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11 décembre 2017

Culture: Cérémonie d’ouverture du nihidayikpi à Man: discours de monsieur le président du conseil régional du Tonkpi

Mabri Festival Man.jpg- Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement, Ministre du budget et du portefeuille de l’Etat, 
- Monsieur le Ministre de la Culture et de la Francophonie,
- Madame le Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable ;
- Madame le Ministre de la Famille, de la protection de l’enfant et de la Solidarité ;
- Monsieur le Gouverneur du District Autonome d’Abidjan,
- Mesdames et Messieurs les Ministres,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République,
- Madame la 1ère Conseillère de l’Ambassade de Chine à Abidjan ;
- Monsieur le Représentant de la FAO pour la Cote d’Ivoire ;
- Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales et Consulaires,
- Honorables Députés,
- Mesdames et Messieurs les membres du Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents de Régions et Conseillers Régionaux, 

- Mesdames et Messieurs les Maires et Conseillers Municipaux ;
- Distingués chefs traditionnels ;
- Peuple alliés venus de toute la Cote d’Ivoire (Peulh, Sénoufo,).
Votre présence sonne comme un engagement au rassemblement et à la cohésion.
- Eminents Dignitaires Religieux ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé et de la Société Civile, 
- Mesdames et Messieurs les Journalistes et hommes de communication,
- Mesdames et Messieurs les hommes des arts, de la culture et des sports,
- Distingués invités en vos rangs, grades et qualités ;

Mesdames et Messieurs ;
Qu’il me soit permis de dire dans les langues de chez nous :
Kassènè, KassêTaba, KanousseûyikanIlhê, Kwa yaleko
Fotamana Monsieur Amadou Gon Coulibaly.
Autrement dit, bienvenue à la cérémonie d’ouverture du Tonkpi Nihidaley, Festival des arts et de la culture Dan.

Mesdames et Messieurs,
Je voudrais avec joie et enthousiasme saluer Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du budget et du portefeuille de l’Etat, Monsieur Gon Coulibaly, mon frère, notre allié qui n’a pas hésité un seul instant à répondre à notre appel. Il nous honore ainsi de son parrainage et de sa présence effective.

Dieu seul voit les difficultés qu’il a bravé pour être à Man ce matin. Des dossiers qu’il a laissés et les diligences mise en attente.

En le faisant, Monsieur le Premier Ministre, vous êtes confirmé à votre décision d’aller aux contacts des populations pour toucher du doigt, leur réalité et faire. C’est pourquoi mes parents ici réunis : les Dan et leurs frères Wè, Mahou et Mandé ici réunis vous disent merci d’être venu à eux les bras certainement chargés pour soulager leurs nombreuses attentes. En ce qui me concerne, c’est la confirmation d’une amitié, d’une fraternité qui a traversé certes des moments ou la joie et la peine ont cohabité mais qui n’a jamais connu de doute tant ce qui la sous-tend est bâti sur le socle des biens ancestraux qui unissent les peuples Sénoufo et Mandé du Sud.

C’est pourquoi, soutenu par mon épouse, mes frères et sœurs surtout par mes ainés dont certains ont une histoire administrative ou politique avec vous et sous les bénédictions de GLOUDEH DAN 1er Président de la Chambre Régionale de la Chefferie traditionnelle du TONKPI, je voudrais vous dire merci pour ce déplacement dans la ville des 18 Montagnes même si je sais que c’est à la recherche du bonheur, de la sagesse ; c’est pour avoir les bénédictions de vos grands parents sous la grande montagne au moment où vous avez besoin de porter la charge que vous imposent vos responsabilités actuelles au côtés du Chef de l’Etat.

