Côte-d’Ivoire doit s’occuper de sa jeunesse pour que le pays émerge en 2020. C’est pourquoi, vous devez savoir que les moyens qu’on vous donne constituent 40% de votre réussite. Les 60% restants dépendent de vous-mêmes. Soyez donc les partisans de la paix et mettez-vous sérieusement au travail pour prendre la relève de demain et gérer votre pays. (…) Mais dites aux étudiants que le temps du syndicalisme dans les universités est terminé. Car on ne peut pas construire une nation dans la violence. Si je vois une autorité de l’université entretenir des syndicats, c’est que c’est lui-même qui a créé ce syndicat. Vous, éducateurs, formateurs et gestionnaires, avez la charge de changer la mentalité des étudiants pour que le pays change.» La cérémonie a pris fin par la visite de l’ujlog et les cités universitaires pour toucher du doigt les difficultés évoquées par les intervenants.

07:03 Publié dans Société | Tags : université daloa, gnamien konan, syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

13 mai 2014

Côte d'Ivoire/AGIR: Dialogue inclusif pour la résilience

Dialogue entre acteurs de l’agriculture pour favoriser une meilleure synergie, cohérence et efficacité des initiatives en matière de résilience, objet d’un atelier à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il pose les méthodes de travail de l’Alliance globale pour la résilience (AGIR). Lancée en décembre 2012 à Ouagadougou, l’Alliance et ses parties prenantes se sont fixées comme objectif stratégique de « réduire structurellement et de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle en accompagnant la mise en œuvre des politiques sahéliennes et ouest-africaines ». Les partenaires techniques et financiers en Côte d’Ivoire manifestent leur engagement à accroître l’efficacité de l’aide au développement. Le succès de l’initiative AGIR dépend de la capacité à s’unir dans l’action et à travailler ensemble avec une réelle implication des organisations paysannes, de la société civile et du secteur privé, et en phase avec les priorités de chaque pays. Cela contribuera à la prévalence de la malnutrition chronique globale inférieure à 20% et à l’augmentation significative du taux de couverture des besoins alimentaires et nutritionnels par la production agricole régionale. Avec la CEDEAO, l’UEMOA et le CILSS, le concept AGIR se donne  vingt (20) ans pour éradiquer la faim et la malnutrition.

PKW

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12 mai 2014

Industrialisation et émergence en Côte d'Ivoire

Le défi de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui c’est de se doter de moyens technologiques lui permettant de transformer au moins 50% de ses matières premières. Son industrialisation est une étape indispensable en vue d’assurer son intégration dans l’économie mondiale. Comme baromètre, l’industrialisation doit démontrer la capacité d’émergence et doit réaliser de grands bonds sur le chemin des performances. Le gouvernement ivoirien inscrit l’accroissement de la transformation des matières premières au cœur de sa politique de relance économique. Ce sont entre autres, des unités de transformation, des équipements de production, et le renforcement de capacités dans les techniques d’extraction et de production, et dans les pratiques hygiéniques. Tout est également mis en œuvre pour régler et régir les questions de normalisation, d’accréditation, de certification, et mieux assurer le contrôle. Contribuer à l’accroissement du rayonnement dans la communauté agro-industrielle et renforcer les capacités du tissu industriel participent au processus d’industrialisation. C’est pour cela, la Côte d’Ivoire s’engage à accompagner les entreprises qui font de la transformation leur leitmotiv. Cela crée de nouvelles petites et moyennes agro-industries, de la richesse et de l’emploi.

PKW

19:46 Publié dans Economie | Tags : industrialisation, cote d'ivoire, émergence | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Rasta/ Histoire de la communauté rasta en Côte d'Ivoire

JUILL rasta.jpegQui sont les rastas ? Comment une poignée de Jamaïcains illettrés, à peine sortis de l'esclavage, a-t-elle eu, dans les années 1920, la révélation de la divinité d'Hailé Sélassié, et fondé le mouvement mystique le plus populaire du XXe siècle ? Pour répondre à ces interrogations, nous avons fait, récemment, une incursion au Village Rasta de Vridi.

Bien avant, nous nous sommes inspirés du célèbre livre ‘’Le premier Rasta’’ de Helen Lee, édité par Flammarion, en 1999. Cet ouvrage relate l'étonnante histoire de Leonard Percival Howell et, autour de lui, des premiers rastas. Il s'agit d'abord d'un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. De retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, bafoué, enfermé comme fou, Leonard Howell, alias le Gong, ressort inébranlé de ces épreuves. Son charisme illumine le Pinnacle, la première communauté rasta, qui compte jusqu'à quatre mille cinq cents membres et devient la première entreprise industrielle de production de marijuana. Mais, dès la fin des années 1950, la communauté est contrainte de s'éparpiller, disséminant l'enseignement rasta dans tous les ghettos de l'île. Un jeune chanteur du nom de Bob Marley adopte le surnom du leader, « Tuff Gong », et son message. Le reggae est prêt à exploser. Au-delà des clichés rastas, joint, reggae et locks, Hélène Lee donne une vision inédite d'un mouvement aux racines complexes. L'itinéraire exceptionnel d'un homme grâce auquel un peuple d'esclaves a réappris la fierté et imposé sa culture au monde.

