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10.05.2012

Le deuil fécond de Bernard ZADI ZAOUROU, que d'émotions!

 

                                          Exposé de conférence.

 

 

 

Dr Toh Bi Tié Emmanuel.jpgJe ne suis pas la voix qui détiendrait le monopole de l’intimité de Bernard ZADI Zaourou. D’autres personnes, et c’est avéré, peuvent se targuer d’avoir investi sa quotidienneté. Je les envie. Je n’ai pas non plus la prétention de connaître les moments forts et épiques de la vie universitaire de Bernard ZADI. Je dois, peut-être, avoir la probité intellectuelle de reconnaître que l’historicité mouvementée et polymorphique de l’homme peut m’échapper et, même, m’échappe en bien de ses points. Les différences d’âge et d’envergure créant un certain fossé entre l’illustre personnage et moi. Je suis un lien ou une composante certainement négligeable dans le sérail et l’architecture des connaissances de Bernard ZADI. A tout le moins, j’ai le droit de pleurer. Comme tout Ivoirien qui dit avoir quelque affectivité avec Bernard ZADI a le droit de pleurer. Et l’occasion actuelle en fait office. Pleurer en guise d’une cure urgente pour sauver mon psychisme lourdement peiné. C’est une question de survie.

 

De toute évidence, les jets de pleur qu’un sujet éperdu, psychologiquement sonné peut émettre à l’occurrence d’un décès, sont stimulés par le souvenir de la première rencontre avec le défunt. Pour la première fois, j’ai rencontré Bernard ZADI dans des conditions insolites. Non autour d’un café, non à un cours, non à la faveur d’une approche personnelle, non à la faveur d’une présentation. Je dis que je l’ai rencontré pour la première fois dans des conditions insolites, c’est-à-dire, dans un univers symbolique ayant mis en jeu la découverte entre deux individus, l’un, physique-humain (ma personne) et l’autre, une idole d’écriture à moi révélée, surgissant, de façon tonitruante, dans mes sens et me sollicitant pertinemment. C’était en maîtrise en 1997 et 98, à la seule lecture de la préface de Maïéto pour Zékia de Joachim BOHUI DALI, réalisée par le grand magister. J’étais subjugué par le charme de l’écriture qui, à la vérité, n’était plus une écriture, mais un culte, à l’image d’un dévot instrumentalisé à la déraison par son dieu. Je me réjouis de le lui avoir confessé plus tard à notre rapprochement, dans la dialectique Enseignant-enseigné, Maître-disciple. Je me suis donné souvent le luxe de lui citer quelques extraits de la préface, à son grand plaisir, tout naturellement. Je suis un disciple scientifique du maître. Et au compte des disciples scientifiques du maître, nous sommes une légion. Par disciples scientifiques, j’entends tous ceux dont ZADI a encadré les travaux de recherche. Moi aussi, ZADI a encadré mon projet de thèse et ma thèse. Et quand plus tard, ma personne d’écrivain-poète a pris une forme publique, il m’a dit : « TOH  BI, je savais que tu en arriverais là. Etant ton maître et ton père, j’en avais eu le discernement. Tu verras, maintenant que tu as commencé à enseigner, tu pourras deviner le destin de chacun de tes étudiants à partir d’une intuition issue de leurs aptitudes et entrains. »

 

Ces propos retentissent encore en moi comme le tempo d’une trompette dans les grandes cérémonies d’Etat. Et depuis, mon grand maître n’a eu de cesse de me témoigner son soutien et sa sympathie en honorant de sa présence toutes mes cérémonies littéraires.

 

J’ai appris le décès de ZADI, non dans la presse mais par coups de fil. C’était le Mardi 20 Mars dernier à 11h30mn. Pendant que j’étais à mon domicile à BOUAKE, en compagnie d’un collègue. Nous avons été appelés d’Abidjan, par d’autres collègues qui nous communiquèrent la triste nouvelle, et c’était l’émotion, au seuil du dérèglement mental. Aussitôt, j’ai appelé au domicile du défunt. Ma source confirme la nouvelle. Mais je ne croyais pas encore. Du moins, je m’en efforçais. Et quand dans l’après-midi, j’ai été appelé par un organe de presse pour recueillir ma réaction à chaud, j’ai compris que la nouvelle était classée, rangée, officielle, et que je devrais m’en tenir à l’évidence et m’en accommoder.

 

Que retenir de Bernard ZADI ZAOUROU ?

 

La personnalité d’un individu s’appréhende en trois points : Son physique, son être et son faire.

 

Physiquement, ZADI était beau comme Appolon de la mythologie grecque. Mais, je dois réaliser que la beauté même a plusieurs vocations. Il y a une beauté pour la femme de séduction, il y a une beauté pour l’homme ou la femme de spectacle, il y a une beauté pour un Don Juan, il y a une beauté de prestance pour l’homme politique. De la même façon, il y a une beauté pour l’homme du savoir ou pour l’érudition, tout simplement. ZADI a une beauté physique pour son érudition. C’est que son aspect, quand il vous captive, vous impose en même temps le savoir qu’il prêche. Tant et si bien que ZADI a une beauté notamment claironnante quand il est en acte de prédicateur. Tout se passe comme si, quand le magister prend la parole, le savoir qui s’en échappe lui polit un aspect physique qui vous soumet religieusement. Donc, ZADI est beau et sa beauté a l’entrain de ce qu’il dit. Le calembour prédestiné de son nom Bottey est divinement évocateur de la réalité vécue. On peut retenir de cette petite métaphysique que la beauté physique de ZADI, à laquelle s’adjoint une beauté de l’esprit, harmonieuse, lui confère une personnalité brillamment médiatique.

 

Pour son être, ZADI ZAOUROU est humain. Sa notoriété ne lui a jamais ôté son humilité. Ceux qui l’ont fréquenté le savent. Consubstantiellement, pour lui, le parangon de la réussite sociale n’est pas synonyme d’être bardé de liasses de billets de banque. Pour lui, réussir socialement, c’est servir l’homme, c’est l’aimer. Pour lui, réussir socialement et être renommé n’est pas synonyme de piétiner les autres et tenter de les enfoncer ou de les étouffer, de telle manière à les empêcher d’atteindre son statut. Pour lui, réussir socialement, c’est être toujours au travail et ne point se complaire dans une autosatisfaction en quelque point d’arrivée de quelque course. Cette dernière disposition offre le risque de produire un sujet distrait, arrogant et nuisible, totalement inattentif et s’imbibant de bévues d’inertie. Cet humanisme, ZADI l’a vécu dans son intellectualisme, c’est-à-dire, dans sa science, dans son art et dans sa politique. Il a dit, Jean-Paul Sartre, que l’existentialisme est un humanisme. Et je dis que l’intellectualisme est un humanisme. Il ressort de ce cogito que être intellectuel, c’est exister, au sens qualitatif s’entend. Permettez-moi de faire l’économie de sa production intellectuelle abondante de Césarienne aux Quatrains du dégoût en passant par Fer de lance, La tignasse, Les sofas, La guerre des femmes, Secreto Dei ( Le secret des dieux), A califourchon sur le dos d’un nuage, en plus de ses ouvrages scientifiques comme Césaire entre deux cultures, La parole poétique africaineJ’avoue que mon souffle n’est pas suffisant pour tout débiter  ici. Il en est arrivé à résumer sa vie artistique et scientifique au concept du Didiga. Le Didiga, comme il le dit, ce sont les puissances surnaturelles qui permettent à un chasseur d’affronter avec succès les énigmes hostiles de la brousse.  Il en a fait une récupération artistique et intellectuelle pour désigner la mystique du mot trans-civilisationnel. Pour lui, dans toutes langues du monde et, donc, dans toutes les cultures, le mot se stratifie en deux parties : une partie rationnelle et une autre, irrationnelle, qui, elle, est capable de poésie et de fécondation des intelligences. Finalement, le Didiga, c’est le mot poétique, c’est son mot poétique. Le mot poétique est mystère tout comme Didiga est mystère. Pour lui, donc, le mot poétique est un mot didigaesque . Il va jusqu’ à trouver des mots didigaesques dans les langues non officielles comme le nouchi ; son œuvre  Les quatrains du dégoût le démontre bien. En bon marxiste, il s’en sert pour vivre sa dialectique sociale.

 

 Pour son faire, ZADI est celui qui, en tant que professeur,  prêche dans un amphithéâtre archicomble, comportant même des auditeurs qui ne sont pas de la spécialité du cours ou qui ne sont même pas du département de Lettres. Il a créé beaucoup d’équipes de recherche dans son site référentiel, son sanctuaire qu’est le G.R.T.O(Groupe de recherche sur la tradition orale) , non loin du lycée technique. Tous ceux qui, universitairement, ont été formés par ZADI, l’ont été dans son  écurie du G.R.T.O. Le G.R.T.O va-t-il encore attirer du monde ? Le G.R.T.O va–t-il garder son lustre ? ZADI est le créateur de plusieurs mouvements politiques et est le formateur idéologique de  plusieurs hommes  politiques de première  ligne en Côte d’Ivoire. Il est aussi chanteur, instrumentiste, metteur en scène, cameraman, et que sais-je. On comprend donc que le deuil d’un tel homme soit fécond. Il est mort le mardi 20 Mars dernier .Et le lendemain, il ne s’est pas trouvé un seul organe de presse qui n’ait titré le départ du baobab. Internet s’est invité au festin. Dans les colonnes des journaux, s’étalaient des philosophies, des littératures, des théories, des souvenirs, des témoignages, en rapport avec le défunt, tous aussi émus les   uns que les autres .Cette fertilité médiatique est imputable à la grandeur de Bernard ZADI ZAOUROU. Et je dois dire que depuis HOUPHOUET BOIGNY, je n’ai vu de mort autant médiatisée dans notre pays. La leçon à en tirer est simple : Le pouvoir se  trouve, en réalité, dans le savoir. Ce n’est que pure élucubration que de le rechercher ailleurs.

 

  

 

Chers étudiants, Bernard ZADI ZAOUROU, un langage pour vous. Participez massivement à ses obsèques, si vous en  avez  la possibilité. C’est votre fleuron dont vous devriez être fiers et que vous devriez embaumer de vos larmes.    

 


 

 

                      Bernard ZADI ZAOUROU,

 

                      Salut mon grand

 

                      Hommage à la star

 

                       Bravo l’Artiste !

 

 

 

 

 

                                                   TOH BI Tié Emmanuel

 

                                                   Enseignant-chercheur ( Université de BKE)

 

                                                   écrivain-poète.

 

                                                                    ( Samedi 24 Mars 2012 à la Bibliothèque de 

 

                                                                      l’Université de BOUAKE) 

 

 

 

02.05.2012

Le Gouvernement de transition du Mali

Mali : Composition du gouvernement de transition dirigé par Modibo Diarra (Liste des membres)

Suite à l’accord signé le 06 avril entre la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les militaires auteurs du coup d’état contre le président Amadou Toumani Touré, la transition est en train de prendre forme , avec la mise en place d’un gouvernement qui comporte 24 ministres dont trois militaires occupant (l’administration territoriale, la protection civile et la Défense)

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Vu la Constitution ;
Vu le Décret N°2012-193/P-RM du 17 avril 2012 portant nomination du Premier ministre;
Sur proposition du Premier ministre,
DECRETE :
ARTICLE 1ER : Sont nommés membres du Gouvernement en qualité de :
1- Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
Sadio Lamine SOW
2- Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget :
Tiéna COULIBALY
3- Ministre de la Défense et des Anciens Combattants :
Colonel –Major Yamoussa CAMARA
4- Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile :
Général Tiéfing KONATE
5- Ministre de la Fonction Publique, de la Gouvernance et des Réformes Administratives et Politiques, Chargé des Relations avec les Institutions :
Mamadou Namory TRAORE
6- Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire :
Colonel Moussa Sinko COULIBALY
7- Ministre du Commerce, des Mines et de l’Industrie :
Ahmadou TOURE
8- Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche :
Moussa Léo SIDIBE
9- Ministre de la Jeunesse, du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle :
Mamadou DIAKITE
10- Ministre de la Santé :
Soumana MAKADJI
11- Ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales :
Adama OUANE
12- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux :
Malick COULIBALY
13- Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine :
Madame TRAORE Rokia GUIKINE
14- Ministre de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées :
Docteur Mamadou SIDIBE
15- Ministre de la Famille, de la Promotion de la Femme et de l’Enfant :
Madame ALWATA Ichata SAHI
16- Ministre de l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement :
Alfa Bocar NAFO
17- Ministre de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme :
Madame DIALLO Fadima TOURE
18- Ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies, Porte- Parole du Gouvernement :
Hamadoun TOURE
19- Ministre de l’Equipement, des Transports, du Logement et de l’Urbanisme :
Mamadou COULIBALY
20- Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique :
Harouna KANTE
21- Ministre des Sports :
Hameye Founé MAHALMADANE
22- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Chargé du Budget
Marimpa SAMOURA
23- Ministre Délégué auprès du Ministre de la Fonction Publique, Chargé des Réformes Politiques et des Relations avec les Institutions :
Yacouba DIALLO
24- Ministre Délégué auprès du Ministre de la Jeunesse, du Travail et de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle :
Bruno MAÏGA
ARTICLE 2 : Le présent décret sera enregistré et publié au Journal officiel.
Bamako, le 24 avril 2012
 
Le Président de la République par intérim,
Pr Dioncounda TRAORE
Le Premier ministre,
Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo DIARRA//FIN

 

 

27.04.2012

Le cola dans les us et coutumes en Afrique

Cola 1.jpg

 

Les africains attribuent à la noix de cola (nitida) un rôle social et thérapeutique. Dans la pharmacopée traditionnelle, les maladies soignées avec l'utilisation de la noix de cola en usage interne sont nombreuses et variables selon les régions. Ce sont entre autres, l’infection pulmonaire, la fatigue physique ou intellectuelle, l’hémorroïde, l’insuffisance cardiaque, le rhume, le manque d’appétit sexuel, l'hypotension, la grippe…

Durant des millénaires, les africains ont mâché des graines de cola pour combattre la fatigue physique et intellectuelle et pour contrer la dépression. De plus, ils leur attribuaient, comme au café et au chocolat, des vertus aphrodisiaques. Il augmente les possibilités physiques de travail, du sport, de la danse ou du sexe. 
Au niveau social, l’on note l’importance de la noix de cola dans les us et coutumes. Il y a une utilisation impérative dans beaucoup de cérémonies.


Par exemple, les événements tels que les fiançailles, le mariage, le baptême, la naissance, l'attribution du nom au nouveau né, la réconciliation, les funérailles, le troisième ou le quarantième jour de deuil, la résolution de conflits…

Son usage symbolise l’hospitalité, l’amitié, le partage, l’entente et la solidarité. Pour les africains, la noix de cola évoque aussi la sexualité. Elle possède aussi des vertus qui stimulent l’appétit sexuel, chez les hommes surtout. C’est ainsi un aphrodisiaque. C'est un stimulant du système nerveux central, diurétique, car la noix de cola augmente l'élimination d'urine, vasoconstricteur et broncho-dilatateur. Préparation : On peut mâcher doucement les noix (entre 3 et 8 par jour) ou les prendre en infusion (4 à 8g par jour,
répartie si l'on veut en 1 ou plusieurs tasses).Le cola est contre- indiqué formellement en cas de ulcère gastrique, de gastrite, d'arythmie cardiaque, d'anxiété, d'hypertension artérielle, chez les enfants, les femmes enceintes et en cas d'allaitement .Qu'en est il le sens de la noix de cola dans l'industrie moderne?L'exploitation de ce produit dans l'industrie est diverse. La noix de cola est utilisée à la fabrication des boissons tonifiantes, des vins, des liqueurs etc. Elle sert également dans la fabrication des produits pharmaceutiques. La noix de cola est très riche en méthylxanthines, notamment la caféine. Elle est utilisée par l’industrie
pharmaceutique pour fabriquer divers médicaments contre l'apnée des enfants prématurés, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et l’asthme. La noix de cola joue, par ailleurs, un rôle majeur dans la conception des produits cosmétiques tels que les rouge à lèvres, les vernis, etc. L'on exploite ce produit dans le textile pour obtenir la teinture, le colorant...

La poudre de cola fit l'objet d'un important commerce dès le XIVe siècle. Les voyageurs l’échangeaient même contre de la poussière d’or avant d'entreprendre la traversée du Sahara. Cela leur permettait de mieux tolérer la fatigue, la faim et la soif durant le long voyage.

 

Les musulmans, dont la religion interdit de consommer de l'alcool, appréciaient particulièrement le cola dont ils tiraient une boisson stimulante favorisant les contacts sociaux. Plus près de nous, le Coca-Cola renfermait à l’origine du cola, aujourd'hui remplacé par de la caféine de synthèse. La noix de kola est approuvée comme additif alimentaire par le Conseil de l’Europe et la Food and Drug Administration des États-Unis.


Le colatier est originaire des forêts d'Afrique, de la Jamaïque et du Brésil. Il est de la famille des sterculiacées comme le cacaoyer. Sur les 140 espèces de colatiers dans le monde, deux d’entre elles sont précieuses en Afrique. Le colatier acuminata et le colatier nitida.

 

La noix de cola est la graine d’un arbre de 6 mètres. La noix de cola était un ingrédient du Coca-cola après que la cocaïne était devenue illégale. C'est un secret si elle est encore dans coca-cola aujourd'hui, mais en tout cas elle est encore dans pepsi cola.
En Jamaïque et au Brésil la noix de cola se mange encore comme stimulant sexuel, comparable à la cocaïne. On la consomme aussi avant le repas pour stimuler la digestion
et améliorer le goût.
A cause de la plus grande dépense énergétique, la noix de cola s'utilise aussi comme produit d'amaigrissement

En Côte d’Ivoire, c’est dans la zone forestière qu’il y a la plus forte densité de production

Ses productions convergent vers la ville d'Azaguié, d’Anyama appelée communément ‘’La capitale de la cola’’ et le marché de gros de Bouaké. Le colatier se reproduit par noix ou graine et par bouturage. C’est un arbre de climat chaud et humide avec une température de 25 degré celsius. Il demande une pluviométrie annuelle supérieure à 1000 millimètres avec une saison sèche bien marquée ne dépassant pas 4
mois.

Il existe trois types de plantations :

Les plantations traditionnelles où l’on trouve des pieds de colatiers dans les champs de café cacao.

Celles ne dépassant pas pour la plupart 2 hectares et les plantations industrielles à grande surface dépassant 5 hectares.

Avec plus de 100 000 tonnes par an, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de la cola. Cependant la filière cola connait des difficultés. Les producteurs ivoiriens l’ont donc délaissé au profit d’autres plantations.

 


Patrice Wanset


Réconciliation nationale en Côte d'Ivoire

Hymne national.jpg

L’Abidjanaise, une manne à exploiter

L’hymne national de la Côte d’Ivoire, l’Abidjanaise est un outil de sensibilisation pour la paix durable. Il parle beaucoup d’amour, et est le miroir de la moralité du pays. C’est un programme de gouvernement que chacun doit appliquer à sa propre vie. « La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement.»Tels sont les propos du président Félix Houphouët-Boigny. Ce qui implique que chacun doit avoir un comportement qui va dans le sens de la paix nationale. La Côte d’Ivoire est un pays d’hospitalité,  c’est pourquoi il a un fort
taux d’immigrés. L’hospitalité fait partie des valeurs que Dieu lui-même recherche dans la vie de quelqu’un qui veut l’adorer. A en croire le prophète Hephtsiba Marilyne Ballo du Mouvement des Ambassadeurs du Royaume de Christ (M.A.R.C.) la Côte d’Ivoire est longtemps restée stable grâce à l’esprit hospitalier du président Félix Houphouët-Boigny. En tant que terre d’espérance, il est un lieu de restauration qui attire le monde. Dieu a béni la Côte d’Ivoire avec un sous sol riche et une terre privilégiée. Le président Houphouët-Boigny ne s’est pas détaché de l’hymne national. Cela lui a été bénéfique ; vivant de l’Abidjanaise le père de la nation a honoré Dieu qui à son tour lui a
donné la sagesse et béni la Côte d’Ivoire. Tes légions remplies de vaillances ont relevé ta dignité. Un vaillant combattant ne tremble pas devant autrui, il est confiant et serein. Chaque ivoirien est alors le soldat protecteur de l’héritage (richesse, édifices, habitudes, Constitution, amour, paix, etc.) laissé par le père de la nation. Force est de constater que ces dix dernières années, l’ivoirien qui devrait s’attacher à Dieu s’est enfoncé davantage dans de mauvaises voies. Les troubles sont arrivés, c’était un avertissement de Dieu. Lorsque l’on se rassemble en Côte d’Ivoire, que ce soit pour sa gloire et son bonheur et non pour sa destruction. L’ivoirien doit ainsi aspirer au bonheur et se battre pour l’intérêt supérieur de la nation. Car il ne peut avoir de bonheur que dans la paix. Fiers ivoiriens, le
pays nous appelle. Le pays nous appelle à construire et à œuvrer pour son développement. Le pays nous appelle donc à cultiver l’amour pour récolter la paix. Car c’est dans l’union, la discipline et le travail que l’on pourra construire une Côte d’Ivoire solide. Si nous avons dans la paix ramenée la liberté. Cela pour dire que nos ancêtres ont travaillé dans la paix pour que le pays soit indépendant. Notre devoir sera d’être un modèle, de l’espérance promise à l’humanité. En somme l’espérance promise à l’humanité est Jésus. Dans son gouvernement, il n’ya pas  de place pour la haine et pour la vengeance (Romains 12,14). Être le modèle de l’espérance promise à l’humanité, c’est se détourner des mauvaises voies. L’Abidjanaise
invite chaque ivoirien à respecter Dieu. En forgeant uni dans la foi nouvelle, chaque  habitant de la Côte d’Ivoire devra être un apôtre de la paix. La patrie de la vraie fraternité, c’est un pays où tous sont frères et sœurs. Vivre ensemble ne nous amène pas à pratiquer les habitudes de l’autre, mais à l’accepter telle qu’il est avec ses qualités et ses défauts. Dieu aime la Côte d’Ivoire et pardonnera ses habitants. Le père céleste leur donnera ainsi la force de se pardonner mutuellement afin que la Côte d’Ivoire soit véritablement un pays d’intégration.

Patrice Wanset  

Bibliotheque nationale de Côte d'Ivoire

 

ODI Aubruns Derliche  aux commandes de la Bibliothèque enfantine

Dans la perspective de la redynamisation  de la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire, sa Direction a organisé une journée  élective ce mercredi 25 avril 2012. Objectif : désigner le  président de la Bibliothèque enfantine. A l’issue de cette journée, ODI Aubruns Derliche, élève en classe de seconde C  a été élu président de cette Institution. A travers cet évènement culturel, l’on a pu constater  que les enfants accordent un intérêt particulier  à la lecture. Tour à tour, les cinq candidats ont présenté leur programme de gouvernance.Ils entendent prêter main forte à cette Institution pour tout renouveler. D’une part, ils souhaitent améliorer, rénover et informatiser le système actuel. D’autre part, ils conviennent amener  tous à aimer la lecture. Le président ODI Aubruns Derliche est né le 1er décembre 1996. Il est aux commandes de la bibliothèque enfantine pour un mandat de deux ans.     

DSC00317.JPG

Embellissement d’Abidjan / Des monuments, pour quoi faire?

En
circulant à Abidjan, l’automobiliste qui arrive dans cette ville pour la
première fois, ne peut rester indifférent face au nombre impressionnant de
monuments qu’elle abrite. De Port-Bouët à Cocody en passant par Adjamé jusqu’à
Yopougon, la plupart des communes d’Abidjan possèdent leurs monuments. Ces
ouvrages architecturaux et sculpturaux érigés à plusieurs carrefours de la
capitale économique ivoirienne présentent des formes aussi diverses que variées.
En les voyant, on ne peut s’empêcher de croire que leur construction a dû
engloutir des sommes colossales. Toutefois, il n’est pas rare que ces monuments
posent des problèmes. On se souvient encore des mécontentements suscités par la
construction de certains monuments sous l’ère de la refondation. Nombreux sont
les Ivoiriens qui ont reproché à ces monuments de provoquer des embouteillages,
et d’empêcher la fluidité routière. Des artistes-musiciens n’ont pas manqué de
traduire cet état de fait dans leurs chansons. Cette question a même servi les
politiques dans leur combat contre le régime des refondateurs. En clair, il se
pose indéniablement la question de l’utilité des monuments. Essayons d’être
plus clair. A quoi sert un monument?


   Le monument, symbole de grandeur et un
patrimoine historique

    En cherchant la définition exacte du
monument via un dictionnaire, l’on pourrait trouver la réponse à cette
question. Car un  monument est considéré comme
un ouvrage d’architecture ou de sculpture destiné à perpétuer le souvenir d’un
personnage ou d’un évènement. Ainsi, la ville d’Abidjan compte de nombreux
monuments représentant Houphouët-Boigny, premier Président de la République de Côte
d’Ivoire. Cet homme qui, 33 années durant, a dirigé cette portion de 322.462 km2,
est de loin celui à qui la Côte
d’Ivoire doit sa grandeur et son rayonnement au plan international. Les nombreuses
infrastructures et réalisations dont il est l’auteur ou parfois l’instigateur,
témoignent des valeurs qu’il a su incarner et inculquer aux Ivoiriens. Tous ces
monuments à son image sont simplement le témoignage que son passage sur la Terre
n’a pas été vain. Il a pu laisser des traces qui servent aujourd’hui et serviront
de boussole aux générations à venir. Sur l’échiquier politique national, nombre
d’hommes, femmes et de jeunes se réclament de son école, l’houphouetisme.
D’ailleurs, le régime actuel incarné par le président Alassane Ouattara
s’inscrit dans le sillage de cet homme dont les qualités de dirigeant et de
grand bâtisseur, aura marqué la planète toute entière. Au-delà d’Houphouët-Boigny,
plusieurs monuments représentent d’autres personnalités qui ont d’une manière
ou d’une autre marqué leur époque. On pourrait citer pêle-mêle, le monument de
Djény Kobéna (Williamsville), Philipe Yacé (Koumassi), Raoul Folléreau (Chu Cocody), Hyppocrate (Faculté
de médecine de l’Université de Cocody) etc. Certes, ces différents monuments sont
une marque de grandeur des hommes qu’ils  représentent, mais ils sont érigés pour aider
les générations qui n’ont pas connu ces hommes à s’inspirer de leurs actions et
à les considérer comme des modèles. En somme, ces monuments sont des repères
pour les jeunes d’aujourd’hui et de tous les temps. S’il est vrai que les
monuments représentants des hommes de valeur pouvant constituer des modèles,
d’autres monuments sont érigés en mémoire de personnes disparus tragiquement
qu’on décide d’immortaliser. Ce sont les monuments aux morts. En général, ils
symbolisent des batailles d’intérêt national. Il s’agit de marquer par ces
ouvrages, les moments douloureux de l’histoire de la Côte d’Ivoire afin que les
citoyens ivoiriens de tous les temps les connaissent et s’en souviennent.

  Le
monument, identité culturelle et symbole de combat politique

La
Côte d’Ivoire est connue pour son hospitalité légendaire. Un
célèbre  monument de la commune de Port-Bouët
l’atteste bien : le monument Akwaba. Ce monument est celui qui souhaite la
bienvenue à tous ceux qui arrivent à Abidjan et en Côte d’Ivoire par la commune
de Port-Bouët. Représentant deux individus entrelacés, ce monument symbolise une
valeur culturelle bien connue le “Attou”. C’est une pratique traditionnelle
africaine qui sert à accueillir une personne qui vient d’un pays ou d’un
village lointain. En outre, les années de crise qu’a traversée la Côte d’Ivoire sous l’ère de
Laurent Gbagbo, ont  révélé d’autres
facettes des ouvrages que constituent les monuments. En effet, sous la
république des refondateurs, les Ivoiriens ont vu pousser  à plusieurs carrefours, des ouvrages architecturaux
représentants l’Eléphant, emblème de la
Côte d’Ivoire. La force et la puissance de l’éléphant font de
lui un animal majestueux. De ce fait, il force le respect et la considération
des autres mammifères sauvages. L’image de l’éléphant est très souvent associée
à la noblesse, à la dignité ainsi qu’à la grandeur. Ainsi, l’érection de ces monuments
d’éléphants était une marque de patriotisme et de fierté nationale pour les
dirigeants d’alors. Ces dirigeants qui une décennie durant, ont fait du patriotisme,
leur cheval de bataille même si en fin de compte ce patriotisme a pris les
allures d’un culte de la personnalité. Aussi, l’érection du monument
représentant un esclave affranchi de ses chaînes au carrefour de Yopougon Siporex
était un symbole de la vision et du combat politique des refondateurs. En
effet, quiconque a suivi attentivement le discours politique de Laurent Gbagbo,
a  pu remarquer son attitude prétendument
messianique. Comment ne pas le penser, lorsque cet homme, se croyant investi
d’une mission divine, l’enjoignant de libérer la Côte d’Ivoire et l’Afrique du
joug colonial, a défié le monde entier? Inscrivant toutes leurs actions
politiques dans cette dynamique, les dignitaires du régime défunt avaient érigé
ce monument pour rallier les populations à leur vision politique. Ce monument
représentant cet esclave affranchi se tenant au carrefour Siporex de la commune
de Yopougon, a certainement eu un impact sur le comportement des jeunes gens de
cette commune. Ces jeunes gens qui sous le prétexte de vouloir se libérer du
joug colonial, ont développé une phobie inimaginable de l’étranger. Ce monument
a contribué à l’endoctrinement massif de ces jeunes gens. Et justement les
comportements extrémistes que l’on a pu observer lors de la crise
postélectorale, sont le fait de cet endoctrinement. Aujourd’hui, avec le vent
nouveau qui  souffle sur la Côte d’Ivoire, ce monument
n’existe plus. Il a été détruit. Dans sa déchéance, il a emporté avec lui, les
esprits du mal et de la haine.

                  Du piteux état des monuments

       Si les monuments sont des marques de grandeur
et qu’ils constituent des ouvrages de haute portée historique, comment se
fait-il qu’ils ne soient pas entretenus? Combien de monuments aujourd’hui sont
en “brousse”? Personne ne songe à leur donner une meilleure prestance, comme si
les personnes qu’ils sont censés nous rappeler, ne nous intéressent plus. En
voyant le monument représentant Houphouët-Boigny à Adjamé- liberté, on ne peut
qu’être mal à l’aise. Ce monument est si sale qu’on n’a du mal à reconnaître
“le Vieux”. D’ailleurs, cet endroit est devenu un urinoir à ciel ouvert, où des
gens viennent déverser toutes les substances liquides et solides que leur corps
rejette. Le père de la nation ivoirienne, doit certainement se retourner dans
sa tombe en voyant son image bafouée de la sorte. En dehors de ce monument,
plusieurs autres sont dans un état de délabrement avancé au point où, on n’est plus
en mesure de leur accoler le statut de monument. Ce sont de véritables
décharges. Les ordures jonchent ces espaces destinées à immortaliser des
personnalités et des valeurs qu’il convient de cultiver. De toute évidence,
nombre de personnes feignent d’ignorer une autre vocation des monuments : L’embellissement
de nos villes. Les monuments ont certes une portée culturelle et historique,
mais ils servent de parures aux villes. Ils donnent une image à la ville. Lorsque
les monuments sont sales et non entretenus, ils donnent un aspect sombre et
désagréable à la ville. Cela n’est pas fait pour favoriser l’attractivité de nos
villes. Et c’est dommage ! En plus du déguerpissement des constructions
anarchiques, il urge que les autorités actuelles fassent œuvre utile, en se
penchant sur l’entretien des monuments.    

    Francis Kouamé

      licea9@yahoo.fr