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31 mai 2012

Atelier du PPMS, Point 1ere journée

 

ATELIER DE RESTITUTION ET DE VALIDATION DU RAPPORT D’ACHEVEMENT DU PROJET

RAPPORT DE LA 1ère journée (30 mai 2012)

REDACTEURS

1)      Dr COULIBALY Lassina (ANADER) ;

2)      KONAN Daniel (Producteur)

3)      TOURE Yao (MINAGRI/DEP)

4)      COULIBALY Emmanuel (ONDR)

5)      PAS DE REPRESENTANT DE L’UGP

INTRODUCTION

Dans le cadre du projet d’appui aux petits producteurs maraichers dans les régions des savanes (PPMS), un atelier de restitution et de validation du rapport d’achèvement dudit projet  s’est tenu du 30 mai au 01er juin 2012 dans la salle de conférence du RAN Hôtel à Bouaké.

La première journée de l’atelier s’est déroulée en séance plénière et s’est articulée autour des étapes suivantes :

-          Ouverture de l’atelier

-          Présentation du rapport d’achèvement aux participants

-         Discussions et échanges

DEROULEMENT DE L’ATELIER

1)      Cérémonie d’ouverture

Démarrée à 9H40 mn, la cérémonie d’ouverture a été marquée par quatre allocutions prononcées successivement par le représentant du Maire, le représentant du Préfet du Gbèkè, la représentante du Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) en Côte D’Ivoire et enfin le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture.

Le représentant du Maire dans son allocution a indiqué tout l’intérêt de sa commune d’accueillir cette cérémonie. Il a souhaité que les réflexions soient fructueuses pour une meilleure orientation des actions des projets au profit des nos populations. Il a terminé son propos en souhaitant la bienvenue aux participants.

Le Représentant du Préfet de Région dans son allocution a présenté les excuses du Préfet de Région empêché. Il a réitéré tout comme son prédécesseur, l’intérêt du projet pour les populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.  Il a souhaité plein succès aux travaux tout en recommandant que les petits producteurs maraîchers d’aujourd’hui deviennent de grands producteurs demain.

Quant à la Représentante du FIDA, elle a indiqué qu’un projet est né dans les cendres du PPMS : le PRAREP. En effet, le PPMS est achevé depuis le 31 décembre 2011 quand le PRAREP démarrait au même moment. Cet atelier est donc important en ce sens que les faiblesses constatées dans la mise en œuvre du PPMS devront être prises en compte et corrigées dans l’exécution du PRAREP.

Le Directeur de Cabinet a commencé son allocution par un remerciement à l’endroit des bénéficiaires pour leur présence remarquée à cette étape importante de la vie du PPMS dont il a fait la genèse ; démarré en 2001, un recadrage est survenu en 2008. Ce qui a permis le prolongement du projet jusqu’au 31/12/2011. Il a souligné que le projet a été exécuté dans un contexte marqué par les crises successives qu’a connues la Côte d’Ivoire. Il a dit aux producteurs de ne pas s’offusquer de la dénomination du projet qui fait d’eux des petits producteurs. Il a expliqué que le terme « petit » se rapporterait aux surfaces exploitées, mais selon lui, ce sont de grands producteurs si l’on se réfère aux valeurs nutritives des productions maraîchères sans lesquelles les macroéléments apportés par les autres productions ne peuvent être digérés.

Il a par la suite remercié les consultants qui apportent leur expertise à la Côte à la Côte d’Ivoire.

Il a également remercié le FIDA qui a continué de nous appuyer avant, pendant et après la crise : « c’est pendant les difficultés qu’on reconnaît ses vrais amis » a-t-il conclu à leur égard.