Monsieur le Premier Ministre,
C’est avec une grande déférence que je voudrais vous charger de transmettre nos remerciements Monsieur le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, pour son implication personnelle dans la tenue de ce Festival des Arts et de la Culture DAN en acceptant qu’il soit placé sous son Haut patronage en nous apportant un appui et en apportant un appui considérable pour sa réussite. Tout le Peuple Dan lui exprime sa profonde gratitude et prie afin que Dieu le fortifie et l’inspire à la tête de l’Etat. !
Je suis heureux d’exprimer ma gratitude aux éminentes personnalités qui ont effectué le déplacement, ici dans la cité de Man, capitale de la grande Région du Tonkpi :
Il s’agit du Premier Ministre Ahoussou Kouadio Jeannot, un frère qui engagé dans la droite ligne de ces missions républicaines, le processus de rapprochement entre le peuple Baoulé et leurs frères du Grand Ouest, en particulier à l’occasion du Paquinou Régional du Bélier. I est là ce matin avec une forte délégation de Chefs et cadres dont le Représentant de sa Majesté.

Il s’agit de Monsieur Bandama Maurice, Ministre de la Culture et de la Francophonie, grâce à qui, le TONKPI Nihidaley est né grand et ambitieux et qui comme d’habitude a tenu à respecter sa parole, la promesse d’être avec nous ce matin. Merci pour le Partenariat entre votre Département et le Tonkpi Nihidaley Festival qui vous promet de travailler pour être l’une de vos fiertés. 

Merci Monsieur le Ministre pour les actions visant à protéger la Foret de GBEPLEU qui des éléments de notre stratégie culturelle et touristique. 
Il s’agit également du Gouverneur Beugré Mambé, Gouverneur du District Autonome d’Abidjan qui nous fait l’honneur avec ses parents ATCHAN, et la forte délégation des Chef Ebriés qui accompagne le Vice-Gouverneur de se faire accompagner par une forte délégation des chefs Atchan, Monsieur Séa Jean Honoré et du Député d’Attiécoubé, Président du Groupe Parlementaire UDPCI à l’Assemblée Nationale, Monsieur Tchagba B. Laurent, d’être les Invités spéciaux de cette 1ère Edition du TONKPI Nihidaley. 
Il s’agit des Ministres Anne Ouloto et Koné Mariatou, filles de la région qui sont l’une marraine du concours culinaire et de la soirée de Gala et l’autre, marraine du concours de la marche de Paix, de la matinée des Enfants, de la célébration des Femmes du concours SUNGA et de la rencontre des Alliés.

Je salue également les entreprises internationales et nationales ainsi que les Institutions de promotion tel que le CEPICI et la CCI qui sont à nos côtés pour le Forum Investir dans le TONKPI et l’Exposition du Nihidaley.
Il s’agit également de ceux qui se sont fait représentés : les Ministres Adama Koné, Parrain du Forum Economique et Jean Claude Brou qui en présidait les travaux. Du Ministre Adjoumani Kobenan, parrain du village gastronomique, du Ministre du commerce, Président de la Foire Artisanale et agricole, du Ministre Ly Ramata Bakayoko, marraine du colloque ainsi que tous ceux qui ont voulu honorer notre invitation tel que le Ministre Koné Amadou…………………………………

Je voudrais également saluer la présence de mon frère Adama Bictogo qui aussitôt rentrer de voyage à affecter un hélicoptère pour être avec nous ce matin.

Il s’agit outre tous nos parents qui sont arrivés du Koulanlé et du Toura en passant par Danané, Sipilou, ainsi que du Bafing, de nos frères N’guin établis dans le Iffou, des autres Mandé du Sud, Gouro,Séan, Mouna, Gagon, Wan, de nos parents Mandé du Nord, les Mahou et les Malinkés du Denguelé et du Worodougou ainsi que la forte délégation de nos parents Wè du Guemeon et du CAVALLY. Ils sont tous là et très heureux d’accueillir leurs alliés Sénoufo et Pheul, ces petits enfants qui sont de retour aux sources. Gloudèh Gué Pascal vous dit un grand merci. Kasètaba, KUA Yalê E Kôhô.

Merci aux Fondations et ONG qui nous font l’honneur d’être avec nous tout au long du Festival Tonkpi Nihidaley. Nous aurons le grand plaisir et le temps, je l’espère, de travailler à l’établissement de partenariats féconds pour les prochaines éditions.

Merci à tous les hommes de culture, de la presse et des médias, aux universitaires, au monde des sports, aux humanitaires, au monde des transports, pour votre accompagnement.
Merci à tous les services de l’administration, le Préfet de Région en tête pour son implication.
A vous mes frères et sœurs de la diaspora, à vous tous venus de très loin, mais très proche de nous par la culture et la parenté, recevez ma profonde gratitude. C’est le cas de nos frères et sœurs arrivés tout droit de la Martinique pour ce Festival. 

Mesdames et Messieurs, 
Conformément aux missions et compétences que la loi confère aux collectivités territoriales, et dans le cadre de son programme triennal de développement 2016-2018, le Conseil Régional du Tonkpi a décidé d’instituer un Festival des Arts et de la Culture Dan. 

Le Tonkpi Nihidaley Festival n’est certes pas le premier festival de notre région. Aujourd’hui encore, il existe de nombreuses initiatives artistiques, culturelles et sportives dans le Tonkpi.
La particularité du Nihidaley, promu par le Conseil Régional du Tonkpi (gouvernement local), c’est d’être la synthèse et la finalité de toutes les autres initiatives, que nous soutenons par ailleurs, mais Nihidaley est aussi et surtout une plate-forme de rencontres d’intellectuels, une plate-forme économique et une rencontre de divertissement et d’évasions. 

En effet, l’ambition du Conseil Régional du Tonkpi est de faire du Tonkpi Nihidaley un projet culturel fédérateur qui rassemble le Peuple DAN, ses alliés et ses amis en vue de valoriser notre culture et s’appuyer sur la puissance mobilisatrice des arts de la scène pour mettre en mouvement tout notre peuple pour le développement et la cohésion.

C’est pourquoi, pendant Tonkpi Nihidaley Festival, nous avons eu, un colloque international, une Foire commerciale, un Forum économique, un village gastronomique, de compétitions de sports patrimoniaux et notre cuisine…etc.
Aujourd’hui, c’est le grand jour, l’apothéose, le nihidayikpi, c’est-à-dire, jour de grande joie ! Oui, nous sommes un peuple de paix, or paix et joie vont ensemble ! Nous aspirons à la joie, nous invitons à la joie !
Monsieur le Premier Ministre, nos attentes……..

Mesdames et Messieurs, 
L’émergence de nombreux états aujourd’hui est partie de leur essor culturel. Nous nous engageons sur cette voie. J’attache donc du prix au succès et à la pérennisation du Tonpki Nihidaley. C’est enfin l’occasion pour moi de remercier le comité d’organisation qui est à pied d’œuvre depuis plusieurs mois pour le succès de la présente édition. 
Mes dames et messieurs, vous êtes ici à Man, chez vous, depuis deux jours pour certains et aujourd’hui pour d’autres. 
Je voudrais vous souhaiter un bon séjour, à Man, la ville située aux pieds des montagnes !
Que Dieu soit notre guide

Merci de votre grande attention et bon festival à tous !
 
Publié le dimanche 10 decembre 2017  |  Partis Politiques

 

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Santé / ICASA: renforcer les capacités des jeunes filles pour vaincre le sida (experts)

ICASA.jpgLa 19me conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa), a appelé samedi à Abidjan, à renforcer les capacités des jeunes filles pour venir à bout de la pandémie.
"Les populations clé doivent être aujourd’hui considérées comme la clé vers la fin de la pandémie. Il faut plus de capacité pour les jeunes filles et adolescentes dans un processus de changement social pour influencer les comportements des hommes de demain", a lancé le médecin-colonel Alain Azondekon, rapporteur général de la conférence.
"Pour atteindre la fin de l’épidémie en 2030, il faudra un engagement soutenu des leaders, des gouvernements de l’Union africaine et des partenaires, une prise de conscience et un engagement soutenu des communautés, particulièrement les jeunes et les populations vulnérables", a-t-il assuré.
Lundi, la cérémonie d’ouverture de la conférence, avait été marquée par l’appel d’Asseta Ouedraogo, une jeune femme de 20 ans, contaminée à sa naissance par sa mère décédée en 2003.

"Battez-vous pour vivre", avait lancé la jeune femme porteuse du virus du sida depuis sa naissance dans un émouvant discours.
"Notre génération doit s’engager à être la dernière touchée par le VIH", avait-t-elle ajouté en soulignant l’importance de la prévention.
Michel Sidibé, le directeur exécutif de l’Onusida avait souligné la vulnérabilité des "filles et jeunes femmes en Afrique Subsaharienne". "Les efforts de prévention doivent être intensifiés. Les études montrent que dans certaines parties d’Afrique de l’Est, les filles âgées de 15 à 19 ans représentent 74% des nouvelles infections chez les adolescents et plus de 90%
en Afrique australe".
Si le nombre de personnes traitées est passé de 100.000 à 14 millions entre 2000 et 2016 en Afrique, et que la mortalité y a baissé de 50%, "ce n’est pas le moment de baisser la garde", a rappelé Michel Sidibé.
La 19ème Icasa s’est achevé samedi à Abidjan et a enregistré la participations de quelques 10.000 délégués. La 20me édition doit se tenir en 2019 au Rwanda.

Source: AFP

03:25 Publié dans Intégration Africaine, Politique, Science, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

01 décembre 2017

Économie /Cote d’Ivoire : Lancement des travaux du débarcadère de Sassandra

Philppe Légré.pngLe Ministre  Philippe Legré, Président du Conseil régional du Gboklé , a invité, jeudi 30 novembre, la population de la région du Gboklé  à se mobiliser massivement pour accueillir le Premier Ministre, Amadou Gon dans le cadre du lancement des travaux du débarcadère, prévu le 08 décembre à Sassandra ..

"Nous devons faire en sorte que tous les fils et filles du Gboklé  participent à cet événement unique qui ne se répétera pas pour la deuxième fois", a déclaré le président du conseil régional  lors d’une rencontre avec la presse locale, le mercredi 29 Novembre dernier, de passage dans la capitale politique.

Philippe Legré  a indiqué que toute la population doit se sentir concernée par la cérémonie de lancement des travaux  du débarcadère  qui restera gravé dans les annales. 

Selon lui , la cérémonie du lancement des travaux du débarcadère doit être à caractère inclusif, impliquant toute la population sans que personne ne soit écarté ni oublié. "Ce débarcadère va booster le développement de notre région" a-t-il ajouté.

"C’est dans la solidarité, l’amour et la ferveur que nous allons accueillir le président de la République", a-t-il lancé, invitant les cadres à donner une bonne image du Gboklé afin que le Premier Ministre soit fier de la région.

Le président du conseil régional du Gboklé a annoncé, par ailleurs, qu’après le débarcadère , il est prévu la construction du marché central de Sassandra, qui va permettre à notre région de retrouver son lustre d'antan a -t-il lancé. Il en a profité pour remercier encore une fois le Président de la République, Alassane Ouattara, pour tous ses efforts en faveur des populations.

 

Konan Yao (Correspondant KATCHENOO MEDIA)

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29 novembre 2017

Après le scandale de l’esclavage en Libye, l’immigration au cœur du sommet UA-UE

Difficile de dire si les terribles images de migrants subsahariens vendus comme esclaves en Libye auront fait office d'électrochoc pour les dirigeants africains et européens. Elles auront eu néanmoins pour conséquence immédiate de placer le sujet au cœur des discussions lors de l’ouverture du sommet UA-UE qui se tient ces 29 et 30 novembre à Abidjan.

La Côte d’Ivoire étant le pays hôte, c’est à son président Alassane Dramane Ouattara (ADO) qu’est revenu l’honneur de prononcer le discours d’introduction, mercredi 29 novembre. ADO a ainsi appelé l’Union africaine et l’Union européenne « à mettre fin aux traitements inhumains en Libye ». Il a dénoncé « une situation totalement inacceptable qui nous rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité », appelant Africains et Européens à « intensifier les efforts pour démanteler les réseaux de passeurs ».

Condamnation unanimes

« Tous les pays ont le droit et l’obligation de gérer leurs frontières dans le respect des conventions internationales et des droits des migrants », a pour sa part déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Invité aussi à s’exprimer, le président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang, a de son côté appelé à l’ouverture d’une « enquête internationale pour crime contre l’humanité ».

Enfin, Alpha Condé, le chef de l’État guinéen et président en exercice de l’UA a dénoncé des « faits intolérables ». « La communauté internationale doit prendre des mesures fermes », a-t-il dit.

Avant cela, le président du Ghana, Nana Akuffo-Addo, avait condamné sur son compte Twitter des pratiques qu’il a qualifiées de « violations graves et scandaleuses des droits humain ». Pour lui, « ces images tournent en ridicule la prétendue solidarité des nations africaines regroupées au sein de l’UA, dont la Libye est membre ».

Dans un communiqué publié mercredi, son homologue du Nigeria, Muhammadu Buhari, également présent à Abidjan, s’est dit consterné que ses compatriotes soient vendus « comme des chèvres ». Il a promis de rapatrier tous les nigérians bloqués en Libye.


>>> A LIRE – Sommet UA-UE : un partenariat d’égal à égal – Tribune de Federica Mogherini et Neven Mimica


La question a fait l’objet de débats houleux lors des huis-clos de mardi regroupant les ambassadeurs et ministres des Affaires étrangères. Selon nos sources, l’Égypte et la Libye se seraient opposés à ce que le drame de l’esclavagisme en Libye soit condamné de manière trop énergique dans le communiqué final du sommet.

Un compromis aurait été trouvé par les ministres. Le dit communiqué devrait bien condamner ces pratiques, mais aussi encourager l’Etat libyen à éradiquer ce drame.

Par ailleurs, une réunion d’urgence prévue mercredi soir avec la France, le Niger, le Tchad, l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne sur la lutte contre les trafiquants de migrants vendus comme esclaves en Libye, a été annoncée par l’Elysée.

Source: Jeune Afrique

19:08 Publié dans Culture, Education, Monde, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Sommet UA-UE : rebâtir ensemble

5 ème Sommet UA UE 1.jpgÀ l'occasion du Sommet UA-UE d'Abidjan des 29 et 30 novembre, Bruno Mettling, président du conseil des chefs d'entreprise France-Afrique de l'Ouest du Medef international et président d'Orange Afrique et Moyen-Orient, appelle à rebâtir « un partenariat d’une ampleur inégalée entre nos deux continents ».

Avec la fin de l’accord de Cotonou en 2020, l’Europe est à un tournant de sa relation avec l’Afrique, et il est temps de bâtir un partenariat d’une ampleur inégalée entre nos deux continents.

Le Brexit entraîne de facto une réduction de 15 % du budget du Fonds européen de développement (FED) et éloigne de la relation européo-africaine l’un des pays les plus influents du continent. De son côté, l’Allemagne semble adopter une approche bilatérale en multipliant les annonces de plans et d’initiatives (Compact With Africa dans le cadre du G20, le plan Marshall pour l’Afrique, Pro! Afrika), dont le point de départ concerne les enjeux d’immigration.

Le succès de nouveaux acteurs comme l’Inde, la Turquie ou encore la Chine, dont les parts de marché en Afrique ont été multipliées par 5 (de 3,5 % à 17,5 %) depuis 2000, est incontestable mais ne doit pas masquer certaines réalités.

Seules 20 % des contributions financières chinoises en direction de l’Afrique peuvent être considérées comme aide au développement (APD) au sens de l’OCDE, contre près de 90 % pour les États-Unis. La grande majorité de « l’aide financière » apportée par la Chine en Afrique est constituée de crédits-exports ou de prêts à des conditions de marché ; ce n’est pas critiquable en soi, il faut juste en être bien conscient et en apprécier les conséquences à moyen terme.

