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14 mars 2017

Culture de base:Que deviendront nos enfants demain ?

Durant cette décennie, dans nos Etats sous les tropiques comme en Occident, l’on assiste à la désintégration sociale d’une part et à l’aliénation ou bien à la dépravation des enfants d’autre part. L’essor fulgurant de la technologie et les pesanteurs de la mondialisation imposent de comportements nouveaux tant chez les parents que chez les enfants. Dans certains foyers, les conjoints confient l’éducation de base des enfants à des femmes de ménages, en raison des taches quotidiennes. Dans d’autres foyers, en dépit de l’occupation de chaque jour  les conjoints s’y attachent concomitamment à cette fin dans la quête de la réussite sociale de leur postérité. A notre sens, il faudra vraiment de l’endurance et de rigueur. L’on y encourage les parents d’élèves, face à toutes les contingences et velléités qui polarisent librement les consciences. Les parents doivent jouer franc jeu avec les progénitures. Comment pouvez-vous comprendre qu’une jeune fille mal habillée accompagne sa mère ? Les jeunes filles sont aujourd’hui presque nues dans les rues surtout dans les capitales européennes et  africaines. A l’inverse, les jeunes gens veulent appartenir à la gent féminine, à travers l’habillement, le maquillage, les manies, des pratiques abominables etc. Les enfants ont acquis une très grande liberté, source de leur aliénation et de leur dépravation. A cette ère de la numérisation, les jeunes s’offrent gracieusement au libertinage comme une manne au détriment des vertus sociales et culturelles. Ces jeunes voient le monde à l’envers ; ils ont rapidement besoin d’être recadrés pour un avenir prometteur et prolifique. Chers parents, haut les cœurs pour restaurer les mentalités de ces jeunes. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, peuvent isoler les jeunes, désintégrer la société. La liberté qu’offrent ces technologies fait craindre une mauvaise utilisation de la part des jeunes gens, notamment  la présence de certains sites à caractère pornographique et immoral. Car loin de participer à sa culture, sa socialisation, au développement de ses facultés, ces outils informatiques deviennent  des outils d’acculturation pour nos enfants leur apportant  une pléiade d’informations  en déphasage avec leur culture de base.

Patrice Kouakou

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17 février 2017

Afrique : quels programmes américains d’aide au développement Donald Trump pourrait-il supprimer ?

Commerce (Agoa), santé (Pepfar), énergie (Power Africa Fund)… Les trois anciens présidents américains Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont tous lancé leur programme de développement à destination des pays les moins avancés. Mais le tout nouveau locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, menace, lui, de couper dans les budgets.

Tour d’horizon des trois grands plans dont la remise en question pourrait affecter le continent.

Michael Pauron, Jeune Afrique

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31 janvier 2017

Des nouvelles pièces de monnaie au Vatican, sans le pape

Posted by Anne Kurian on 28 January, 2017

   
   
Monnaie du Vatican © eur-lex.europa.eu

A partir de mars 2017, de nouvelles pièces de monnaies en euros seront en circulation au Vatican : elles ne seront plus à l’effigie du pape François mais porteront simplement son blason. La nouveauté a été annoncée le 24 janvier au Journal officiel de l’Union européenne.

Le bulletin publie les caractéristiques des dessins de chaque nouvelle pièce, de 1 centime à 2 euros : « Le dessin représente les armoiries du souverain de l’État de la Cité du Vatican, le pape François. La marque d’atelier ‘R’ figure dans la partie inférieure gauche, et l’année d’émission ‘2017’ dans la partie inférieure droite. L’anneau extérieur de la pièce représente les douze étoiles du drapeau européen ».

Le blason du pape argentin porte le symbole de la Compagnie de Jésus: le soleil d’or du Christ, les trois lettres IHS qui signifient soit « Iesus Hominum Salvator » – Jésus Sauveur des hommes –, soit simplement le nom de Jésus – IEHSUS -, la Croix et les trois clous noirs de la Passion du Christ, qui peuvent représenter les vœux religieux de pauvreté, chasteté et obéissance. En bas, à gauche, l’étoile d’or de Marie, et à droite, la fleur de nard de saint Joseph, selon une tradition iconographique hispaniste. Outre la devise épiscopale de Jorge Mario Bergoglio « Miserando atque eligendo » – « par miséricorde et par élection » – le blason est surmonté des symboles pontificaux (mitre, clefs, cordon).

En 2016 en revanche, comme il est de tradition, les 8 pièces de monnaies portaient une gravure représentant le visage du pape François, le texte « Città del Vaticano » et douze étoiles, comme l’indique le Bureau philatélique et numismatique du petit Etat, et comme pour ses prédécesseurs, Jean-Paul II et Benoît XVI

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26 janvier 2017

Samir Amin : «L'Afrique doit refuser l'impérialisme de l'Europe»

Prof Samir Amin.jpgPour l’économiste, l'Afrique ne peut se développer que si elle se décide à refuser la nouvelle forme d’impérialisme à laquelle s’adonnent les européens. Ce que prône le Professeur Samir Amin. Ce dernier affirme que les Africains doivent imposer à l’Europe d’ouvrir des négociations, en commençant par dénoncer les Accords de partenariat économique (Ape), qui permettent en réalité, à l’Europe, de mettre la main sur les ressources africaines, sans contrepartie profitable à l’Afrique.

«L’Afrique, effectivement, dispose de quelques grands atouts, entre autres ses ressources naturelles, minières, en terres arables. Mais ces ressources naturelles, justement parce qu’elles sont importantes, font l’objet des convoitises de l’impérialisme », a déclaré Pr Samir Amin qui était l’invité de l’émission «Objection » de la Sud Fm.

Amadou Gueye, http://senego.com/samir-amin-lafrique-doit-refuser-limperialisme-de-leurope_417870.html

04:51 Publié dans Economie, Intégration Africaine, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

21 janvier 2017

Message au président Trump: le souci des pauvres fera la grandeur de l’Amérique

PAPE FRANCOIS.jpgLe pape François souhaite au président Donald Trump que sous sa direction « la stature de l’Amérique puisse continuer à être mesurée surtout par son souci des pauvres ».

Le pape a en effet adressé un message au nouveau président américain Donald Trump, qui a inauguré sa présidence ce vendredi 20 janvier 2017, au Capitole, à Washington DC.

« A l’occasion de votre investiture comme 45e président des Etats-Unis d’Amérique, je vous présente mes bons vœux cordiaux et l’assurance de ma prière pour que le Dieu Tout-Puissant vous accorde sagesse et force dans l’exercice de cette haute tâche », écrit le pape François.

Le pape rappelle les valeurs qui ont fait la grandeur des Etats-Unis : « À une époque où notre famille humaine est assaillie par de graves crises humanitaires exigeant des réponses politiques prévoyantes et unies, je prie pour que vos décisions soient guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques qui ont façonné l’histoire du peuple américain et l’engagement de votre nation à promouvoir la dignité humaine et la liberté dans le monde. »

Et, allusion au vœu du président des Etats-Unis de redonner à son pays sa grandeur, le pape fait observer d’où la nation peut tirer sa grandeur : « Sous votre direction, puisse la stature de l’Amérique continuer à être mesurée surtout par son souci des pauvres, des exclus et des nécessiteux qui, comme Lazare, se tiennent devant notre porte. ».

« Avec ces sentiments, conclut le pape, je demande au Seigneur de vous accorder à vous et à votre famille et au cher peuple américain tout entier ses bénédictions de paix et de concorde et toute prospérité matérielle et spirituelle. »

Posted by Anita Bourdin, ZENIT on 20 January, 2017

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11 janvier 2017

Économie : que peut l’Afrique face à Trump en 2017 ?

Trump et Obama.jpgL’équipe constituée par le futur locataire de la Maison Blanche se caractérise par une politique économique axée sur l’essor du business.

Si l’Afrique peut profiter de la dimension pragmatique de cette équipe en sortant des idéologies des institutions financières internationales pour implémenter uniquement ce qui marche sur le terrain, ce gouvernement d’hommes d’affaires peut aussi être un problème pour elle au cas où il n’aurait aucune considération des précautions éthiques et sociales qui devraient préserver les populations africaines vulnérables vis-à-vis des intérêts purement financiers du grand capital américain.

Trump compte rendre les États-Unis encore plus attractifs fiscalement de façon à ce que les entreprises américaines investissent prioritairement sur le plan national. Il propose dès lors de baisser l’impôt sur les sociétés de 35 à 15% et d’appliquer une taxe de 10% seulement au profit des entreprises américaines rapatriés aux États-Unis. Politique fiscale susceptible de faire baisser le nombre d’entreprises américaines investissant en Afrique.

L’avantage des matières premières

Il peut en résulter une perte d’emplois et de retours fiscaux pour l’Afrique si des entreprises américaines tirent plus d’avantages à s’installer aux États-Unis qu’en Afrique. Dans ce champ, celle-ci a un avantage comparatif naturel au sens où elle possède des matières premières qui n’existent pas sur place aux USA, et dont l’absence aux USA ou leur coût d’importation d’Afrique ne peut être compensé par le différentiel fiscal favorable du territoire américain.

 

Sous Trump, les banques américaines vont aussi bénéficier d’une nouvelle politique de dérégulation détricotant notamment la loi Dodd-Frank mise en place par l’administration Obama afin de réguler, dès 2010, les banques et d’éviter les pratiques ayant entraîné la crise des crédits hypothécaires de 2007. Dans la même veine, la loi Volker qui encadrait jusque là la capacité des banques américaines à spéculer pour elles-mêmes sera aussi annulée.

L’Afrique, face à cela, doit veiller à ce que son système bancaire, très souvent constitué de filiales de banques internationales, ne se cantonne plus à faire des placements rémunérateurs à travers le monde et à servir de plaque tournante aux capitaux flottants sans soutenir l’activité économique africaine via le canal du crédit. L’Afrique souffre déjà beaucoup de l’anomalie économique chronique d’avoir des banques commerciales surliquides qui n’accordent aucun crédit aux investisseurs africains mais font toutes  des placements spéculatifs hors d’Afrique qui, ainsi, ne sert que de zone de transit des capitaux flottants.

Les banques doivent soutenir l’économie réelle

Exiger des banques internationales qui veulent développer leurs activités en Afrique qu’elles accordent un certain pourcentage de crédit aux investisseurs africains crédibles serait une mesure capable de soutenir l’économie réelle africaine face à cette situation.

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 Trump veut aussi renégocier pied à pied les accords de libre-échange et les accords sur le climat. L’Afrique, qui a bénéficié d’une hausse de l’aide américaine au développement sous Obama, verra certainement celle-ci diminuer drastiquement ou disparaître sous Trump, axé plus sur les affaires que sur l’aide. Cela peut être un mal pour un bien si l’Afrique utilise la présence de la Chine, autre État pro-business dans son approche de l’aide, pour construire une coopération économique où seul le mieux disant sur le plan économique, social et environnemental aura ses faveurs.

À l’Afrique d’utiliser ses atouts pour exiger en retour des contreparties capables d’assurer son développement écologique, économique et social. La Chine exige des Occidentaux de lui laisser leur technologie en guise de prix à payer pour intégrer son vaste marché. Rien n’empêche à l’Afrique d’exiger le même type de contreparties des Chinois et des Occidentaux qui veulent ses matières premières.

Renégocier les Accords de partenariat économique

Par ailleurs, face à un Trump climato-sceptique, la défense des aspects favorables de la COP21 est très importante car l’Afrique ne doit pas accepter de se livrer au monde des affaires sans protéger son capital naturel sur lequel repose à la fois ses économies et une durabilité à construire comme avantage comparatif en qualité de vie par rapport à un Occident désormais dans sa phase de rendements décroissants sur le plan environnemental.

Étant donné que Trump veut aller en guerre contre la Chine, c’est à l’Afrique d’exploiter cette rivalité pour mieux se vendre et tirer profit de ses atouts convoités par ces deux pays continents. Le fait que Donald Trump veuille renégocier les accords de libre-échange est une occasion en or à saisir habilement par l’Afrique pour renégocier à son tour les Accords de partenariat économique (APE) dont plusieurs points sont peu satisfaisants par rapport à son développement.

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Par Thierry Amougou

Macroéconomiste hétérodoxe du développement. Thierry Amougou est professeur-chercheur à l'université catholique de Louvain en Belgique.

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