Concernant les travaux, il a recommandé que chaque acteur fasse sa propre autoévaluation : comparant  la situation actuelle au domaine sportif, il a dit que le meilleur qu’on puisse tirer d’un échec c’est de voir ses propres faiblesses. Il faut donc faire un diagnostic objectif (sans que cela ne soit un réquisitoire) pour dégager ce qu’il faut retenir pour les projets futurs. Ainsi, identifier les succès, les échecs de même que les mesures correctives, identifier les actions de pérennisation et cibler les points d’encrage entre le PPMS et le PRAREP paraissent être des activités majeures qui devraient être réalisées au cours de cet atelier. Si toutes ces dispositions sont prises, les projets futurs contribueront effectivement à la réduction de la pauvreté, à la modernisation de l’agriculture et à une sécurité alimentaire durable.

C’est par ces mots que le Directeur de Cabinet a ouvert l’atelier.

Présentation des participants

Les participants ont été présentés tout au long de la cérémonie (entre les al scutions). Il s’est agit de dire son nom, sa ville de provenance, sa structure et surtout son lien avec le PPMS dans le cadre de sa mise en œuvre.

Mise en place du Bureau de séance

Présidence de l’atelier : Invité à participer à une réunion au Niger, le Directeur de Cabinet, Président de la cérémonie, a confié la présidence à Monsieur IRIE BI DJO, conseiller technique du Directeur de l’Evaluation des Projets (DEP) ; En attendant l’arrivée de ce dernier, l’intérim devra être assuré par Mme KADJO AMONTCHI Directrice Régionale de l’Agriculture de Bouaké.

 

2        Présentations

Deux grandes présentations ont été faites par la mission à savoir :

-          La Présentation du PPMS et de la mission du RAP, suivie des échanges ;

-          La Présentation des résultats des différentes composantes, suivie également d’échanges,

 

a)      Présentation du PPMS et de la mission du RAP.

Cette présentation a fait un résumé du PPMS en ce qui concerne son objectif principal, ses différentes composantes au nombre de 3 au départ et complétées à 5 après le recadrage du projet et les résultats attendus.

La mission du RAP a décrit le mandat qui lui a été confié et s’est appesantie sur la méthodologie utilisée pour mener l’étude qui fait l’objet du présent atelier.

Les nombreux  échanges ont porté après ces deux présentations sur l’échantillonnage enquêté par la mission. Il ressort de ces échanges que l’échantillonnage avait pour objet  de comprendre et d’avoir une vue globale du projet. Cet échantillonnage a tenu compte des appuis effectués par le projet (mécanisation, BCA, …) et sur chaque site visité, chacune des composantes du projet a été touchée.

b)      Présentation des composantes et des résultats attendus.

Composantes 1 :Renforcement des capacités des maraîchers cibles

Constitué de trois (03) sous composantes à savoir :

-          (i) Identification des bénéficiaires ;

-          (ii) Appui à la formulation des projets de base ;

-          Formation des bénéficiaires à la maîtrise d’ouvrage

Les échanges ont tournés autour de trois (03) grands points à savoir : l’alphabétisation, la sécurisation foncière des sites de production de maraichers et l’écoferme.

Concernant l’alphabétisation, les participants ont préconisé une sensibilisation des femmes à la base pour accroitre leur participation aux différentes séances. Aussi ont–ils noter que le délai de 4 mois était insuffisant pour atteindre les résultats escomptés Pour assurer la pérennisation de cette activité, il importe que le Service Autonome d’Alphabétisation soit impliqué.

Concernant l’écoferme qui est une expérience réussi, l’atelier a retenu les enseignements suivants : (i) assurer la maitrise de l’eau, (ii) et appuyer les bénéficiaires en moyens financiers pour répliquer les techniques apprises.

Concernant la sécurisation foncière, …..

 

Aussi il est ressorti que pour une meilleure exécution des projets, l’administration territoriale devrait être fortement impliquée pour garantir leurs succès.

 

Composantes 2 : Amélioration des techniques d’exhaure et d’irrigation

Constituée de deux(02) sous composantes à savoir :

-          (i) le Développement des compétences locales

-          (ii) la Recherche-Action pour l’aménagement des bas fonds

Suite à cette présentation, l’atelier a noté le nombre important de puits non fonctionnels. Cette situation se justi àe par l’attribution et le démarrage tardifs des marchés relatifs à ce volet ; la période inadéquate pour le fonçage de certains puits à cause du niveau de la nappe d’eau.

Pour les activités non réalisé, l’atelier recommande à la mission d’évaluation que les raisons soient mentionnées et de préciser les circonstances du changement de certains résultats attendus.

 

Composantes 3 : Développement de la filière maraîchère

Constituée d’une seule sous composantes à savoir :

-          (i) Le Conseil technique pour la production et la valorisation en aval ; la diffusion de l’information économique portants sur les prix et la connaissance des marchés ; l’Amélioration de l’accès aux services financiers ; la Structuration de la filière et l’appui aux OPA

L’atelier relève que le maraicher étant l’activité principale du PPMS, alors les résultats présenté devaient être encore étoffés.

Le rapport de la mission affirme que les prix des produits maraîchers se sont améliorés. En absence de situation de référence pouvant permettre de montrer le niveau d’amélioration, cette assertion a été étayée par les témoignages des producteurs présents à l’atelier.

Concernant la présentation des résultats de production au niveau du maraicher, l’atelier a recommandé que ceux-ci soient donnés spéculation par spéculation.

 

Composantes 4 : Programme prioritaire d’appui à la production rizicole

Constitué de quatre (04) sous composantes à savoir :

-          (i) Mettre à la disposition des petits exploitants riziculteurs, des petits matériels de travail, des intrants agricoles (semences, engrais et herbicides), l’appui-conseil

-          (ii) Renforcer les capacités des OPA

-          (iii) Stabiliser la production par la réhabilitation des périmètres

-          (iv) Appuyer la transformation et la commercialisation

A ce niveau les échanges ont concernés le taux de reconstitution des fonds, la situation de l’installation des unités de transformation, les liens entre les Comités de Gestion des Aménagements (CGA) et les coopératives.

Pour mieux appréhender le niveau de reconstitution des fonds, l’atelier préconise à la mission de fait ressortir le taux de reconstitution relatifs aux intrants et celui relatif au matériel agricole.

Concernant l’installation des unités de transformation, il est à noter que toutes les unités ont été acquises et leur opérationnalisation n’est pas encore effective. Seul trois (03) magasins ont été construits dans le cadre du programme PFA. L’atelier préconise que la construction des autres magasins et l’opérationnalisation de toutes ces unités soit prise en compte dans le cadre des programmes à venir.

Au niveau des CGA et les coopératives les échanges qui ont suivis ont d’apporter des  éclaircissements concernant le rôle de chacun.

 

Composantes 5 : Consolidation des acquis du PACIL

Constituée de quatre (04) sous composantes à savoir :

-          (i) Appuyer la réhabilitation des pompes hydrauliques villageoises

-          (ii) Relancer le processus d’appui d’introduction du soja et de nouvelles variétés d’igname et de manioc, et multiplier les visites d’échanges inter villages et inter-régions

-          (is ) Renfoncer les éleveurs relais d’aulacodes pour appuyer d’autres éleveurs dans les deux régions

-          (iv) Appui à la commercialisation des produits vivriers

Les échanges ont tournés autour de l’aulacodiculture, la production et la transformation du soja, des actions du BVP.

Au niveau de l’aulacodiculture, il est ressorti que le taux élevé de mortalité pourrait être du à l’augmentation du taux d’infection (absence d’analyse par le LANADA). Les échanges ont relevé qu’il n’y a pas de conflit entre 2ACN et l’ANADER/PNPA. Par conséquent la mission devra reformuler ce passage dans son rapport.

Concernant la production du soja, le faible rendement (600 kg/ha), serait du à la dégénérescence des variétés qui ont été introduite depuis 1998. Au niveau de la transformation du soja, les productrices ont souhaité que des rencontres soient organisées afin de favoriser les échanges d’expérience.

Concernant les actions du BVP, les participants ont recommandé que le volume des transactions du maïs et le nombre de comité de commercialisation soit mentionné.

 

 RAP PPMS Photo.jpg

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30 mai 2012

Le PPMS prend fin, mais l'activité doit continuer

 

Atelier de restitution et de validation du rapport d’achèvement du PPMS

Les acquis du Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS) pourront permettre aux populations de se prendre en charge. Car l’Agriculture est un pion important dans le développement de nos sociétés. Soulignons que la fin d’un projet (ou celle des travaux afférents) donne lieu (souvent) à la rédaction d’un rapport d’achèvement du projet (RAP). Dans le RAP sont consignés tous les détails relatifs à la mise en œuvre du projet.

Le PPMS étant  achevé depuis le 31 décembre 2011 et conformément aux procédures, trois consultants indépendants et expérimentés, tous de nationalité ivoirienne, ont été mandatés pour élaborer du 2 avril au 3 juin 2012, le présent rapport d’achèvement du projet (RAP). Les trois experts sont Issa DRAMÉ (Ingénieur Polytechnicien et Economiste du développement, chef de mission) ; Bakan KOUAKOU (Ingénieur Agronome et spécialiste de l’aménagement rural) et Ali BADINI (Economiste et spécialiste en suivi – évaluation.  

 Mais qu’est ce qui a suscité le PPMS ?

La Côte d’Ivoire a enregistré, grâce à une politique volontariste depuis son accession à l’indépendance en 1960, des résultats importants dans le domaine du développement agricole. Sous l’effet des contraintes endogènes et exogènes, le pays, bien que ne connaissant pas de pénurie alimentaire, est devenu au fil des années, importateur net notamment de riz, principal alimentation de la population et de certains produits maraîchers (35 000 tonnes d’oignon par an, essentiellement du Niger, pomme de terre, choux, haricot, etc.). Pourtant, les conditions climatiques et édaphiques du pays sont favorables au développement de nombreuses espèces maraîchères et vivrières dont les plus importantes sont l’aubergine, la carotte, le chou, le gombo, l’igname, la laitue, le manioc, le maïs, l’oignon, le piment, le riz et la tomate.

Toutefois, ces productions demeurent fortement soumises aux aléas climatiques et à la disponibilité en eau, alors que la demande globale est continue sur toute l’année. Les projections montrent que la demande solvable en produits maraîchers de contre-saison devrait continuer de croître, voire plus que doubler dans les dix prochaines années dans les zones de consommation, en particulier les grandes villes en constante expansion. Pour répondre à ces besoins alimentaires importants tout en réduisant la dépendance du pays des importations, le Gouvernement a relancé la production vivrière en adoptant et mettant en œuvre à partir de 1991, le Plan Directeur de Développement Agricole 1992 – 2015 et le Plan national d’investissement agricole (2012-2015) dans lesquels sont définis les objectifs et investissements majeurs de la politique sectorielle agricole qui sont, entre autres, la production, la transformation des produits agricoles, la recherche de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire. Dans ce cadre et pour répondre à la problématique du développement des filières maraîchères et vivrières, le Gouvernement a mis en œuvre grâce au financement du FIDA, le Projet d’Appui à la Commercialisation et aux Initiatives Locales (PACIL). Ensuite, la Côte d’Ivoire et le FIDA ont signé le 9 juin 2000, l’accord de prêt n°536-CI, amendé en août 2010, pour le financement du Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS).

DSC00395.JPGLe PPMS, entré en vigueur le 11/9/2001 et le démarrage intervenant en septembre 2001, a pour objectif global, la lutte contre la pauvreté. Le projet financé à la fois par le FIDA, le Gouvernement ivoirien et les bénéficiaires, a son siège à Korhogo.

 

 

 

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Le PPMS s'acheve

DSC00402.JPGCôte d’Ivoire/ Atelier de restitution et de validation du RAP PPMS

Le Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes(PPMS) s’achève

Le Ministère de l’agriculture organise les 30 et 31 mai 2012 l’atelier de restitution et de validation du rapport d’achèvement (RAP) au Ranhôtel de Bouaké.
Le représentant du premier magistrat de ville de Bouaké Fanny Ibrahim, dans son adresse, a traduit le mot de bienvenue ; et a souhaité que les acquis du PPMS accordent beaucoup de changemenst aux populations des ex régions de la Vallée du Bandaman et des Savanes.
Le représentant du ministre Coulibaly Mamadou Sangafowa a salué et félicité, à juste titre, les parties prenantes du PPMS pour leur contribution. Ainsi Coulibaly Minayaha Siaka, l’envoyé du patron de l’agriculture rappelle que le succès de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture.
Pour lui, ce bilan doit nous concerner tous. Car chacun doit faire une auto évaluation, et dire objectivement le rôle qu’il a pu jouer. Par ailleurs, Coulibaly Minayaha Siaka a remercié le FIDA pour son intervention en Côte d’Ivoire à travers ses appuis d’urgence.
Les préfets des régions du Gbekè et du Poro se sont fait représenter à cet atelier du restitution et de validation du RAP PPMS
La période de clôture est consacrée à la rédaction du Rapport d’Achèvement du Projet (RAP). C’est un processus qui obéit à une démarche permettant d’aboutir à un document consensuel qui retrace la vie, les acquis et les leçons apprises lors de la mise en œuvre du projet. Le RAP est d’autant plus capital qu’il constitue une source d’informations pour les stratégies à définir pour les futurs projets. Ce processus basé sur des analyses et non sur le descriptif, requiert la participation des parties prenantes à la mise en œuvre du projet.
Cet atelier permet non seulement de recueillir les observations et les commentaires en vue d’enrichir le rapport d’achèvement, mais aussi de faire valider le rapport d’achèvement par toutes les parties prenantes.
Le Point Focal FIDA Côte d’Ivoire, Mme Odile Sarassoro a réitéré l’engagement du FIDA à soutenir les actions du Gouvernement ivoirien dans son processus de développement. « Cet appui a débuté en 1994 et s’est traduit par neuf (9) projets approuvés dont le montant s’élève à 99.5 millions d’USD. Avec le cofinancement d’autres bailleurs de fonds, ces opérations représentent une valeur totale de 270 millions d’USD. La clôture du PPMS est certes prévue le 30 juin 2012 ; mais au FIDA, un projet clôturé ouvre la porte à un nouveau projet » a-t-elle conclu. Depuis janvier 2012, il ya le Projet de Réhabilitation Agricole et de Réduction de la Pauvreté (PRAREP) ; et va démarrer dans les prochaines semaines, le Projet d’Appui à la production Agricole et à la Commercialisation (PROPACOM).
Chacun de nous est invité à contribuer à la réduction de la pauvreté.

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10 mai 2012

Le deuil fécond de Bernard ZADI ZAOUROU, que d'émotions!

 

                                          Exposé de conférence.

 

 

 

Dr Toh Bi Tié Emmanuel.jpgJe ne suis pas la voix qui détiendrait le monopole de l’intimité de Bernard ZADI Zaourou. D’autres personnes, et c’est avéré, peuvent se targuer d’avoir investi sa quotidienneté. Je les envie. Je n’ai pas non plus la prétention de connaître les moments forts et épiques de la vie universitaire de Bernard ZADI. Je dois, peut-être, avoir la probité intellectuelle de reconnaître que l’historicité mouvementée et polymorphique de l’homme peut m’échapper et, même, m’échappe en bien de ses points. Les différences d’âge et d’envergure créant un certain fossé entre l’illustre personnage et moi. Je suis un lien ou une composante certainement négligeable dans le sérail et l’architecture des connaissances de Bernard ZADI. A tout le moins, j’ai le droit de pleurer. Comme tout Ivoirien qui dit avoir quelque affectivité avec Bernard ZADI a le droit de pleurer. Et l’occasion actuelle en fait office. Pleurer en guise d’une cure urgente pour sauver mon psychisme lourdement peiné. C’est une question de survie.