Réunir les secteurs privés

Face à cette évolution, le prochain dispositif européen pour l’Afrique doit impérativement intégrer mieux la contribution des secteurs privés des deux continents. à ce titre, le groupe de travail que j’ai l’honneur d’animer au Medef appelle notamment de ses vœux la création d’une plateforme de travail avec la Commission européenne, réunissant secteurs privés européen et africain.

La France a récemment promis de porter sa contribution à 0,55 % du PIB

Il s’agit d’abord de faire une évaluation lucide de l’accord précédent. L’Europe doit reconnaître que l’accord de Cotonou n’a pas eu tout l’effet escompté en matière de développement pour l’Afrique. L’efficacité des fonds alloués par le FED sous forme de dons et de dettes budgétaires est largement remise en question.

Engager un partenariat de qualité

Le débat sur l’aide au développement se cristallise aujourd’hui sur le niveau de contribution des états. La France a récemment promis de porter sa contribution à 0,55 % du PIB, et les états européens sont poussés à s’aligner sur une contribution de 0,7 % du PIB, comme l’appelle le Consensus de Monterrey de 2002. Mais le débat sur la taille ne doit pas masquer le sujet fondamental de la qualité et de l’optimisation de l’emploi des fonds.

À ce titre, le concept d’aide au développement pour l’Afrique mériterait d’être reconsidéré au profit du terme de « partenariat » – sauf évidemment en cas de crises humanitaires ou sécuritaires – , et le dispositif d’appui financier européen doit évoluer avec la création de nouveaux outils porteurs d’un vrai partage des risques et faisant l’objet d’évaluations plus systématiques.

La Commission européenne doit se servir de son influence pour que ces exigences soient réellement imposées à tous les États

Si des critères RSE [responsabilité sociale des entreprises] et éthiques doivent être inclus dans les appels d’offres pour les projets financés par les fonds européens, il appartient aussi à la Commission européenne de se servir de son influence pour que de telles exigences soient réellement imposées à tous les États qui entendent développer leur empreinte économique sur le continent.

Intégrer la transformation numérique du continent

Enfin, l’assiette des aides doit impérativement intégrer le bouleversement et les chances extraordinaires qu’induit la transformation numérique de l’Afrique, un enjeu crucial pour les deux continents. Cela ne concerne pas seulement les start-up africaines, qu’il faut bien entendu aider à émerger, mais aussi la transformation de tous les secteurs traditionnels.

Il n’y a de développement économique durable possible sans sécurité

Reconnaissons-le, l’état d’esprit des dirigeants, des acteurs économiques, des entreprises et des bailleurs de fonds doit impérativement intégrer – à rebours des infrastructures lourdes – ces nouvelles solutions légères, à même de permettre l’inclusion la plus rapide des populations, notamment dans le secteur bancaire, comme en témoigne le succès des services de mobile money.

Enfin, il n’y a de développement économique durable possible sans sécurité. C’est pourquoi l’Europe doit éviter toute tentation du repli et engager un vrai dialogue avec ses partenaires africains. C’est le message que nous porterons, en association avec nos homologues patronaux africains et européens, lors du Sommet UA-UE d’Abidjan des 29 et 30 novembre.

Source: Jeune Afrique

18:24 Publié dans Culture, Economie, Education, Monde, Politique, Société, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Sommet UA-UE : demandez le programme !

5 ème Sommet UA UE.jpgLe sommet Union africaine-Union européenne a débuté ce mercredi à Abidjan. Au programme des échanges : les thèmes de la jeunesse, de l'éducation, de la sécurité et des relations économiques entre les deux continents.

Mardi 28 novembre, tard dans la soirée, une délégation ivoirienne inspecte les couloirs du centre de conférences de l’hôtel Ivoire. Dans quelques heures, le 5e sommet UA-UE ouvre officiellement ses portes. Alors, il faut s’assurer que tout est prêt, veiller au moindre détail. L’organisation de ce sommet a été un gros défi pour les autorités ivoiriennes.

