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27 avril 2012

Embellissement d’Abidjan / Des monuments, pour quoi faire?

En
circulant à Abidjan, l’automobiliste qui arrive dans cette ville pour la
première fois, ne peut rester indifférent face au nombre impressionnant de
monuments qu’elle abrite. De Port-Bouët à Cocody en passant par Adjamé jusqu’à
Yopougon, la plupart des communes d’Abidjan possèdent leurs monuments. Ces
ouvrages architecturaux et sculpturaux érigés à plusieurs carrefours de la
capitale économique ivoirienne présentent des formes aussi diverses que variées.
En les voyant, on ne peut s’empêcher de croire que leur construction a dû
engloutir des sommes colossales. Toutefois, il n’est pas rare que ces monuments
posent des problèmes. On se souvient encore des mécontentements suscités par la
construction de certains monuments sous l’ère de la refondation. Nombreux sont
les Ivoiriens qui ont reproché à ces monuments de provoquer des embouteillages,
et d’empêcher la fluidité routière. Des artistes-musiciens n’ont pas manqué de
traduire cet état de fait dans leurs chansons. Cette question a même servi les
politiques dans leur combat contre le régime des refondateurs. En clair, il se
pose indéniablement la question de l’utilité des monuments. Essayons d’être
plus clair. A quoi sert un monument?


   Le monument, symbole de grandeur et un
patrimoine historique

    En cherchant la définition exacte du
monument via un dictionnaire, l’on pourrait trouver la réponse à cette
question. Car un  monument est considéré comme
un ouvrage d’architecture ou de sculpture destiné à perpétuer le souvenir d’un
personnage ou d’un évènement. Ainsi, la ville d’Abidjan compte de nombreux
monuments représentant Houphouët-Boigny, premier Président de la République de Côte
d’Ivoire. Cet homme qui, 33 années durant, a dirigé cette portion de 322.462 km2,
est de loin celui à qui la Côte
d’Ivoire doit sa grandeur et son rayonnement au plan international. Les nombreuses
infrastructures et réalisations dont il est l’auteur ou parfois l’instigateur,
témoignent des valeurs qu’il a su incarner et inculquer aux Ivoiriens. Tous ces
monuments à son image sont simplement le témoignage que son passage sur la Terre
n’a pas été vain. Il a pu laisser des traces qui servent aujourd’hui et serviront
de boussole aux générations à venir. Sur l’échiquier politique national, nombre
d’hommes, femmes et de jeunes se réclament de son école, l’houphouetisme.
D’ailleurs, le régime actuel incarné par le président Alassane Ouattara
s’inscrit dans le sillage de cet homme dont les qualités de dirigeant et de
grand bâtisseur, aura marqué la planète toute entière. Au-delà d’Houphouët-Boigny,
plusieurs monuments représentent d’autres personnalités qui ont d’une manière
ou d’une autre marqué leur époque. On pourrait citer pêle-mêle, le monument de
Djény Kobéna (Williamsville), Philipe Yacé (Koumassi), Raoul Folléreau (Chu Cocody), Hyppocrate (Faculté
de médecine de l’Université de Cocody) etc. Certes, ces différents monuments sont
une marque de grandeur des hommes qu’ils  représentent, mais ils sont érigés pour aider
les générations qui n’ont pas connu ces hommes à s’inspirer de leurs actions et
à les considérer comme des modèles. En somme, ces monuments sont des repères
pour les jeunes d’aujourd’hui et de tous les temps. S’il est vrai que les
monuments représentants des hommes de valeur pouvant constituer des modèles,
d’autres monuments sont érigés en mémoire de personnes disparus tragiquement
qu’on décide d’immortaliser. Ce sont les monuments aux morts. En général, ils
symbolisent des batailles d’intérêt national. Il s’agit de marquer par ces
ouvrages, les moments douloureux de l’histoire de la Côte d’Ivoire afin que les
citoyens ivoiriens de tous les temps les connaissent et s’en souviennent.

  Le
monument, identité culturelle et symbole de combat politique

La
Côte d’Ivoire est connue pour son hospitalité légendaire. Un
célèbre  monument de la commune de Port-Bouët
l’atteste bien : le monument Akwaba. Ce monument est celui qui souhaite la
bienvenue à tous ceux qui arrivent à Abidjan et en Côte d’Ivoire par la commune
de Port-Bouët. Représentant deux individus entrelacés, ce monument symbolise une
valeur culturelle bien connue le “Attou”. C’est une pratique traditionnelle
africaine qui sert à accueillir une personne qui vient d’un pays ou d’un
village lointain. En outre, les années de crise qu’a traversée la Côte d’Ivoire sous l’ère de
Laurent Gbagbo, ont  révélé d’autres
facettes des ouvrages que constituent les monuments. En effet, sous la
république des refondateurs, les Ivoiriens ont vu pousser  à plusieurs carrefours, des ouvrages architecturaux
représentants l’Eléphant, emblème de la
Côte d’Ivoire. La force et la puissance de l’éléphant font de
lui un animal majestueux. De ce fait, il force le respect et la considération
des autres mammifères sauvages. L’image de l’éléphant est très souvent associée
à la noblesse, à la dignité ainsi qu’à la grandeur. Ainsi, l’érection de ces monuments
d’éléphants était une marque de patriotisme et de fierté nationale pour les
dirigeants d’alors. Ces dirigeants qui une décennie durant, ont fait du patriotisme,
leur cheval de bataille même si en fin de compte ce patriotisme a pris les
allures d’un culte de la personnalité. Aussi, l’érection du monument
représentant un esclave affranchi de ses chaînes au carrefour de Yopougon Siporex
était un symbole de la vision et du combat politique des refondateurs. En
effet, quiconque a suivi attentivement le discours politique de Laurent Gbagbo,
a  pu remarquer son attitude prétendument
messianique. Comment ne pas le penser, lorsque cet homme, se croyant investi
d’une mission divine, l’enjoignant de libérer la Côte d’Ivoire et l’Afrique du
joug colonial, a défié le monde entier? Inscrivant toutes leurs actions
politiques dans cette dynamique, les dignitaires du régime défunt avaient érigé
ce monument pour rallier les populations à leur vision politique. Ce monument
représentant cet esclave affranchi se tenant au carrefour Siporex de la commune
de Yopougon, a certainement eu un impact sur le comportement des jeunes gens de
cette commune. Ces jeunes gens qui sous le prétexte de vouloir se libérer du
joug colonial, ont développé une phobie inimaginable de l’étranger. Ce monument
a contribué à l’endoctrinement massif de ces jeunes gens. Et justement les
comportements extrémistes que l’on a pu observer lors de la crise
postélectorale, sont le fait de cet endoctrinement. Aujourd’hui, avec le vent
nouveau qui  souffle sur la Côte d’Ivoire, ce monument
n’existe plus. Il a été détruit. Dans sa déchéance, il a emporté avec lui, les
esprits du mal et de la haine.

                  Du piteux état des monuments

       Si les monuments sont des marques de grandeur
et qu’ils constituent des ouvrages de haute portée historique, comment se
fait-il qu’ils ne soient pas entretenus? Combien de monuments aujourd’hui sont
en “brousse”? Personne ne songe à leur donner une meilleure prestance, comme si
les personnes qu’ils sont censés nous rappeler, ne nous intéressent plus. En
voyant le monument représentant Houphouët-Boigny à Adjamé- liberté, on ne peut
qu’être mal à l’aise. Ce monument est si sale qu’on n’a du mal à reconnaître
“le Vieux”. D’ailleurs, cet endroit est devenu un urinoir à ciel ouvert, où des
gens viennent déverser toutes les substances liquides et solides que leur corps
rejette. Le père de la nation ivoirienne, doit certainement se retourner dans
sa tombe en voyant son image bafouée de la sorte. En dehors de ce monument,
plusieurs autres sont dans un état de délabrement avancé au point où, on n’est plus
en mesure de leur accoler le statut de monument. Ce sont de véritables
décharges. Les ordures jonchent ces espaces destinées à immortaliser des
personnalités et des valeurs qu’il convient de cultiver. De toute évidence,
nombre de personnes feignent d’ignorer une autre vocation des monuments : L’embellissement
de nos villes. Les monuments ont certes une portée culturelle et historique,
mais ils servent de parures aux villes. Ils donnent une image à la ville. Lorsque
les monuments sont sales et non entretenus, ils donnent un aspect sombre et
désagréable à la ville. Cela n’est pas fait pour favoriser l’attractivité de nos
villes. Et c’est dommage ! En plus du déguerpissement des constructions
anarchiques, il urge que les autorités actuelles fassent œuvre utile, en se
penchant sur l’entretien des monuments.    

    Francis Kouamé

      licea9@yahoo.fr



           



 



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Bibliotheque nationale de Côte d'Ivoire

 

ODI Aubruns Derliche  aux commandes de la Bibliothèque enfantine

Dans la perspective de la redynamisation  de la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire, sa Direction a organisé une journée  élective ce mercredi 25 avril 2012. Objectif : désigner le  président de la Bibliothèque enfantine. A l’issue de cette journée, ODI Aubruns Derliche, élève en classe de seconde C  a été élu président de cette Institution. A travers cet évènement culturel, l’on a pu constater  que les enfants accordent un intérêt particulier  à la lecture. Tour à tour, les cinq candidats ont présenté leur programme de gouvernance.Ils entendent prêter main forte à cette Institution pour tout renouveler. D’une part, ils souhaitent améliorer, rénover et informatiser le système actuel. D’autre part, ils conviennent amener  tous à aimer la lecture. Le président ODI Aubruns Derliche est né le 1er décembre 1996. Il est aux commandes de la bibliothèque enfantine pour un mandat de deux ans.     

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Biographie de Jean-Paul II

 

 Nous reprenons ci-dessous le texte de la biographie du pape Jean-Paul II, publiée dans le livret de la célébration de béatification distribuée aux fidèles, ce dimanche matin, place Saint-Pierre.

* * *

Karol Józef WoJtyła, élu Pape le 16 octobre 1978, est né à Wa­dowice (Pologne) le 18 mai 1920.

Il est le benjamin des deux fils de Karol Wojtyła et d'Emilia Kaczorowska décédée en 1929. Son frère ainé Edmund, médecin, mourut en 1932 et son père, sous-officier de l'armée, en 1941.

Il fit sa Première Communion à 9 ans et reçut le sacrement de la Confirmation à 18 ans. En 1938, ayant terminé ses études secon­daires à Wadowice, il s'inscrit à l'Université Jagellon de Cracovie.

Quand les forces de l'occupation nazie fermèrent l'Université en 1939, le jeune Karol travailla (1940-1944) dans une carrière et puis à l'usine chimique Solvay pour pouvoir subsister et pour éviter la déportation en Allemagne.

A partir de 1942, répondant à sa vocation au sacerdoce, il suivit les cours de formation du Grand Séminaire clandestin de Craco­vie dirigé par l'Archevêque de Cracovie, le Cardinal Adam Stefan Sapieha. Il fut à la même époque l'un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie à peine rouvert, mais également à la Faculté de théologie de l'Université Jagellon, jusqu'à son ordina­tion sacerdotale qui eut lieu à Cracovie le 1er novembre 1946. Il fut ensuite envoyé à Rome par le Cardinal Sapieha; là il obtint son doctorat en théologie (1948) en soutenant sa thèse consacrée à La Foi dans l'œuvre de saint Jean de la Croix. Durant son séjour romain, il occupa son temps libre en exerçant son
ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

En 1948 il rentra en Pologne pour être vicaire à la paroisse de Niegowić, près de Cracovie, puis à celle de Saint Florian en ville. Ilfut aumônier universitaire jusqu'en 1951 et reprit alors ses études philosophiques et théologiques. En 1953 il soutint, à l'Université catholique de Lublin, une thèse surLa possibilité de fonder une éthi­que catholique sur la base du système éthique de Max Scheler. Il de­vint ensuite professeur de Théologie morale et d'Ethique au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de Théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, Pie XII le nomma Evêque auxiliaire de Cra­covie et titulaire de Ombi et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l'Archevêque Eugeniusz Baziak en la cathédrale du Wawel (Cracovie). Il fut nommé Ar­chevêque de Cracovie le 13 septembre 1964 par Paul VI, qui l'éleva au cardinalat le 26 juin 1967.

Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit une importante contribution à l'élaboration de la constitution Gaudium et spes, le Cardinal Wojtyła prit part à cinq assemblées du Synode des Evêques antérieures à son Pontificat.

Il fut élu Pape le 16 octobre 1978 et le 22 octobre, il commença son ministère de Pasteur universel de l'Eglise.

Jean-Paul II a accompli 146 visites pastorales en Italie et, comme Evêque de Rome, il a visité 317 des 332 paroisses actuelles. Il effec­tua 104 voyages apostoliques dans le monde - expression de la solli­citude pastorale du Successeur de Pierre envers toutes les Eglises -.

Au nombre de ses documents majeurs, on compte 14 Encycli­ques, 15 Exhortations apostoliques, 11 Constitutions apostoliques et 45 Lettres apostoliques. Au Pape Jean-Paul II sont attribués cinq livres : "Entrez dans l'Espérance" (octobre 1994) ; "Ma vocation : don et mystère" (novembre 1996) ; "Tryptique romain, médita­tions poétiques" (mars 2003) ; "Levez-vous! Allons!" (mai 2004) et "Mémoire et identité "(février 2005).

Jean-Paul II a procédé à 147 cérémonies de béatification au cours desquelles il a proclamé 1338 bienheureux, et à 51 canoni­sations pour un total de 482 saints. Il a tenu 9 Consistoires durant lesquels il a créé 231 Cardinaux plus 1 in pectore. Il a également présidé 6 réunions plénières du Collège des Cardinaux.

Après 1978, il a convoqué 15 assemblées du Synode des Evêques: 6 Assemblées ordinaires (1980, 1983, 1987, 1990, 1994, 2001), 1 As­semblée générale extraordinaire (1985) et 8 Assemblées spéciales (1980, 1991, 1994, 1995, 1997, 1998[2] et 1999).

Sa sollicitude de pasteur se manifesta, en outre, avec l'érection de nombreux diocèses et de circonscriptions ecclésiastiques, avec la promulgation des Codes du Droit canonique latin et des Eglises orientales, et celle du Catéchisme de l'Eglise catholique. Il proposa au Peuple de Dieu des moments particuliers d'intensité spirituelle avec l'Année de la Rédemption, l'Année mariale et l'Année de l'Eu­charistieainsi que le Grand Jubilé de l'An 2000. Il se rapprocha des nouvelles générations avec la célébration des Journées mondiales de la Jeunesse.

Il a rencontré le Peuple de Dieu et les Responsables des nations plus qu'aucun de ses prédécesseurs: plus de 17 millions et 600 mille pèlerins ont participé aux Audiences générales du mercredi (plus de 1.160), sans compter toutes les autres audiences spéciales et les cérémonies religieuses (plus de 8 millions de pèlerins au cours de l'année du grand Jubilé de l'An 2000), sans compter les millions de fidèles qu'il a rencontrés au cours de ses visites pastorales en Italie et dans le monde. Il a reçu en audience de nombreuses personna­lités gouvernementales: il suffit de rappeler les 38 visites officielles et les 738 audiences ou rencontres de chefs d'Etat, ainsi que les 246 audiences et rencontres de premiers ministres.

Jean-Paul II est décédé au Vatican, le samedi 2 avril 2005 à 21h 37, en la vigile du Dimanche in Albis, qu'il a lui-même dédié à la Di-vine Miséricorde. Immédiatement après les funérailles solennelles, célébrées sur la Place Saint Pierre le 8 avril, il a été inhumé dans Les Grottes vaticanes.
 Source: Zenit

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Toh Bi Tié Emmanuel raconte ‘’l’Aurore d’Afrique à Sanoudja’’

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Le ministre de la Culture et de la francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a procédé jeudi 08 septembre 2011 dernier, dans l’enceinte du GRTO (Groupe de recherche sur la tradition orale) à Cocody, à la dédicace de l’œuvre poétique : « Aurore d’Afrique à Sanoudja » de  Toh Bi Tié Emmanuel. Le  préfacier de l’ouvrage, Léon Yépri a tenu à planter le décor dès l’ouverture de la cérémonie: Sanoudja signifie dans le langage populaire ivoirien, « ça peut nous tuer » et représente dans cet essai, un petit territoire situé dans la région de Dabou, dans le district d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Poursuivant, Léon Yépri a précisé que cette œuvre ne fait point mystère des intentions de son auteur à savoir: La prophétie qui scintille d’un jour nouveau comme c’est traditionnellement le cas, avec l’image symbole de l’aurore depuis les temps homériques. Selon le préfacier, cette œuvre se fonde sur trois forces : L’intertextualité, le système de représentation et le système de l’énonciation. Léon Yepri a par la suite relevé à juste titre, le sens anthropologique et les charges iconiques de la production littéraire de Toh Bi. Présentant l’œuvre, Professeur Logbo Gnézé a quant à lui indiqué que « l’Aurore d’Afrique à Sanoudja » est une poésie rythmique.  Pour lui, c’est une histoire indélébile, une poésie de la douleur qui donne naissance à l’espoir. On y relève les morsures de la faim, les affres de la dispersion, du mépris social. Le Pr Logbo indique même que le jeune poète Toh Bi, par son ingéniosité créative en matière de poésie, est prometteur et prolifique. Ainsi, l’on relève par exemple à la page 19 de l’œuvre, une série de référents dont le trait sémantique est fortement marqué.  Ce qui traduit la douleur des enfants de Sanoudja qui ont su surmonter leur douleur. Plus en arrière, à la page 16, en lisant : « Dabou, la terre de mes mythes, que j’ai héroïquement bue à l’ombre de Jeannot. Mon âme bénit l’Eternel », l’auteur Toh Bi témoigne de sa maitrise des techniques de l’écriture. Ici, le jeu énonciateur parle de Dabou.  L’œuvre de Toh Bi est de la poésie de la destruction, du divorce. L’on y note à partir de la page 20,  la ruine matérielle du couple, la diaspora des enfants, l’organigramme alimentaire. Tout cet univers infernal nous laisse entrevoir la poétique de la souffrance des enfants abandonnés. En dépit de l’expertise de l’auteur à la poétisation des lettres, le Pr Logbo Gnézé s’appesantit aux pages  16 et 19 sur des scandales poétiques. C’est un simple jugement de réalité, osons-nous croire. Car la poésie elle-même, de son étymologie, est l’art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d’une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. L’originalité de l’auteur réside dans l’effort de transformation des faits constitués en texte pour les convertir en un produit fini. « Le style ‘’sérieux’’ cotoie, sans sourciller, le ton du badinage. La langue courante, voire, ‘’familière’’ fait bon ménage avec un lexique sublime… Des fragments de discours ou langages socio politiques et religieux, sont marinés dans des vers (ets) spirituels, par une détermination farouche du poète de renouveler l’écriture », a précisé son préfacier. Le Pr Kodjo Michel, Vice président de l’Université de Bouaké-La-Neuve, représentant le président de cette Institution, s’est dit fier de l’auteur qui est enseignant chercheur à l’Université de Bouaké. « C’est donc une fierté pour notre Université. C’est pourquoi, j’exhorte les enseignants à réserver un espace dans leurs bibliothèques pour exposer les publications d’un des leurs », a recommandé le vice président de cette université.  Le parrain de cet événement culturel, le ministre de la Culture et de la francophonie, Maurice Bandaman, a suivi cette cérémonie de dédicace avec beaucoup de plaisir, étant entendu que l’auteur  fut un de ses élèves au lycée de Dabou. « Ses talents confirment aujourd’hui son ardeur d’autrefois à l’école. Je le félicite et je le soutiendrai dans ses productions littéraires », a promis le ministre. Le poème de Toh Bi est relaté dans le ton de la narration d’un conte gouro. Le club littéraire de l’Université de Bouaké a égayé cette sympathique cérémonie de dédicace par de très belles prestations culturelles.
 
Patrice Wanset

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