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02 septembre 2010

Mozambique : une manifestation contre la vie chère tourne au drame

 


La police mozambicaine patrouille lors des émeutes à Maputo, la capitale, le 1er septembre 2010.

La police mozambicaine patrouille lors des émeutes à Maputo, la capitale, le 1er septembre 2010.
Reuters / Grant Lee Neuenburg


Par RFI

 

Des émeutes à Maputo, la capitale du Mozambique, ont fait mercredi 1er  et jeudi 2 septembre,  7 morts et des dizaines de blessés selon le dernier bilan des autorités. Les manifestants protestaient contre la hausse des prix. L'eau, l'électricité, le pain et les carburants connaissent une forte augmentation depuis deux mois. Les Mozambicains sont descendus spontanément dans la rue et les protestations ont été violemment réprimées par la police qui a annoncé l'arrestation de 142 personnes.





















Un manifestant dresse une barricade de pneus enflammés, à Maputo, ce mercredi 1er septembre 2010.

01/09/2010 - Mozambique

Violentes manifestations contre la vie chère dans la capitale du Mozambique
Pneus brûlés, containers renversés, le quartier de l’aéroport s’embrase, les manifestants tapent sur leur ventre pour montrer leur estomacs vide. Jaïmina est secrétaire, elle gagne 60 euros par mois, c’est insuffisant :

« Nous sommes fatigués par que nous sommes entrain de subir : le prix de l’énergie, du pain, de l’eau... C’est absurde, personne ne survit. Quand il est l’heure de voter alors nous sommes tous frères mais dans des moments comme celui-là, nous n’existons plus. Certains ne payent pas l’eau, l’électricité, la maison, ils ne payent rien. Mais comment les Mozambicains vivent, eux ? Ils n’y arrivent pas, c’est injuste ».



















 
Soudain, la police tire dans la foule, Elio douze ans reçoit une balle dans la tête alors qu’il rentrait de l’école. Les manifestants hurlent aux « assassins ». Pourtant pour Pedro Cossa, porte-parole de la police, les officiers n’ont fait que leur travail : « nos règlements ont été appliqués et la police a toujours utilisé des balles réelles, elle a essayé de rétablir l’ordre public et la sécurité publique. Si les personnes continuent à se comporter comme elles se sont comportées jusque-là, il est évident que les policiers ne resteront pas au poste. Ils iront dans la rue ».

Dans les rues, on murmure la poursuite du mouvement mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille. Depuis la nuit dernière, des patrouilles de police sillonnent la ville, plus de 140 personnes ont déjà été arrêtées.







20:47 Publié dans Société | Tags : mozambique, questions sociales, vie chère | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

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