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27 avril 2012

Toh Bi Tié Emmanuel raconte ‘’l’Aurore d’Afrique à Sanoudja’’

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Le ministre de la Culture et de la francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a procédé jeudi 08 septembre 2011 dernier, dans l’enceinte du GRTO (Groupe de recherche sur la tradition orale) à Cocody, à la dédicace de l’œuvre poétique : « Aurore d’Afrique à Sanoudja » de  Toh Bi Tié Emmanuel. Le  préfacier de l’ouvrage, Léon Yépri a tenu à planter le décor dès l’ouverture de la cérémonie: Sanoudja signifie dans le langage populaire ivoirien, « ça peut nous tuer » et représente dans cet essai, un petit territoire situé dans la région de Dabou, dans le district d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Poursuivant, Léon Yépri a précisé que cette œuvre ne fait point mystère des intentions de son auteur à savoir: La prophétie qui scintille d’un jour nouveau comme c’est traditionnellement le cas, avec l’image symbole de l’aurore depuis les temps homériques. Selon le préfacier, cette œuvre se fonde sur trois forces : L’intertextualité, le système de représentation et le système de l’énonciation. Léon Yepri a par la suite relevé à juste titre, le sens anthropologique et les charges iconiques de la production littéraire de Toh Bi. Présentant l’œuvre, Professeur Logbo Gnézé a quant à lui indiqué que « l’Aurore d’Afrique à Sanoudja » est une poésie rythmique.  Pour lui, c’est une histoire indélébile, une poésie de la douleur qui donne naissance à l’espoir. On y relève les morsures de la faim, les affres de la dispersion, du mépris social. Le Pr Logbo indique même que le jeune poète Toh Bi, par son ingéniosité créative en matière de poésie, est prometteur et prolifique. Ainsi, l’on relève par exemple à la page 19 de l’œuvre, une série de référents dont le trait sémantique est fortement marqué.  Ce qui traduit la douleur des enfants de Sanoudja qui ont su surmonter leur douleur. Plus en arrière, à la page 16, en lisant : « Dabou, la terre de mes mythes, que j’ai héroïquement bue à l’ombre de Jeannot. Mon âme bénit l’Eternel », l’auteur Toh Bi témoigne de sa maitrise des techniques de l’écriture. Ici, le jeu énonciateur parle de Dabou.  L’œuvre de Toh Bi est de la poésie de la destruction, du divorce. L’on y note à partir de la page 20,  la ruine matérielle du couple, la diaspora des enfants, l’organigramme alimentaire. Tout cet univers infernal nous laisse entrevoir la poétique de la souffrance des enfants abandonnés. En dépit de l’expertise de l’auteur à la poétisation des lettres, le Pr Logbo Gnézé s’appesantit aux pages  16 et 19 sur des scandales poétiques. C’est un simple jugement de réalité, osons-nous croire. Car la poésie elle-même, de son étymologie, est l’art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d’une langue pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. L’originalité de l’auteur réside dans l’effort de transformation des faits constitués en texte pour les convertir en un produit fini. « Le style ‘’sérieux’’ cotoie, sans sourciller, le ton du badinage. La langue courante, voire, ‘’familière’’ fait bon ménage avec un lexique sublime… Des fragments de discours ou langages socio politiques et religieux, sont marinés dans des vers (ets) spirituels, par une détermination farouche du poète de renouveler l’écriture », a précisé son préfacier. Le Pr Kodjo Michel, Vice président de l’Université de Bouaké-La-Neuve, représentant le président de cette Institution, s’est dit fier de l’auteur qui est enseignant chercheur à l’Université de Bouaké. « C’est donc une fierté pour notre Université. C’est pourquoi, j’exhorte les enseignants à réserver un espace dans leurs bibliothèques pour exposer les publications d’un des leurs », a recommandé le vice président de cette université.  Le parrain de cet événement culturel, le ministre de la Culture et de la francophonie, Maurice Bandaman, a suivi cette cérémonie de dédicace avec beaucoup de plaisir, étant entendu que l’auteur  fut un de ses élèves au lycée de Dabou. « Ses talents confirment aujourd’hui son ardeur d’autrefois à l’école. Je le félicite et je le soutiendrai dans ses productions littéraires », a promis le ministre. Le poème de Toh Bi est relaté dans le ton de la narration d’un conte gouro. Le club littéraire de l’Université de Bouaké a égayé cette sympathique cérémonie de dédicace par de très belles prestations culturelles.
 
Patrice Wanset

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Commentaires

comme un griot de la savane, Toh bi est un maître de la parole
il faut le lire, pour comprendre que l’Afrique est toujours le continent de l'oralité. la maîtrise de l'art de l'expression dont les africains, de génération en génération, on fait preuve est une fois encore démontrer par la poésie de Toh bi. la cadence rythmique des vers tirés de la corbeille du monde sensible qui émane "Sanoudja" ou "sueur de lune" ne font qu'attesté mes dires. nous avons notre diop david.

Écrit par : kouame kouassi David | 07 novembre 2011

comme un griot de la savane, Toh bi est un maître de la parole
il faut le lire, pour comprendre que l’Afrique est toujours le continent de l'oralité. la maîtrise de l'art de l'expression dont les africains, de génération en génération, on fait preuve est une fois encore démontrer par la poésie de Toh bi. la cadence rythmique des vers tirés de la corbeille du monde sensible qui émane "Sanoudja" ou "sueur de lune" ne font qu'attesté mes dires. nous avons notre diop david.

Écrit par : kouame kouassi David | 07 novembre 2011

Grand poète des temps modernes de la littérature orale et écrite, ce monsieur est le miroir de a poésie Africaine. Moi je l'adore, je l'admire et rêve un jour d’être sa relève, mais quelle mission !

Écrit par : Gael Lakpa | 19 octobre 2012

MR TOH TIE ah ah l homme comme l ecrivain xai un grand a travers lui l AFRIQUE met garde ts ses détracteurs .heeee TOH BI merci de leur dire que nous somme des grands

Écrit par : some emmanuel | 24 septembre 2014

MR TOH TIE ah ah l homme comme l ecrivain xai un grand a travers lui l AFRIQUE met en garde ts ses détracteurs .heeee TOH BI merci de leur dire que nous somme des grands

Écrit par : some emmanuel | 24 septembre 2014

je suis très heureux d'avoir connu un enseignant le TOH BI car il mérite le nom de chercheur . je n'est pas regretter de faire partir des étudiants de l'université ALASSANE OUATTARA DE BOUAKE

Écrit par : NAHOUELE N'GALAHON DESIREN' | 22 avril 2015

SVP LE COMME NE FIGURE PAS JE M'EXCUSE

Écrit par : NAHOUELE N'GALAHON DESIREN' | 22 avril 2015

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