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20 septembre 2011

Médias ivoiriens / Comment contribuer à la démocratie et la réconciliation

L’exactitude est un principe de base de tout service
d’information. Si l’exactitude fait défaut, il marque son objectif auprès du
public et perd sa crédibilité. Quand les faits sont remplacés par des contre
vérités et des inexactitudes, la distorsion des informations intervient. La Côte
d’Ivoire amorce une précieuse ère de réconciliation. Laquelle contribuera à
restaurer la communion brisée et à effacer la douloureuse parenthèse de son
histoire. La presse devra accompagner cette politique de cohésion sociale. Pendant
ce premier quinquennat du Président  Alassane Ouattara, la presse devra jouer son rôle
distinctif dans l’établissement d’un véritable système démocratique en Côte d’Ivoire.
 La responsabilité des journalistes est
de plus en plus importante. Car la presse est le lien principal entre
gouvernants et gouvernés. On le sait tous, la démocratie est la forme de
gouvernement qui propose que les grandes décisions concernant la vie de tous,
soient prises par la majorité des citoyens mais que la minorité puisse
s’exprimer librement et même être représentée. 
La souveraineté appartient alors à l’ensemble de la collectivité. Voilà
pourquoi, Abraham Lincoln a pu dire de la démocratie qu’elle est « le
pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ».  L’idéologie démocratique valorise donc
l’égalité politique, l’égalité des chances, la confiance. Les journalistes sont
invités à exercer conformément à la déontologie du métier, l’éthique et la loi
sur la presse. Encore faut il, évidemment, que les organes de presse
remplissent correctement leur rôle. Le niveau et l’efficacité de la
participation politique des citoyens, fondement même de la démocratie,
dépendent de la qualité et de la quantité d’informations dont ils disposent.
N’utilisez pas la rumeur ; un organe de presse ne doit pas  se livrer à des conjectures  et ne doit également pas émettre d’opinions.
En dépit de toutes ses bonnes intentions, des journalistes doivent faire leur
mue et leur autocritique. La crise post électorale n’a pas servir de leçons à
certains agents de la  corporation. Les
fautes professionnelles sont encore nombreuses au regard de la grille de
lecture et d’écoute des médias par l’Olped. Dérapages et dérives se multiplient
dans les médias de masse. Au total, nous notons les manquements aux règles du
métier de journaliste, ainsi que les fautes d’éthique et de déontologie. N’est-il
pas pour cela qu’on reproche aux journalistes, leur engagement politique
partisan, leur accointance avec les hommes politiques, leur manque de
professionnalisme conséquence de leur formation ? Consciente de ce vide
intellectuel à combler, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire
(Unjci), s’y attèle efficacement à travers plusieurs ateliers et séminaires au
profit des médias. A sa création en 1991, l’Unjci, a du faire face à cette
question centrale et urgente, celle de la formation des journalistes qui doit
reposer sur le respect de l’éthique et à la déontologie de ce métier. C’est
assurément par cette voie que les médias pourront contribuer à la consolidation
d’une société ivoirienne démocratique et réconciliée.



Patrice Wanset



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