Une philosophie à inspiration biblique
Marqué par de nombreux courants et laissant une grande liberté d’interprétation individuelle, le mouvement rasta n’obéit pas aux mêmes rites partout. « Il existe toutefois un socle commun donnant une très grande importance à la Bible (avec une préférence pour les passages concernant Babylone) », rappelait, il y a quelques jours, à l’occasion d’une conférence de presse Ras Niemjah, un membre fondateur du Village rasta. L’histoire de la ville qui mit la communauté juive en esclavage, puis qui fut détruite par Dieu en raison de son orgueil démesuré, est pour les Rastafari une formidable métaphore de l’esclavage des noirs et des vices de la société capitaliste. « Une autre référence fondamentale de la culture Rasta est le vœu de Nazarite (Livre des Nombres), qui impose de ne pas consommer de viande, de produit de la vigne, ne pas se retrouver en présence d’un mort et ne pas se couper ni se coiffer les cheveux (ce qui entraîne l'apparition de dreadlocks : boucles de crainte du Seigneur) », nous a confié Ras Goody Brown. Ces dreads que les Rastas roulent dans un tam (bonnet) sont aussi une référence à la crinière du lion, symbole de l’empereur Sélassié. L’usage de la Ganja (chanvre) est également un autre rite incontournable de la culture rastafari : "l’herbe de la sagesse" qui aurait poussé sur la tombe du roi Salomon, permet d’atteindre l’état de contemplation nécessaire à la prière. Toujours par inspiration biblique, de nombreux rastas suivent également un régime alimentaire spécial basé de I-tal (prononcé Aï-tal), composé de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes.

Emergence d'une confrérie en Côte d’Ivoire
La communauté rasta de Côte d’Ivoire existe depuis 1996 dans la commune de Port-Bouët, sous l’attestation d’occupation provisoire du domaine publique N°241cpb/dom et occupe une parcelle d’une superficie de 600m2 à usage de village artistique dans le secteur N°2 quartier Vridi Sir, Akwaba Plage. « C’est une communauté d’artistes et d’artisans rastas organisés autour d’un bureau représenté par un secrétaire général. Elle constitue une richesse inestimable sur le plan artistique, culturelle, touristique et artistiques », a révélé Ras Niemjah. Des talents émérites, cette communauté qui a vu son village situé à Vridi, détruit le 11 juillet 2012, en compte en nombre important. « Outre les formations artistiques que nous proposons en peinture, sculpture, danse, musique, bijouterie, calligraphie, sérigraphie, maçonnerie, menuiserie, nous dispensons l'enseignement Rastafari, c'est-à-dire la spiritualité des Africains, l'histoire de l'Afrique et celle du monde en privilégiant l'alphabétisation et la connaissance des livres saints », a tenu à rappeler ce membre fondateur du Village Rasta de Vridi. Une intelligence de cette communauté qui fait la fierté de la Côte d'Ivoire en Europe et surtout en France. Producteur de l'ex membre de la formation Négro Muffin, Ras Goody Brown, Ras Niemjah est un artiste chevronné et un compositeur hors pair. A preuve, l'album ''Lumière'' de son poulain porte en grande partie sa signature. Avec son orchestre les I-Trinity, il est très sollicité sur les bords de la Seine et partout en Europe à l'occasion de nombreux festivals et autres spectacles. « Même là-bas, nous pensons au village. C'est pourquoi, nous revenons toujours auprès de nos frères sur la terre mère », a-t-il laissé entendre, convaincu que c'est la richesse artistique, culturelle, touristique et spirituelle de la communauté rasta de Côte d'Ivoire qui lui vaut d'être sollicitée par les Ong comme le Rotaract et de grands noms du reggae mondial tels que Ijhaman, Sael, Lyricson, Alpha Blondy, Tiken Jah, Pablo U Wa et même le célèbre journaliste de radio France Inter, Malick Boulibay. Un avant-gardiste de cette religion en Côte d’Ivoire, Ras Kush, a crevé l’abcès en faisant cette fracassante déclaration : « Je suis Rasta. Oui, je vous dis que ma religion est le rastafarisme ». Cet artiste musicien, diplômé en informatique, débarqué ''fraîchement'' des Etats-Unis, a fait cette déclaration à cette époque, en réponse à une question d’un journaliste. Des propos dénués de toute hypocrisie qui ont fait de nombreux émules parmi les jeunes artistes de cette période dont Naftaly, Kajeem, Ras Goody Brown, Kalujah, Ras Julian… , donnant naissance à cette forte communauté.

DIARRA Tiémoko

09:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |