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18 septembre 2017

ODD : Mettre un terme à l’extrême pauvreté

La problématique de la pauvreté se pose aujourd’hui comme un enjeu majeur. 836 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté. En Asie du Sud et en Afrique Subsaharienne, l’on note l’écrasante majorité des personnes vivant avec moins de 1,25 dollar. changement climatique

Environ une personne sur cinq dans ces régions en développement vit encore  avec moins de cette somme par jour. Selon les estimations par pays, la proportion d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges souffrent d’une forme ou l’autre de pauvreté.

Même son de cloche, dans les petits pays fragiles et touchés par un conflit, des taux de pauvreté élevés sont enregistrés.

Entretemps les pays développés ne sont pas épargnés. 30 millions d’enfants grandissent à l’heure actuelle dans la pauvreté.

La pauvreté ne se résume pas à l’insuffisance de revenus et de ressources pour assurer des moyens de subsistance durables.

Ses manifestations comprennent la faim et la malnutrition, l’accès limité à l’éducation et aux autres services de base, la discrimination et l’exclusion sociale ainsi que le manque de participation à la prise de décisions.

Devant ces irrégularités qui accentuent la souffrance humaine, tous tant les gouvernants que la société civile, le secteur privé et les populations sont interpellés à trouver des solutions durables et idoines.

Les gouvernants doivent aider à créer un environnement qui garantisse des emplois et des perspectives professionnelles pour les personnes pauvres. Il faut aussi les stratégies et politiques de bonne gouvernance dans le public et le privé.

Le secteur privé doit déterminer si la croissance qu’il crée est inclusive  et contribue à ce moment à réduire la pauvreté.

L’on doit garantir aux populations notamment ceux assez affectés par la pesanteur de la pauvreté. On doit leur garantir les mêmes droits aux ressources économiques et aux ressources naturelles. Que tous les hommes et les femmes surtout les pauvres et les personnes vulnérables aient accès à la propriété foncière, au contrôle des terres, aux services de base, aux services financiers, et aux nouvelles technologies

Il faut renforcer la résilience des pauvres et des personnes en situation vulnérable et réduire leur exposition aux phénomènes climatiques.

La FAO et la Banque mondiale travailleront en étroite collaboration afin d’aider les pays membres à réaliser les Objectifs de développement durable (ODD), à améliorer les moyens d’existence ruraux, l’efficacité de la production agricole et à assurer une gestion durable des ressources naturelles à travers le monde, a précisé la FAO dans un communiqué de presse.

La croissance économique doit être partagée pour créer des emplois durables et promouvoir l’égalité.

Patrice Kouakou

Source : #UN SDGs

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08 août 2017

ODD/Objectif 2030 : Plateforme de la francophonie pour susciter des projets concrets

DSC_0288.JPGLe développement durable a bénéficié en 2015 d’un cadre stratégique universel adopté par les Nations Unies. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est un plan d’action pour l’humanité, la planète, la paix et la prospérité. Décliné en une série de 17 objectifs de développement durable (ODD), il vise à mettre fin à la pauvreté et transformer nos vies tout en protégeant la planète pour les générations futures, sur la base d’un partenariat renouvelé entre tous les pays et les acteurs de la société. Le grand défi de ce Programme est maintenant de rassembler et de mobiliser ces acteurs dans toute leur richesse et leur diversité. Le développement durable se doit d’être une révolution sociétale porteuse d’humanisme.

 L’initiative « Objectif 2030 » vise ainsi à favoriser des progrès concrets en matière de développement durable par la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Dédiée aux acteurs non étatiques, elle cherche à répondre à leur besoin d’informations et à soutenir des actions et solutions novatrices qui allient inclusion sociale, progrès économique et protection de la planète. Il s’agit ici de construire et renforcer un mouvement citoyen engagé qui traduise le Programme de développement durable à l’horizon 2030 en actions et solutions exemplaires et adaptées.

 Articulée autour d’une plateforme numérique, l’initiative « Objectif 2030 », se décline en trois composantes :

  • Un cours en ligne ouvert et massif (CLOM ou MOOC en anglais) pour former et sensibiliser les populations aux enjeux du développement durable. Animé par l’Université Senghor d’Alexandrie, ce cours donne aux apprenants la possibilité de comprendre et d’analyser les enjeux et actions du développement durable. A l’issue de cette formation, les participants disposent de compétences utiles afin d’être aptes à générer des projets de  développement durable et des informations fiables sur ce sujet.

 

  • Un outil participatif de financement et d’appui technique qui soutient des solutions concrètes, simples et mesurables dédiées à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et crée des communautés de solutions autour d’elles. Les utilisateurs de la plateforme peuvent ensuite collaborer de plusieurs façons : don financier, mobilisation des ressources, bénévolat, partage d’informations et de bonnes pratiques ... Seules les actions permettant d’obtenir des résultats concrets et rapides sont retenues.

 

  • Un espace de présentation et de capitalisation des meilleurs projets pour favoriser les synergies facilitant leur réalisation. Il permet la diffusion d’études de cas et de reportages audiovisuels montrant les progrès de développement générés de façon participative.

 

Quelques chiffres en 2017

  • Six modules pédagogiques déclinés en 30 vidéos sont accessibles en ligne
  • 2600 étudiants issus de 99 pays ont suivi le cours du 1er au 31 mars 2017
  • 21 projets concrets sur les 215 soumis sur la plate-forme bénéficient de l’outil participatif technique et financier
  • Les 21 projets en ligne sont en faveur de 69 932 bénéficiaires provenant de 14 pays
  • Six projets déjà entièrement financés sont en faveur de 8 508 bénéficiaires
  • Deux partenariats confirmés en faveur de l’initiative (Université Senghor d’Alexandrie, RDEE Ontario)

 

Patrice Kouakou

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20 juillet 2017

ONU: les croyants doivent apporter « l’âme » du développement durable

Mgr Auza Bernardito.jpgIntervention de Mgr Auza

Monsieur le Secrétaire général Vendley, Excellences,
Distingués panélistes, Mesdames et Messieurs,

Je suis reconnaissant pour l’invitation de cet après-midi à participer à cette importante conversation sur la façon de mobiliser les communautés religieuses pour qu’elles agissent avec solidarité et responsabilité partagée afin d’aider ceux que nous servons et toute la communauté internationale à mieux comprendre les principes éthiques du développement durable et les inciter à collaborer avec plus d’énergie et d’efficacité pour sortir les gens de la pauvreté, favoriser la paix et mettre en œuvre les autres piliers de l’Agenda 2030.

Dans mes remarques, je voudrais partager certaines réflexions principalement sur le fondement éthique du développement, à savoir les principes sous-jacents pour lesquels les communautés religieuses doivent se mobiliser dans la solidarité pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir la paix.

Je crois que la plus grande contribution à long terme que les croyants religieux et les organisations religieuses offriront collectivement et généreusement à la mise en œuvre du Programme de développement durable ne sera pas la somme de l’énorme travail qu’ils accomplissent et continueront de faire sur le terrain, en allégeant la pauvreté, en nourrissant ceux qui ont faim, en fournissant des soins de santé, en éduquant les multitudes des écoles élémentaires jusqu’aux universités et au-delà, en promouvant la dignité des femmes et surtout leur service indispensable en tant que mères, en prenant soin de notre eau et de notre environnement, en s’engageant pour la paix et la consolidation de la paix et dans beaucoup d’autres activités nobles.

Ce sera plutôt leur service comme un levain pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), aujourd’hui jusqu’en 2030 et bien au-delà, dans la mesure où ils montrent les raisons anthropologiques et éthiques profondes pour lesquelles nos communautés religieuses se mobilisent dans la solidarité et la responsabilité de manière aussi concertée.

Les ODD ne sont pas des fins en soi, mais des moyens, des moyens pour apporter le bien réel des personnes et des peuples en prenant soin de notre maison commune et de tous nos colocataires dans cette maison commune. Nous vivons à un moment où beaucoup, surtout dans les pays développés et ici aux Nations Unies, souhaitent répondre aux questions les plus importantes, comme celles de qui nous sommes, d’où nous venons, où nous allons, comment nous devrions nous traiter mutuellement, et ce qui est bon, vrai et vraiment beau. Bien que différentes traditions religieuses puissent répondre à ces questions de manière légèrement différente, ces questions fondamentales – et nos réponses à celles-ci – aident le monde à ne pas les oublier ni combien elles sont importantes.

Dans le contexte spécifique du programme de développement durable, si nous perdons de vue ces coordonnées humaines fondamentales, il existe un risque sérieux que les ODD ne soient compris que de manière partielle, à travers des lentilles excessivement économiques, environnementales ou sociologiques, tout en manquant leur contexte et leurs objectifs éthiques et anthropologiques plus profonds.

De même que tout bien peut être mal utilisé, si nous excluons de nos conversations ces questions plus profondes sur le pourquoi derrière le développement durable, l’énorme infrastructure internationale pour la paix et le développement pourrait finir par être en fait utilisée dans certaines circonstances pour saper la paix elle-même et le développement qu’elle était conçue pour faire progresser. Cela pourrait se produire en particulier si les ODD se livrent, en pratique, à des philosophies matérialistes, individualistes ou hédonistes inadéquates qui non seulement laissent certains en arrière mais excluent intentionnellement certains de nos semblables, en particulier ceux qui sont les plus vulnérables ou gênants, de nos soins et de nos préoccupations.

C’est pourquoi il est essentiel que les responsables religieux, les communautés et les croyants aident à fournir, avec courage et persévérance, ce que l’on pourrait appeler «l’âme» ou la «conscience» du programme de développement durable. A une époque de relativisme épistémologique et éthique, nous devons aider les gens à conserver une notion du vrai et du bien. De même, lorsque les dirigeants – que ce soit des politiciens ou ceux qui s’enveloppent dans un manteau religieux – essaient d’instrumentaliser la religion à des fins incompatibles avec le souci d’amour pour Dieu et le prochain, et contestent scandaleusement la nature essentielle de la religion et l’immense bien que les croyants et les organisations religieuses font pour les individus, les communautés et le monde, nous devons les corriger et faire une mise au point.

Ce principe est facile à voir lorsque des chefs religieux incitent leurs partisans à des crimes d’atrocités, comme beaucoup d’entre nous ont pu y réfléchir ensemble vendredi après-midi dans la Chambre d’ECOSOC lors du lancement du Plan d’action pour les leaders religieux et les acteurs afin de prévenir l’incitation à la violence qui pourrait conduire à un crime d’atrocité. Mais il est également présent lorsque les chefs religieux incitent à tort ceux qui les suivent à traiter ceux d’autres races comme indignes de leurs soins, ou de même à l’égard de ceux qui se déplacent d’autres pays, de ceux qui sont physiquement ou mentalement handicapés, de ceux dont la vie et les moyens de subsistance sont menacés par la pollution, par la montée des océans, ou par la désertification croissante, ou de ceux qui sont dans le ventre de leur mère ou à la fin de la vie, dont la dignité est traitée comme une qualité moindre et comme ne méritant pas le plus grand respect et la plus grande protection. Les croyants et les communautés religieuses doivent, je le répète, rester l’âme ou la conscience du programme de développement durable.

Les chefs religieux ne sont pas des chefs politiques ou des spécialistes des sciences sociales, et ils ne prétendent pas être qui et ce qu’ils ne sont pas. Ils ne sont pas d’abord là pour mesurer les objectifs et les cibles grâce à des indicateurs scientifiques. Ils sont principalement là pour appeler et inspirer les gens à l’action, et pour leur rappeler le sens profond et les raisons de leur action, en fournissant les « raisons de l’espérance qui est en eux », comme l’a décrit Saint Pierre dans sa première Lettre. À travers le prisme de leur mission essentiellement spirituelle et morale, les chefs religieux, les croyants, les religions et les organisations religieuses s’occupent de l’épanouissement de toute la personne humaine. S’efforçant d’atteindre un développement humain authentique, ils ne compartimentent pas le développement, mais travaillent pour le développement intégral de chaque personne humaine et de toute la personne humaine. Parce que le progrès humain fait partie intégrante de leur vision et de leur mission, outre les lieux de culte, ils construisent également des centres de construction communautaire, des hôpitaux, des écoles et des universités. En un mot, ce qu’ils font et continueront de faire pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable est l’expression extérieure de leurs croyances religieuses et de leurs principes moraux.