Forte affluence à Abidjan

De fait, pendant deux jours, Abidjan affiche complet. Sont attendus dans la capitale économique ivoirienne pas moins de 43 chefs d’État et de gouvernement africains. Malgré la présence du Front polisario, dont Rabat nie la légitimité, le roi du Maroc, Mohammed VI, est arrivé dimanche pour une visite d’amitié et de travail et il devrait participer au sommet. Voici une liste non-exhaustive des présidents africains présents : Macky Sall (Sénégal), Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Denis Sassou Nguesso (Congo-brazzaville), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), Muhammadu Buhari (Nigeria), Nana Akuffo-Addo (Ghana), Idriss Déby Itno (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Ali Bongo Ondimba (Gabon), Paul Kagamé (Rwanda), Alpha Condé (Guinée), Béji Caïd Essebsi (Tunisie)Mahamadou Issoufou (Niger), Paul Biya (Cameroun), João Lourenco (Angola), Patrice Talon (Bénin) et Serrag Faiez (Conseil national de transition libyen) et Faure Gnassingbé (Togo).

Du côté européen, les 28 pays membres seront représentés, dont 16 chefs d’État, notamment Angela Merkel, la chancelière allemande, et Emmannuel Macron.

La partition d’Emmanuel Macron

Après le Burkina Faso (mardi) et avant le Ghana (jeudi), la Côte d’Ivoire est la deuxième étape de la tournée africaine du président français. À Abidjan où il arrivera mercredi à la mi-journée, pas de discours devant les étudiants mais, outre sa participation au sommet UA-UE, une conférence de presse à la résidence de l’ambassadeur de France, un tête-à-tête avec Alassane Ouattara suivi de l’inauguration de la construction du métro d’Abidjan, réalisé avec l’appui budgétaire de la France.

Le programme officiel

Le sommet ouvrira officiellement mercredi en début d’après midi après un déjeuner officiel offert par les autorités ivoiriennes. Les discours d’ouverture seront prononcés par le chef de l’État Alassane Ouattara et le président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé. Après la traditionnelle photo de groupe, les débats se poursuivront à huis-clos. Paul Kagamé, président du Rwanda, abordera d’abord la question de la réforme de l’UA.

Les décisions se prendront davantage en coulisses, lors de rencontres souvent bilatérales, que lors des plénières programmées

Trois thématiques seront ensuite abordées : celles des opportunités économiques pour les jeunes, de la migration et de la mobilité, et enfin de la coopération UA-UE sur la paix et la sécurité. Idriss Déby Itno, Mohammed VI et Jacob Zuma doivent s’exprimer. Le sommet s’achèvera jeudi matin avec une dernière séance à huis-clos consacrée à la coopération UA-UE sur la gouvernance.

Plusieurs autres événements ont été organisés par l’UE et la France notamment, en parallèle du sommet. Loin du faste de l’hôtel Ivoire, un forum citoyen a réuni plus de 600 participants venus d’Europe et d’Afrique pendant trois jours dans l’amphithéâtre de la bourse du travail de Treichville. Mais mardi, la dernière cession de ce sommet « bis » a été mystérieusement interdite par la police.

La portée d’un sommet

Qu’attendre de ce sommet ? Le thème officiel est « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». Mais comme c’est souvent le cas lors de ces grandes messes diplomatiques, les décisions se prendront davantage en coulisses, lors de rencontres souvent bilatérales, que lors des plénières programmées. Surtout, les discours pleins de bonnes intentions sont rarement suivis d’actes forts. Alors que l’indignation suscitée par la diffusion d’une vidéo de migrants subsahariens vendus comme esclaves en Libye n’est pas retombée, beaucoup espèrent que la question sera prise à bras le corps par les dirigeants africains et européens.

Par  - envoyé spécial à Abidjan

18:00 Publié dans Economie, Education, Monde, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |