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30 mai 2012

Le PPMS prend fin, mais l'activité doit continuer

 

Atelier de restitution et de validation du rapport d’achèvement du PPMS

Les acquis du Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS) pourront permettre aux populations de se prendre en charge. Car l’Agriculture est un pion important dans le développement de nos sociétés. Soulignons que la fin d’un projet (ou celle des travaux afférents) donne lieu (souvent) à la rédaction d’un rapport d’achèvement du projet (RAP). Dans le RAP sont consignés tous les détails relatifs à la mise en œuvre du projet.

Le PPMS étant  achevé depuis le 31 décembre 2011 et conformément aux procédures, trois consultants indépendants et expérimentés, tous de nationalité ivoirienne, ont été mandatés pour élaborer du 2 avril au 3 juin 2012, le présent rapport d’achèvement du projet (RAP). Les trois experts sont Issa DRAMÉ (Ingénieur Polytechnicien et Economiste du développement, chef de mission) ; Bakan KOUAKOU (Ingénieur Agronome et spécialiste de l’aménagement rural) et Ali BADINI (Economiste et spécialiste en suivi – évaluation.  

 Mais qu’est ce qui a suscité le PPMS ?

La Côte d’Ivoire a enregistré, grâce à une politique volontariste depuis son accession à l’indépendance en 1960, des résultats importants dans le domaine du développement agricole. Sous l’effet des contraintes endogènes et exogènes, le pays, bien que ne connaissant pas de pénurie alimentaire, est devenu au fil des années, importateur net notamment de riz, principal alimentation de la population et de certains produits maraîchers (35 000 tonnes d’oignon par an, essentiellement du Niger, pomme de terre, choux, haricot, etc.). Pourtant, les conditions climatiques et édaphiques du pays sont favorables au développement de nombreuses espèces maraîchères et vivrières dont les plus importantes sont l’aubergine, la carotte, le chou, le gombo, l’igname, la laitue, le manioc, le maïs, l’oignon, le piment, le riz et la tomate.

Toutefois, ces productions demeurent fortement soumises aux aléas climatiques et à la disponibilité en eau, alors que la demande globale est continue sur toute l’année. Les projections montrent que la demande solvable en produits maraîchers de contre-saison devrait continuer de croître, voire plus que doubler dans les dix prochaines années dans les zones de consommation, en particulier les grandes villes en constante expansion. Pour répondre à ces besoins alimentaires importants tout en réduisant la dépendance du pays des importations, le Gouvernement a relancé la production vivrière en adoptant et mettant en œuvre à partir de 1991, le Plan Directeur de Développement Agricole 1992 – 2015 et le Plan national d’investissement agricole (2012-2015) dans lesquels sont définis les objectifs et investissements majeurs de la politique sectorielle agricole qui sont, entre autres, la production, la transformation des produits agricoles, la recherche de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire. Dans ce cadre et pour répondre à la problématique du développement des filières maraîchères et vivrières, le Gouvernement a mis en œuvre grâce au financement du FIDA, le Projet d’Appui à la Commercialisation et aux Initiatives Locales (PACIL). Ensuite, la Côte d’Ivoire et le FIDA ont signé le 9 juin 2000, l’accord de prêt n°536-CI, amendé en août 2010, pour le financement du Projet d’appui aux petits Producteurs Maraîchers dans les régions des Savanes (PPMS).

DSC00395.JPGLe PPMS, entré en vigueur le 11/9/2001 et le démarrage intervenant en septembre 2001, a pour objectif global, la lutte contre la pauvreté. Le projet financé à la fois par le FIDA, le Gouvernement ivoirien et les bénéficiaires, a son siège à Korhogo.

 

 

 

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