 

De toute évidence, les jets de pleur qu’un sujet éperdu, psychologiquement sonné peut émettre à l’occurrence d’un décès, sont stimulés par le souvenir de la première rencontre avec le défunt. Pour la première fois, j’ai rencontré Bernard ZADI dans des conditions insolites. Non autour d’un café, non à un cours, non à la faveur d’une approche personnelle, non à la faveur d’une présentation. Je dis que je l’ai rencontré pour la première fois dans des conditions insolites, c’est-à-dire, dans un univers symbolique ayant mis en jeu la découverte entre deux individus, l’un, physique-humain (ma personne) et l’autre, une idole d’écriture à moi révélée, surgissant, de façon tonitruante, dans mes sens et me sollicitant pertinemment. C’était en maîtrise en 1997 et 98, à la seule lecture de la préface de Maïéto pour Zékia de Joachim BOHUI DALI, réalisée par le grand magister. J’étais subjugué par le charme de l’écriture qui, à la vérité, n’était plus une écriture, mais un culte, à l’image d’un dévot instrumentalisé à la déraison par son dieu. Je me réjouis de le lui avoir confessé plus tard à notre rapprochement, dans la dialectique Enseignant-enseigné, Maître-disciple. Je me suis donné souvent le luxe de lui citer quelques extraits de la préface, à son grand plaisir, tout naturellement. Je suis un disciple scientifique du maître. Et au compte des disciples scientifiques du maître, nous sommes une légion. Par disciples scientifiques, j’entends tous ceux dont ZADI a encadré les travaux de recherche. Moi aussi, ZADI a encadré mon projet de thèse et ma thèse. Et quand plus tard, ma personne d’écrivain-poète a pris une forme publique, il m’a dit : « TOH  BI, je savais que tu en arriverais là. Etant ton maître et ton père, j’en avais eu le discernement. Tu verras, maintenant que tu as commencé à enseigner, tu pourras deviner le destin de chacun de tes étudiants à partir d’une intuition issue de leurs aptitudes et entrains. »

 

Ces propos retentissent encore en moi comme le tempo d’une trompette dans les grandes cérémonies d’Etat. Et depuis, mon grand maître n’a eu de cesse de me témoigner son soutien et sa sympathie en honorant de sa présence toutes mes cérémonies littéraires.

 

J’ai appris le décès de ZADI, non dans la presse mais par coups de fil. C’était le Mardi 20 Mars dernier à 11h30mn. Pendant que j’étais à mon domicile à BOUAKE, en compagnie d’un collègue. Nous avons été appelés d’Abidjan, par d’autres collègues qui nous communiquèrent la triste nouvelle, et c’était l’émotion, au seuil du dérèglement mental. Aussitôt, j’ai appelé au domicile du défunt. Ma source confirme la nouvelle. Mais je ne croyais pas encore. Du moins, je m’en efforçais. Et quand dans l’après-midi, j’ai été appelé par un organe de presse pour recueillir ma réaction à chaud, j’ai compris que la nouvelle était classée, rangée, officielle, et que je devrais m’en tenir à l’évidence et m’en accommoder.

 

Que retenir de Bernard ZADI ZAOUROU ?

 

La personnalité d’un individu s’appréhende en trois points : Son physique, son être et son faire.

 

Physiquement, ZADI était beau comme Appolon de la mythologie grecque. Mais, je dois réaliser que la beauté même a plusieurs vocations. Il y a une beauté pour la femme de séduction, il y a une beauté pour l’homme ou la femme de spectacle, il y a une beauté pour un Don Juan, il y a une beauté de prestance pour l’homme politique. De la même façon, il y a une beauté pour l’homme du savoir ou pour l’érudition, tout simplement. ZADI a une beauté physique pour son érudition. C’est que son aspect, quand il vous captive, vous impose en même temps le savoir qu’il prêche. Tant et si bien que ZADI a une beauté notamment claironnante quand il est en acte de prédicateur. Tout se passe comme si, quand le magister prend la parole, le savoir qui s’en échappe lui polit un aspect physique qui vous soumet religieusement. Donc, ZADI est beau et sa beauté a l’entrain de ce qu’il dit. Le calembour prédestiné de son nom Bottey est divinement évocateur de la réalité vécue. On peut retenir de cette petite métaphysique que la beauté physique de ZADI, à laquelle s’adjoint une beauté de l’esprit, harmonieuse, lui confère une personnalité brillamment médiatique.

 

Pour son être, ZADI ZAOUROU est humain. Sa notoriété ne lui a jamais ôté son humilité. Ceux qui l’ont fréquenté le savent. Consubstantiellement, pour lui, le parangon de la réussite sociale n’est pas synonyme d’être bardé de liasses de billets de banque. Pour lui, réussir socialement, c’est servir l’homme, c’est l’aimer. Pour lui, réussir socialement et être renommé n’est pas synonyme de piétiner les autres et tenter de les enfoncer ou de les étouffer, de telle manière à les empêcher d’atteindre son statut. Pour lui, réussir socialement, c’est être toujours au travail et ne point se complaire dans une autosatisfaction en quelque point d’arrivée de quelque course. Cette dernière disposition offre le risque de produire un sujet distrait, arrogant et nuisible, totalement inattentif et s’imbibant de bévues d’inertie. Cet humanisme, ZADI l’a vécu dans son intellectualisme, c’est-à-dire, dans sa science, dans son art et dans sa politique. Il a dit, Jean-Paul Sartre, que l’existentialisme est un humanisme. Et je dis que l’intellectualisme est un humanisme. Il ressort de ce cogito que être intellectuel, c’est exister, au sens qualitatif s’entend. Permettez-moi de faire l’économie de sa production intellectuelle abondante de Césarienne aux Quatrains du dégoût en passant par Fer de lance, La tignasse, Les sofas, La guerre des femmes, Secreto Dei ( Le secret des dieux), A califourchon sur le dos d’un nuage, en plus de ses ouvrages scientifiques comme Césaire entre deux cultures, La parole poétique africaineJ’avoue que mon souffle n’est pas suffisant pour tout débiter  ici. Il en est arrivé à résumer sa vie artistique et scientifique au concept du Didiga. Le Didiga, comme il le dit, ce sont les puissances surnaturelles qui permettent à un chasseur d’affronter avec succès les énigmes hostiles de la brousse.  Il en a fait une récupération artistique et intellectuelle pour désigner la mystique du mot trans-civilisationnel. Pour lui, dans toutes langues du monde et, donc, dans toutes les cultures, le mot se stratifie en deux parties : une partie rationnelle et une autre, irrationnelle, qui, elle, est capable de poésie et de fécondation des intelligences. Finalement, le Didiga, c’est le mot poétique, c’est son mot poétique. Le mot poétique est mystère tout comme Didiga est mystère. Pour lui, donc, le mot poétique est un mot didigaesque . Il va jusqu’ à trouver des mots didigaesques dans les langues non officielles comme le nouchi ; son œuvre  Les quatrains du dégoût le démontre bien. En bon marxiste, il s’en sert pour vivre sa dialectique sociale.

 

 Pour son faire, ZADI est celui qui, en tant que professeur,  prêche dans un amphithéâtre archicomble, comportant même des auditeurs qui ne sont pas de la spécialité du cours ou qui ne sont même pas du département de Lettres. Il a créé beaucoup d’équipes de recherche dans son site référentiel, son sanctuaire qu’est le G.R.T.O(Groupe de recherche sur la tradition orale) , non loin du lycée technique. Tous ceux qui, universitairement, ont été formés par ZADI, l’ont été dans son  écurie du G.R.T.O. Le G.R.T.O va-t-il encore attirer du monde ? Le G.R.T.O va–t-il garder son lustre ? ZADI est le créateur de plusieurs mouvements politiques et est le formateur idéologique de  plusieurs hommes  politiques de première  ligne en Côte d’Ivoire. Il est aussi chanteur, instrumentiste, metteur en scène, cameraman, et que sais-je. On comprend donc que le deuil d’un tel homme soit fécond. Il est mort le mardi 20 Mars dernier .Et le lendemain, il ne s’est pas trouvé un seul organe de presse qui n’ait titré le départ du baobab. Internet s’est invité au festin. Dans les colonnes des journaux, s’étalaient des philosophies, des littératures, des théories, des souvenirs, des témoignages, en rapport avec le défunt, tous aussi émus les   uns que les autres .Cette fertilité médiatique est imputable à la grandeur de Bernard ZADI ZAOUROU. Et je dois dire que depuis HOUPHOUET BOIGNY, je n’ai vu de mort autant médiatisée dans notre pays. La leçon à en tirer est simple : Le pouvoir se  trouve, en réalité, dans le savoir. Ce n’est que pure élucubration que de le rechercher ailleurs.

 

  

 

Chers étudiants, Bernard ZADI ZAOUROU, un langage pour vous. Participez massivement à ses obsèques, si vous en  avez  la possibilité. C’est votre fleuron dont vous devriez être fiers et que vous devriez embaumer de vos larmes.    

 


 

 

                      Bernard ZADI ZAOUROU,

 

                      Salut mon grand

 

                      Hommage à la star

 

                       Bravo l’Artiste !

 

 

 

 

 

                                                   TOH BI Tié Emmanuel

 

                                                   Enseignant-chercheur ( Université de BKE)

 

                                                   écrivain-poète.

 

                                                                    ( Samedi 24 Mars 2012 à la Bibliothèque de 

 

                                                                      l’Université de BOUAKE) 

 

 

 

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02 mai 2012

Le Gouvernement de transition du Mali

Mali : Composition du gouvernement de transition dirigé par Modibo Diarra (Liste des membres)

Suite à l’accord signé le 06 avril entre la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les militaires auteurs du coup d’état contre le président Amadou Toumani Touré, la transition est en train de prendre forme , avec la mise en place d’un gouvernement qui comporte 24 ministres dont trois militaires occupant (l’administration territoriale, la protection civile et la Défense)

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Vu la Constitution ;
Vu le Décret N°2012-193/P-RM du 17 avril 2012 portant nomination du Premier ministre;
Sur proposition du Premier ministre,
DECRETE :
ARTICLE 1ER : Sont nommés membres du Gouvernement en qualité de :
1- Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
Sadio Lamine SOW
2- Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget :
Tiéna COULIBALY
3- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants :
Colonel –Major Yamoussa CAMARA
4- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile :
Général Tiéfing KONATE
5- Ministre de la Fonction Publique, de la Gouvernance et des Réformes Administratives et Politiques, Chargé des Relations avec les Institutions :
Mamadou Namory TRAORE
6- Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire :
Colonel Moussa Sinko COULIBALY
7- Ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie :
Ahmadou TOURE
8- Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
Moussa Léo SIDIBE
9- Ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle :
Mamadou DIAKITE
10- Ministre de la Santé :
Soumana MAKADJI
11- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales :
Adama OUANE
12- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux :
Malick COULIBALY
13- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine :
Madame TRAORE Rokia GUIKINE
14- Ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées :
Docteur Mamadou SIDIBE
15- Ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant :
Madame ALWATA Ichata SAHI
16- Ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement :
Alfa Bocar NAFO
17- Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme :
Madame DIALLO Fadima TOURE
18- Ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies, Porte- Parole du Gouvernement :
Hamadoun TOURE
19- Ministre de l’Equipement, des Transports, du Logement et de l’Urbanisme :
Mamadou COULIBALY
20- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique :
Harouna KANTE
21- Ministre des Sports :
Hameye Founé MAHALMADANE
22- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Chargé du Budget
Marimpa SAMOURA
23- Ministre Délégué auprès du Ministre de la Fonction Publique, Chargé des Réformes Politiques et des Relations avec les Institutions :
Yacouba DIALLO
24- Ministre Délégué auprès du Ministre de la Jeunesse, du Travail et de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle :
Bruno MAÏGA
ARTICLE 2 : Le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel.
Bamako, le 24 avril 2012
 
Le Président de la République par intérim,
Pr Dioncounda TRAORE
Le Premier ministre,
Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo DIARRA//FIN

 

 

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