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20 septembre 2017

Restructurer le secteur agricole pour lutter contre la faim

Il est temps de repenser la façon dont nous cultivons, partageons et consommons notre alimentation. Une restructuration du secteur agricole est donc nécessaire pour maintenir le niveau de la croissance économique dans les pays  les moins avancés, et aussi pour éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition.

Le changement climatique exerce une pression encore plus forte sur les ressources dont nous dépendons et augmente les risques de catastrophes naturelles. Un changement profond du système mondial d’alimentation et d’agriculture est nécessaire  si nous voulons nourrir les 925 millions personnes qui aujourd’hui ont faim et les 2 milliards de personnes supplémentaires attendues d’ici à 2050.Korhogo9

Une personne sur neuf dans le monde est sous-alimentée (soit 795 millions). La majorité des personnes souffrant de la faim dans le monde vivent dans un pays en développement, où 12,9% de la population est sous-alimentée.

500 millions de petites exploitations agricoles fournissent jusqu’à 80% de la nourriture consommée dans les pays en développement. Investir dans ces exploitations constitue donc un moyen considérable d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des plus pauvres, ainsi que la production alimentaire pour les marchés locaux et internationaux.

« L’Afrique dépense actuellement 35 milliards de dollars par an pour l’importation de la nourriture. Ces 35 milliards de dollars devraient être conservés sur le continent africain. Il s’agit d’un marché que les jeunes africains peuvent exploiter pour créer plus de richesses chaque année. Pour y arriver, il faut changer notre regard sur l’agriculture. L’agriculture ne devrait pas être considérée comme un mode de vie ou un secteur de développement mais plutôt comme une entreprise de création de richesses» a déclaré Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) le 28 juillet 2017, à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’Institut International pour l’Agriculture Tropicale, organisé à Ibadan, au Nigéria.Copie (2) de SAM_0309

«Plus les Africains consomment des produits alimentaires à valeur ajoutée, moins d’importations seront nécessaires et plus d’emplois seront créés pour les Africains. En important la plupart de nos produits alimentaires, nous exportons en fait des emplois et nos économies perdent leur valeur. De nos jours, beaucoup de nos jeunes perdent leurs vies inutilement en Méditerranée à la recherche d’emplois. A l’avenir, mettons tout en œuvre pour que l’agro entreprise garantisse aux jeunes des emplois et la stabilité qu’ils méritent» a exhorté Dr Agnes Kalibata, Présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), à l’occasion de la 7ème édition du Forum sur la révolution verte en Afrique (AGRF) à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Patrice Kouakou

 Source : #ODD

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16 septembre 2017

AGRF 2017 : De véritables opportunités pour l’agriculture africaine

Selon la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), Docteur Agnes Kalibata, c’est le leadership des autorités ivoiriennes pour la place accordée à l’agriculture, facteur de création de richesses et d’emplois, qui a valu au pays d’abriter pour la première dans l’espace francophone l’AGRF 2017.

«Obtenir plus d’engagements auprès des gouvernements et autres parties prenantes afin de donner la priorité à l’agriculture et d’augmenter les investissements dans le secteur agricole en Afrique». Tel était le thème de la 7ème édition du Forum sur la révolution verte (AGRF).agrf,agra,agriculture, cote d'ivoire

 Ouverts du 04 au 08 septembre 2017 à Abidjan les travaux de cette édition de l’AGRF ont produit des résultats satisfaisants. Des décisions de grande importance ont été prises dans le cadre de la transformation agricole d’ici à 2021.

L’une des importantes de ces décisions est sans nul doute celle relative à la contribution financière substantielle de plusieurs institutions pour booster la transformation agricole.

Des  engagements d’investissements à hauteur de près de 6,5 milliards $EU ont été pris en faveur de la culture de l’huile de palme, des légumineuses, de la pomme de terre et du riz pour les huit prochaines années. Le nouveau Partenariat pour une transformation agricole inclusive en Afrique (PIATA) d’une valeur de 280 millions $EU a été lancé.

L’Objectif du PIATA est de : « catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d’exploitations agricoles familiales de petite taille ».

Lors de l’Edition de 2016 de l’AGRF, des annonces de financement d’environ 30 Milliards US ont été enregistrées. Ces annonces ont été suivies d’effets au cours de la session précédente sur le « respect des engagements. En outre, les efforts constants de la Banque Africaine de Développement (BAD), à travers son programme « Nourrir l’Afrique », et du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) sont à saluer.

A la cérémonie officielle d’ouverture de l’AGRF 2017, le Président  Alassane Ouattara a présenté le secteur agricole ivoirien comme un exemple en Afrique.

La Côte d’Ivoire qui a consolidé sa place de 1er producteur mondial de cacao, est devenue :
. 1er producteur mondial d’anacarde

. 1er producteur mondial de noix de cola

. 1er producteur africain d’hévéa

 . 1er exportateur africain d’huile de palme

 . 1er producteur africain de banane dessert

 . 1er exportateur africain de mangues.

Ces performances de la Côte d’Ivoire se traduisent surtout par des revenus stables distribués aux producteurs, qui sont passés de plus de 3000 milliards FCFA (5.5 Milliards US) en 2011 à près de 6000 milliards FCFA (11 Milliards US) en 2016, soit l’équivalent du budget national.agrf,agra,agriculture, cote d'ivoire

« Les pays d’Asie ont réussi cette révolution verte et sont aujourd’hui industrialisés », a indiqué le ministre ivoirien de l’agriculture et du développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly pour qui si cela a été possible en Orient, ça l’est aussi en Afrique, un continent qui regorge de beaucoup de potentialités. Il a rassuré sur l’engagement de la Côte d’Ivoire à poursuivre ses investissements pour faire de l’agriculture la clé du développement économique.

«Le secteur primaire doit être pris comme un secteur de croissance. Les chefs d’état doivent impulser un programme cohérent pour permettre à tous d’avoir des financements à l’agriculture. Il faut aller beaucoup plus à la promotion du manufacturier et de la transformation. Il faut faire de l’agriculture, le levier de la création de richesse. Il faut contribuer à la croissance et à la promotion de l’agriculture sur notre continent» a déclaré à la cérémonie officielle d’ouverture de l’AGRF 2017, le Premier Ministre et Chef du gouvernement Togolais, Komi Selom KLASSOU. 

L’AGRF est une plate-forme pour les dirigeants mondiaux et africains pour élaborer des plans d'action qui feront avancer l'agriculture africaine. Créé en 2010, le forum est apparu comme la première plate-forme africaine qui rassemble une série d'acteurs critiques dans le paysage agricole africain pour discuter et élaborer des plans concrets pour la réalisation de la révolution verte en Afrique.

L’AGRF 2017 a permis de mobiliser tous les acteurs en faveur du développement inclusif et des investissements vitaux dans le secteur agricole. Une plateforme d’échanges de 52 sessions et plus de 300 intervenants.

 L’AGRF 2017 a mis en évidence l'importance cruciale d'exploiter un soutien renouvelé pour l'agriculture et son fort potentiel pour créer des emplois décents et stimuler la croissance économique à travers le continent.

Par les innovations dans l’agriculture, les jeunes participent à la conception de l’avenir du secteur de l’agriculture grâce à l’utilisation des TIC. « Nous espérons que les meilleures start-up se développeront et finiront par atteindre des milliers d'agriculteurs et d'agribusiness, et créeront des opportunités d'emploi pour de nombreux jeunes. » a indiqué le directeur du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) Michael Hailuagrf,agra,agriculture, cote d'ivoire

« Un partenariat crédible et une mobilisation soutenue des ressources pour financer l’Agriculture en Afrique dépendront également du respect des engagements pris à Malabo par les Etats Africains. C’est pourquoi, je suis heureux de vous annoncer que la Côte d’Ivoire respectera ses engagements en matière de financement de l’Agriculture et reste disposée à soutenir toutes les actions des Organisations régionales et sous régionales en faveur du développement de l’Agriculture » a indiqué le Président Ivoirien Alassane Ouattara.

L’AGRF a réuni des experts agricoles, des acteurs du secteur public et privé, pour débattre, partager des expériences et adopter des mesures concrètes visant à améliorer la sécurité alimentaire en Afrique.

Patrice Kouakou



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08 août 2017

ODD/Objectif 2030 : Plateforme de la francophonie pour susciter des projets concrets

DSC_0288.JPGLe développement durable a bénéficié en 2015 d’un cadre stratégique universel adopté par les Nations Unies. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est un plan d’action pour l’humanité, la planète, la paix et la prospérité. Décliné en une série de 17 objectifs de développement durable (ODD), il vise à mettre fin à la pauvreté et transformer nos vies tout en protégeant la planète pour les générations futures, sur la base d’un partenariat renouvelé entre tous les pays et les acteurs de la société. Le grand défi de ce Programme est maintenant de rassembler et de mobiliser ces acteurs dans toute leur richesse et leur diversité. Le développement durable se doit d’être une révolution sociétale porteuse d’humanisme.

 L’initiative « Objectif 2030 » vise ainsi à favoriser des progrès concrets en matière de développement durable par la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Dédiée aux acteurs non étatiques, elle cherche à répondre à leur besoin d’informations et à soutenir des actions et solutions novatrices qui allient inclusion sociale, progrès économique et protection de la planète. Il s’agit ici de construire et renforcer un mouvement citoyen engagé qui traduise le Programme de développement durable à l’horizon 2030 en actions et solutions exemplaires et adaptées.

 Articulée autour d’une plateforme numérique, l’initiative « Objectif 2030 », se décline en trois composantes :

  • Un cours en ligne ouvert et massif (CLOM ou MOOC en anglais) pour former et sensibiliser les populations aux enjeux du développement durable. Animé par l’Université Senghor d’Alexandrie, ce cours donne aux apprenants la possibilité de comprendre et d’analyser les enjeux et actions du développement durable. A l’issue de cette formation, les participants disposent de compétences utiles afin d’être aptes à générer des projets de  développement durable et des informations fiables sur ce sujet.

 

  • Un outil participatif de financement et d’appui technique qui soutient des solutions concrètes, simples et mesurables dédiées à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et crée des communautés de solutions autour d’elles. Les utilisateurs de la plateforme peuvent ensuite collaborer de plusieurs façons : don financier, mobilisation des ressources, bénévolat, partage d’informations et de bonnes pratiques ... Seules les actions permettant d’obtenir des résultats concrets et rapides sont retenues.

 

  • Un espace de présentation et de capitalisation des meilleurs projets pour favoriser les synergies facilitant leur réalisation. Il permet la diffusion d’études de cas et de reportages audiovisuels montrant les progrès de développement générés de façon participative.

 

Quelques chiffres en 2017

  • Six modules pédagogiques déclinés en 30 vidéos sont accessibles en ligne
  • 2600 étudiants issus de 99 pays ont suivi le cours du 1er au 31 mars 2017
  • 21 projets concrets sur les 215 soumis sur la plate-forme bénéficient de l’outil participatif technique et financier
  • Les 21 projets en ligne sont en faveur de 69 932 bénéficiaires provenant de 14 pays
  • Six projets déjà entièrement financés sont en faveur de 8 508 bénéficiaires
  • Deux partenariats confirmés en faveur de l’initiative (Université Senghor d’Alexandrie, RDEE Ontario)

 

Patrice Kouakou

17:49 Publié dans Monde, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

07 août 2017

Côte d’Ivoire/57 ans : Bonne fête d’indépendance (07/08/1960- 07/08/2017)

RCI 4.jpgL’hymne national de la Côte d’Ivoire, l’Abidjanaise est un outil de sensibilisation pour la paix durable. L’Abidjanaise, une manne à exploiter. Il parle beaucoup d’amour, et est le miroir de la moralité du pays. C’est un programme de gouvernement que chacun doit appliquer à sa propre vie. « La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement».Tels sont les propos du président Félix Houphouët-Boigny.

Ce qui implique que chacun doit avoir un comportement qui va dans le sens de la paix nationale. La Côte d’Ivoire est un pays d’hospitalité, c’est pourquoi il a un fort taux d’immigrés. L’hospitalité fait partie des valeurs que Dieu lui-même recherche dans la vie de quelqu’un qui veut l’adorer.

En tant que terre d’espérance, ce pays d’hospitalité est un lieu de restauration qui attire le monde. Dieu a béni la Côte d’Ivoire avec un sous sol riche et une terre privilégiée. Le président Houphouët-Boigny ne s’est pas détaché de l’hymne national. Cela lui a été bénéfique ; vivant de l’Abidjanaise le père de la nation a honoré Dieu qui à son tour lui a donné la sagesse et béni la Côte d’Ivoire.

Tes légions remplies de vaillances ont relevé ta dignité. Un vaillant combattant ne tremble pas devant autrui, il est confiant et serein. Chaque ivoirien est alors le soldat protecteur de l’héritage (richesse, édifices, habitudes, Constitution, amour, paix, etc.) laissé par le père de la nation.

Force est de constater que l’ivoirien qui devrait s’attacher à Dieu, s’était enfoncé davantage dans de mauvaises voies. Les troubles étaient arrivés, c’était un avertissement de Dieu.

Lorsque l’on se rassemble en Côte d’Ivoire, que ce soit pour sa gloire et son bonheur et non pour sa destruction. L’ivoirien doit ainsi aspirer au bonheur et se battre pour l’intérêt supérieur de la nation. Car il ne peut avoir de bonheur que dans la paix et la cohésion sociale.

Fiers ivoiriens, le pays nous appelle. Le pays nous appelle à construire et à œuvrer pour son développement. Le pays nous appelle donc à cultiver l’amour pour récolter la paix.

Car c’est dans l’union, la discipline et le travail que l’on pourra construire une Côte d’Ivoire solide.

Si nous avons dans la paix ramenée la liberté. Cela pour dire que nos ancêtres ont travaillé dans la paix pour que le pays soit indépendant.

Notre devoir sera d’être un modèle, de l’espérance promise à l’humanité. En somme l’espérance promise à l’humanité est Jésus. Dans son gouvernement, il n’ya pas de place pour la haine et pour la vengeance (Romains 12,14). Être le modèle de l’espérance promise à l’humanité, c’est se détourner des mauvaises voies.

L’Abidjanaise invite chaque ivoirien à respecter Dieu. En forgeant uni dans la foi nouvelle, chaque habitant de la Côte d’Ivoire devra être un apôtre de la paix.

La patrie de la vraie fraternité, c’est un pays où tous sont frères et sœurs. Vivre ensemble ne nous amène pas à pratiquer les habitudes de l’autre, mais à l’accepter telle qu’il est avec ses qualités et ses défauts. Dieu aime la Côte d’Ivoire et pardonnera ses habitants. Le Père céleste leur donnera ainsi la force de se pardonner mutuellement afin que la Côte d’Ivoire soit véritablement un pays d’intégration et de cohésion sociale.

Patrice Kouakou

20:19 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

22 juillet 2017

FAO: le pape donne 25 000 € pour l’Afrique de l’Est

Pape Francois_FAO.pngLe pape François a fait un don de 25 000 € à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en faveur des populations d’Afrique de l’Est victimes de la sécheresse et des conflits. C’est ce qu’a annoncé l’organisme dans un communiqué publié le 21 juillet 2017.

La FAO salue une « initiative sans précédent » pour soutenir les efforts contre l’insécurité alimentaire et la famine dans cette région du monde. Cette donation se veut « une contribution symbolique pour un programme de la FAO qui fournit des semences à des familles vivant en milieu rural, confrontées aux répercussions des conflits et de la sécheresse », a expliqué le pape dans une lettre remise par l’observateur permanent du Saint-Siège Mgr Fernando Chica Arellano.

Dans le message adressé au directeur général de la FAO José Graziano da Silva, Mgr Chica Arellano a précisé que le pape souhaitait « encourager les gouvernements ».

L’état de famine a été déclaré en février dans plusieurs régions du Soudan du Sud : quelque 6 millions d’habitants souffrent de malnutrition. Par ailleurs, les besoins humanitaires en Somalie, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda sont évalués à quelque 16 millions d’euros, soit 30% de plus qu’à la fin 2016.

Le pape François doit se rendre pour la deuxième fois au siège de la FAO à Rome le 16 octobre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation, qui a cette année pour thème « Changeons le futur de la migration. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Lors de sa première visite, le 20 novembre 2014, le pape argentin avait dénoncé la spéculation sur les dentées alimentaires et le paradoxe de la surabondance et des stocks alimentaires détruits dans une partie du monde tandis que l’autre meurt de faim.

Il avait invité à lier, « au plan juridique », à la fois « le droit à l’alimentation et le droit à la vie, le droit à une existence digne, le droit à une protection légale qui n’est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l’obligation morale du partage des richesses ». « Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, touchant l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde », avait-il déclaré.

Anne Kurian, Zenit

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20 juillet 2017

Hydrocarbures: Vers la construction d’un oléoduc qui reliera le Niger au port de Cotonou

Niger port Cotonou.jpgLe Niger envisage d’exporter son pétrole via un pipeline qui reliera ses bassins pétroliers et le port de Cotonou. C’est dans ce cadre qu’accompagné d’une délégation, M. Foumakoye Gado, le ministre nigérien en charge du pétrole, a effectué, du 13 au 16 juillet dernier, une visite de travail à Cotonou où il a rencontré plusieurs responsables béninois en charge du secteur.

L’objectif de cette visite est, selon la délégation nigérienne, de prendre connaissance des atouts infrastructurel, économique, sécuritaire, environnemental et commercial du Bénin. Une visite au terme de laquelle le responsable nigérien s’est dit satisfait, rapporte Afrique Actualité.

De son côté, Dona Jean-Claude Houssou, le ministre béninois de l’Energie a déclaré que le Bénin est le port naturel du Niger et que la tradition de coopération qui a toujours existé entre les deux pays devrait être préservée. Il a ensuite rassuré la partie nigérienne que son pays est disposé à offrir toutes les facilités pour que ce projet devienne une réalité.

Si le projet est mis en œuvre, il constituera une valeur ajoutée importante pour l’économie béninoise grâce aux frais de transit qu’elle en tirerait. Abdoulaye Tchané, le ministre béninois du plan et du développement, a déclaré que des études seront bientôt menées pour évaluer l’impact socio-environnemental du projet et que le gouvernement béninois prendra rapidement une décision, indique la même source.

Il faut noter que la délégation nigérienne s’est rendue au port autonome de Cotonou où elle a visité les installations de stockage de produits pétroliers de la société Octogone Trading, mais aussi les installations pétrolières de Sème où le Bénin produisait 8000 barils de pétrole par jour entre 1982 et 1985.

Le Niger produit 20 000 barils par jour et est le seul pays producteur africain qui arrive à satisfaire sa demande interne en produits raffinés grâce à sa raffinerie pétrolière. Sa production journalière augmentera dans les prochaines années car de nouvelles découvertes de gisements d’or noir ont été opérées en mai dernier dans le bassin d’Agadem.

Olivier de Souza

http://www.niameyetles2jours.com

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