Les chefs religieux, les croyants et les communautés de croyants travaillent à protéger la vie et l’environnement, afin d’autonomiser les faibles et les opprimés. Ils aident les populations à développer leurs ressources naturelles de manière responsable et à les protéger contre l’exploitation de puissants intérêts économiques et politiques. Ils sont créatifs pour sortir les pauvres de la pauvreté sous toutes ses formes et rompre les murs de l’exclusion. Enracinés localement, ils ont une connaissance directe des nombreuses formes de pauvreté et d’inégalités ; ils ont une crédibilité au niveau de la base ; ils peuvent facilement trouver du personnel sur le terrain qui connait bien leurs programmes. Leur présence de base favorise le dialogue entre les groupes de base. Ayant un réseau universel, ils sont des défenseurs efficaces des causes internationales, comme l’éradication de l’extrême pauvreté et le soin de notre maison commune.

Les religions croient et proclament que la paix est essentielle au développement. Toutes les études indiquent que les pays et les régions en conflit ont régressé au lieu de progresser. Comme l’a affirmé le pape Paul VI en 1967, le développement est le nouveau nom de la paix. [1] Construire la paix requiert le développement. Sans prétentions de domination économique et politique, les religions et les organisations religieuses sont généralement considérées comme des courtiers impartiaux dans cette forme cruciale de consolidation de la paix.

Le pape François a cherché à contribuer à cela en proposant au monde une éthique basée sur ce qu’il appelle une « écologie intégrale », ce qu’il croit être le fondement nécessaire au développement intégral et durable (LS 18). Nous sommes confrontés, écrit-il dans Laudato Si, non pas à des crises indépendantes qui affectent l’environnement d’une part et les pauvres, les personnes vulnérables et marginalisés de l’autre, mais plutôt à « une crise complexe à la fois sociale et environnementale » qui exige « une approche intégrée de la lutte contre la pauvreté, du rétablissement de la dignité des exclus et de la protection de la nature » (LS 139).

Dans son discours de septembre 2015 à l’Assemblée générale des Nations Unies, le pape François a souligné que « la mauvaise utilisation et la destruction de l’environnement s’accompagnent également d’un processus implacable d’exclusion », et a déclaré que cela a ses racines dans « une soif égoïste et illimité du pouvoir et de la prospérité matérielle qui mène à la fois à l’utilisation abusive des ressources naturelles disponibles et à l’exclusion des faibles et des défavorisés ». Il a qualifié cette consommation égoïste de « culture du gaspillage » et a déclaré qu’elle découle d’une sorte d’amnésie spirituelle : nous avons oublié qu’il y a un Créateur et avons donc perdu un sentiment d’émerveillement et de révérence sur la façon dont nous-mêmes, les autres êtres humains, les autres espèces et notre maison commune sommes tous liés au Créateur. Lorsque nous ne voyons pas de manière claire et saine que nous sommes des créatures par rapport à un Créateur et les uns par rapport aux autres, dit-il, nous sommes exposés à la maladie de nous considérer comme des maîtres ayant le droit de piller la nature et de traiter les autres comme nous le jugeons bon (LS 2).

Comme il est important que les responsables religieux et les croyants aident à restituer au monde ce qui se cache derrière le sensible, à reconnaître qu’il existe un Créateur dont l’existence est également connue par la raison, et que ce fait devrait influencer la façon dont nous traitons chacune des créations du Créateur. C’est et cela doit être le travail commun des communautés religieuses à l’appui non seulement des fruits, mais aussi des racines du développement durable.

Les « indicateurs » les plus importants qui évaluent un développement véritablement durable ne seront pas réalisés dans le cadre des négociations de l’ONU ou par le travail acharné de la commission statistique de l’ONU. Ils n’incluront pas de données désagrégées sur le nombre de personnes qui ont été sorties de la pauvreté ou le nombre de toxines éliminées de notre air ou de notre eau. Les indicateurs les plus importants du progrès vers un développement véritablement durable seront qualitatifs et non quantitatifs. Plus précisément, ils seront éthiques, mettant en évidence la formation des personnes et des peuples, un à la fois, pour devenir de meilleurs hommes et femmes, garçons et filles, ceux qui se considèrent comme les gardiens de leurs frères et sœurs et répondent en conséquence, ceux qui comprennent qu’ils ne sont pas maîtres, mais les intendants chargés de protéger et de développer le don de la création pour le laisser meilleur qu’ils ne l’ont reçu pour les générations futures.

Plus les dirigeants religieux sont capables de s’associer entre eux, mieux ils serviront les peuples du monde et collaboreront efficacement avec la communauté internationale dans la mise en œuvre du Programme de développement durable. C’est parce que la contribution la plus importante des communautés religieuses aidera tout le monde à voir à la fois les causes des crises actuelles que nous travaillons ensemble à résoudre, car nous cherchons à éradiquer la culture des déchets au cœur du problème, et la solution : Une écologie intégrale qui mènera au développement intégral et durable et à la mobilisation dans la solidarité et la responsabilité, nécessaire pour faire de cette écologie intégrale une réalité.

Merci beaucoup pour votre aimable attention.

  1. Populorum Progressio n. 76.

Traduction de Zenit, Constance Roques

05:40 Publié dans Monde, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

24 mai 2017

Diplomatie: La Chine s’engage à renforcer la coopération avec l’Afrique en ce qui concerne l’initiative "la Ceinture et la Route" (SYNTHESE)

 
La
© Ambassade par DR
La Chine s`engage à renforcer la coopération avec l`Afrique en ce qui concerne l`initiative "la Ceinture et la Route"
La Chine souhaite renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre de l`initiative "la Ceinture et la Route".
 

ABIDJAN - La Chine souhaite renforcer la coopération avec les pays africains dans le cadre de l’initiative "la Ceinture et la Route", a annoncé lundi à Abidjan le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, en visite en Côte d’Ivoire.
Lors d’une conférence de presse, M. Wang a rappelé que sa tournée actuelle dans quatre pays africains intervient juste après l’organisation réussie du Forum de "la Ceinture et la Route" pour la coopération internationale à Beijing. Les quatre pays, à savoir la Mauritanie, le Cap-Vert, le Mali et la Côte d’Ivoire, ont tous exprimé leur volonté de participer à l’initiative chinoise.
De nombreux pays africains se situent au niveau de l’extension historique et naturelle de la Route de la soie maritime, a expliqué M. Wang. S’ils adhèrent à l’esprit et au concept de l’initiative "la Ceinture et la Route", ils peuvent devenir des partenaires de coopération, a ajouté le ministre.
L’initiative, qui comprend la Ceinture économique de la Route de la Soie et la Route de la Soie maritime du XXIe siècle, a été proposée en 2013 dans le but de construire un réseau commercial et infrastructurel reliant l’Asie à l’Europe et l’Afrique le long des routes antiques de la Route de la Soie et au-delà.
L’initiative "la Ceinture et la Route" a pour but de renforcer les stratégies de développement de différents pays, d’obtenir des avantages complémentaires et d’atteindre le développement et la prospérité communs, a souligné M. Wang.
L’initiative est en fait une tentative de rééquilibrage du processus de mondialisation économique, avec pour objectif ultime de construire une communauté de destin pour l’humanité, a-t-il expliqué.
"Nous pouvons combiner les dix principaux plans de coopération sino-africains proposés par le président chinois Xi Jinping avec l’initiative ’la Ceinture et la Route’", et faire en sorte qu’ils se complètent, a proposé M. Wang.
Les pays africains ont hâte de se débarrasser du mode de croissance unique d’exportation de matières premières, pour obtenir leur indépendance économique en accélérant le processus d’industrialisation et en renforçant leur capacité de développement indépendant.
Les pays africains pensent que la Chine est leur partenaire de coopération le plus idéal et le plus fiable, et souhaitent bénéficier du développement rapide de l’économie chinoise, a souligné M. Wang.
De nombreux monuments ont été construits en Afrique avec l’aide directe ou indirecte de la Chine, et beaucoup de projets d’infrastructures en Afrique sont construits par des entreprises chinoises.
La Chine est prête à développer des plans de coopération avec chaque pays africain en respectant leurs demandes, afin de les aider à renforcer leur capacité de développement durable, a fait savoir le chef de la diplomatie chinoise.
M. Wang a souligné que le développement de l’Afrique permet de renforcer la croissance générale des pays en voie de développement, qui sert les intérêts communs de l’Afrique et de la Chine.
M. Wang est revenu sur la longue histoire de l’amitié sino-africaine, expliquant que cette amitié a porté ses fruits. En Mauritanie par exemple, le port que la Chine a aidé à construire dans les années 1980 continue de fonctionner activement aujourd’hui et de soutenir le développement économique du pays. Il a été baptisé "Port de l’amitié".
Autrefois tristement connu sous le nom de "Triangle de la pauvreté", le sud de la Mauritanie est devenu le "Triangle de l’espoir" grâce aux nouvelles routes et aux nouvelles infrastructures que la Chine a aidé à construire.
Ces réalisations, selon M. Wang, représentent non seulement l’amitié sino-mauritanienne, mais incarnent également l’amitié sino-africaine.
Pendant de nombreuses années, la Chine a non seulement offert son aide économique à l’Afrique, mais a également joué un rôle actif dans les domaines tels que la santé et la sécurité sur le continent africain, a noté le ministre chinois.
Pendant plus d’un demi-siècle, les équipes médicales chinoises déployées dans différents pays africains sont venues en aide à plus de 200 millions de patients.
Ces dernières années, la Chine a également augmenté les investissements liés à la paix et la sécurité en Afrique, selon M. Wang. Actuellement, il y a plus de 2.000 soldats chinois sur le continent africain effectuant des missions de maintien de la paix de l’ONU et contribuant grandement à la paix et la sécurité en Afrique.
La Chine se tiendra toujours aux côtés des Africains dans leur poursuite du développement et de la prospérité, a promis le ministre chinois.
M. Wang effectue une tournée en Mauritanie, au Cap-Vert, au Mali et en Côte d’Ivoire du 19 au 23 mai.

Fin
Publié le mardi 23 mai 2017  |  Ambassade

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14 mars 2017

Culture de base:Que deviendront nos enfants demain ?

Durant cette décennie, dans nos Etats sous les tropiques comme en Occident, l’on assiste à la désintégration sociale d’une part et à l’aliénation ou bien à la dépravation des enfants d’autre part. L’essor fulgurant de la technologie et les pesanteurs de la mondialisation imposent de comportements nouveaux tant chez les parents que chez les enfants. Dans certains foyers, les conjoints confient l’éducation de base des enfants à des femmes de ménages, en raison des taches quotidiennes. Dans d’autres foyers, en dépit de l’occupation de chaque jour  les conjoints s’y attachent concomitamment à cette fin dans la quête de la réussite sociale de leur postérité. A notre sens, il faudra vraiment de l’endurance et de rigueur. L’on y encourage les parents d’élèves, face à toutes les contingences et velléités qui polarisent librement les consciences. Les parents doivent jouer franc jeu avec les progénitures. Comment pouvez-vous comprendre qu’une jeune fille mal habillée accompagne sa mère ? Les jeunes filles sont aujourd’hui presque nues dans les rues surtout dans les capitales européennes et  africaines. A l’inverse, les jeunes gens veulent appartenir à la gent féminine, à travers l’habillement, le maquillage, les manies, des pratiques abominables etc. Les enfants ont acquis une très grande liberté, source de leur aliénation et de leur dépravation. A cette ère de la numérisation, les jeunes s’offrent gracieusement au libertinage comme une manne au détriment des vertus sociales et culturelles. Ces jeunes voient le monde à l’envers ; ils ont rapidement besoin d’être recadrés pour un avenir prometteur et prolifique. Chers parents, haut les cœurs pour restaurer les mentalités de ces jeunes. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, peuvent isoler les jeunes, désintégrer la société. La liberté qu’offrent ces technologies fait craindre une mauvaise utilisation de la part des jeunes gens, notamment  la présence de certains sites à caractère pornographique et immoral. Car loin de participer à sa culture, sa socialisation, au développement de ses facultés, ces outils informatiques deviennent  des outils d’acculturation pour nos enfants leur apportant  une pléiade d’informations  en déphasage avec leur culture de base.

Patrice Kouakou

20:51 Publié dans Monde, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

17 février 2017

Afrique : quels programmes américains d’aide au développement Donald Trump pourrait-il supprimer ?

Commerce (Agoa), santé (Pepfar), énergie (Power Africa Fund)… Les trois anciens présidents américains Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont tous lancé leur programme de développement à destination des pays les moins avancés. Mais le tout nouveau locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, menace, lui, de couper dans les budgets.

Tour d’horizon des trois grands plans dont la remise en question pourrait affecter le continent.

Michael Pauron, Jeune Afrique

19:00 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |